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Formation aux métiers d’art : de l’atelier-école à l’entreprise apprenante

Par Centre Inffo

Restaurateurs, ébénistes, brodeurs, céramistes, bijoutiers, mosaïstes... Les métiers d’art et du patrimoine vivant font face à des difficultés dans la transmission de leurs savoir-faire.

1. Des métiers rares, et même parfois “orphelins”

Quelles actions concrètes entreprendre dans le domaine de la formation aux métiers d’art, tant initiale que continue ? La difficulté majeure tient souvent à la faiblesse du flux d’élèves à former (métiers “rares”), mais pour certains, il n’existe plus de filière de formation initiale (métiers “orphelins”). La liste officielle des métiers d’art (arrêté par au Journal officiel du 31 janvier 2016), regroupe 198 métiers et 83 spécialités, soit un total de 281 activités. Cette nouvelle liste a ajouté 39 métiers et 39 spécialités à la précédente (qui datait de 2003) et réorganisé l’ensemble des métiers d’art en 16 grands domaines, dans une logique de filière économique.

2. “Une gestion active des compétences”

Pour répondre à l’exigence d’excellence du marché du travail, la pratique, la formation en interne à l’entreprise et la formation continue doivent parachever la formation initiale. C’est ce que propose le rapport parlementaire France, métiers d’excellence, remis au Premier ministre en décembre 2018.

Les députés (LaRem) Philippe Huppé, Raphaël Gérard et Gilles Le Gendre conseillent de “prévoir un dispositif spécifique pour les métiers d’art via un plan de formation financé par un système de mutualisation et de solidarité des grandes entreprises”. Par ailleurs, le rapport est favorable à une expérimentation à plus grande échelle du dispositif “atelier-école” (établissement adossé à un CFA, qui dispose d’un référentiel de formation adapté), en particulier pour les savoir-faire pour lesquels il n’existe plus de centres de formation. Il prône d’ériger le concept d’entreprise apprenante “comme un modèle de gestion du capital humain au sein des entreprises des métiers d’art et du patrimoine vivant grâce à une gestion active des compétences et à la formation continue”

3. Une plateforme numérique pour promouvoir les formations

La mission parlementaire s’inscrivait dans le prolongement de la Stratégie pluriannuelle en faveur du patrimoine du ministère de la Culture. Qui elle-même prévoit la promotion des métiers et des formations du patrimoine à travers la création d’une plateforme numérique.

Le souhait d’un “Erasmus de la culture” pourrait se traduire par un projet-pilote autour des métiers du patrimoine. Il s’agit également de lever les freins à l’apprentissage, dans les métiers du patrimoine. La donne pourrait changer à la faveur du lancement de Chantiers de France pour mener à bien la restauration de Notre-Dame de Paris, mais aussi pour promouvoir la formation aux métiers du patrimoine.

par Mikaël Faujour, Centre Inffo, 2019

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