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Les acteurs de l’apprentissage vantent les mérites de la bonne orientation des jeunes

Par Centre Inffo

Élus régionaux, représentants des branches professionnelles, enseignants et jeunes réunis le 14 mai pour participer à la 2ème édition des États généraux de l’apprentissage dans la région des Hauts-de-France ont envisagé les stratégies pour orienter les jeunes vers l’apprentissage.

 « Aujourd’hui, n’oublions pas que c’est la chasse aux jeunes ! Les fameux " digital native " ont un projet de vie, et ils perçoivent la formation comme un produit. Il faut donc être très pragmatiques ». Le conseil qu’a lancé Jacques-Olivier Henon, directeur des politiques de formation et de l’innovation pédagogique au CCCA-BTP [1] à l’hémicycle rempli ce 14 mai d’acteurs de la formation, a reçu plusieurs hochements de tête. Le jeune est-il devenu un client, la Région un responsable marketing et les CFA un business comme les autres ? Les discussions autour de la réforme de l’apprentissage ont en tout cas effleuré la dimension commerciale.

Aide à l’orientation

Pour contrer les futures offensives marketing auprès des familles, les intervenants pensent que le meilleur argument reste celui d’une bonne orientation. Xavier Bertrand, président de Région, a d’ailleurs ouvert la réunion en expliquant son nouveau dispositif, « Proch’orientation », destiné à mettre en lien les professionnels, retraités ou étudiants chargés d’« expliquer leur métier » et d’élargir le réseau à des collégiens et lycéens (lire notre article). Plusieurs acteurs ont souligné l’importance d’aider les jeunes à discerner sur leur avenir. « Une mise en situation professionnelle d’un jour à deux mois est indispensable pour découvrir l’apprentissage » a rappelé Zohra Boukabous, directrice de l’Arefie, Association régionale des élus pour la formation, l’insertion, et l’emploi.*

Un bus de l’école à l’entreprise

L’intervention de Marc Telliez résume bien à quoi pourrait ressembler les futures relations entre rectorat, établissements scolaires, entreprises… Le proviseur du Lycée Henri Senez d’Henin-Beaumont a détaillé comment il donnait le goût de l’apprentissage aux collégiens en déployant des liens avec le tissu local. Un bus emmène par exemple chaque année, des élèves du coin à découvrir son lycée, puis en fonction des goûts, les transporte jusqu’aux entreprises qui recrutent. L’an dernier, les jeunes curieux de la chaudronnerie ont pu avoir un premier contact avec une industrie du territoire.

par Madeleine Vattel, Centre Inffo, 2019

[1Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics.

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