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Benoît Cordier jongle entre les cultures

Par Centre Inffo

Français en Angleterre, Anglais en France, Benoit Cordier a vécu des deux côtés de la Manche. Lorsqu’il est revenu dans l’Hexagone, il lui a fallu se réadapter aux exigences du marché local. Poussé par son goût de l’informatique et les perspectives d’emploi, il est devenu codeur informatique.

HTML, Javascript... La nouvelle vie de Benoit s’écrit en langage codé. Le jeune homme de 29 ans vient d’obtenir son diplôme de développeur informatique (équivalent bac + 2). Lui-même ne semble toujours pas en revenir. “J’ai un peu l’impression d’avoir le syndrome de l’imposteur”, lance-t-il mi-sérieux, mi-ironique.

Parti de loin, il faut dire que le natif de la région parisienne l’est à plusieurs titres. Cela commence à l’enfance, “lorsque mes parents ont déménagé à Londres. J’y ai vécu presque vingt ans ”, explique-t-il. Après le bac, Benoit obtient une licence en criminologie. Seulement voilà, après plusieurs expériences, notamment, dans le secteur bancaire, l’amour frappe à sa porte. Il décide de rentrer au pays, plus précisément en Touraine, pour suivre sa compagne. “J’ai dû réapprendre un peu le français”, relate-t-il. Si l’acculturation avec la France se passe sans problème, Benoit se heurte toutefois à une réalité du monde du travail différente de ce qui a alors connu au Royaume-Uni.

“Il faut se lancer pour créer sa chance”

“J’ai très vite compris qu’ici, il faut avoir le diplôme correspondant au métier. Sans ça, impossible de travailler. En Angleterre, c’est nettement moins le cas. La motivation de la personne est nettement plus prise en compte.” Il se forme et exerce pendant trois ans et demi le métier d’assistant de direction. En parallèle, il continue de s’interroger sur son devenir : “Qu’est-ce que je veux réellement faire ?” Si cette activité ne le satisfait que modérément, elle lui permet de faire et rencontres qui vont l’aider à mieux préciser ses aspirations. “Je rencontrais souvent des informaticiens. Je les observais travailler. J’avais toujours plein de questions à leur poser. En fait, le numérique m’a toujours attiré.” À 28 ans, il prend le risque de quitter le confort serein du salariat pour faire ce qui lui plaît. “Il y a beaucoup d’offres à pourvoir. Je me suis dit : c’est maintenant ou jamais.” Grâce “au bouche à oreille”, il découvre l’existence des Wild code schools, une chaîne d’écoles privées qui forme en cinq mois au métier de développeur dans une ambiance start-up, où l’on suit les cours en chaussettes. “Je n’avais pas envie de partir sur trois ans d’études et la Wild code school dispose d’un très bon réseau.”

Actuellement en stage, Benoit affirme ne pas regretter. “Lors des premières semaines, je n’arrêtais pas de me demander si j’allais y arriver. Je me suis accroché car j’ai maintenant la certitude que j’ai fait le bon choix. On a la chance de vivre une époque ouverte, qui bouge vite. Il faut parfois se lancer pour créer sa chance.”

par Guilherme Ringuenet, Centre Inffo, 2019

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