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Jérémy Fournier, un champion olympique de la maçonnerie

Par Centre Inffo

Une médaille d’or et le sourire d’un champion : Jérémy Fournier a reçu avec une immense fierté l’or dans sa catégorie Maçonnerie, l’un des 57 métiers en compétition. Originaire de l’Aisne, Jérémy avait d’abord été sélectionné parmi 670 jeunes et représentait les Hauts-de-France.

Pour ces Olympiades des métiers, Jérémy Fournier bientôt 20 ans, s’est préparé comme un sportif : une véritable formation en accéléré, de 6h à 23h chaque jour, avec des temps forts dans son centre de regroupement des candidats à la maçonnerie, à Muizon près de Reims. “Cette victoire, c’est à la fois des heures d’entraînement, et des gestes travaillés des centaines de fois. C’est aussi une étape vers l’équipe de France et les championnats à l’international à Kazan cet été”, se réjouit-il, avant de reconnaître qu’il déteste perdre.

“L’envie de l’excellence”

Une étape marquée par une médaille d’or sur son parcours d’apprentissage commencé par un CAP à l’âge de 15 ans. “Depuis la sixième, je sais que je veux être maçon”, se souvient-il, tandis que ses parents avaient fait venir un artisan pour quelques travaux dans leur maison et qu’il avait tenu alors sa première truelle. Premier de la classe pendant ses années de collège, alignant toujours des notes au-dessus de 15/20, il ne démord pas de son idée en dépit des réticences de certains professeurs. À l’époque, c’est la voie des mauvais élèves de l’école.
Pourtant, il demande à être orienté vers un CAP et enchaînera ensuite par un BEP. Mais pas vers le lycée voisin, qui propose aussi une formation. “Mon père m’a encouragé, et m’a donné l’envie de l’excellence.” Fils d’un pompier et d’une sage-femme, Jérémy Fournier a retenu que s’il entrait dans cette filière, il devrait se démarquer. Il pose alors sa candidature aux Compagnons du Devoir, “le haut niveau de la maçonnerie”.

Ce qui “n’a pas de prix”

Voici un an, il a terminé son contrat de professionnalisation dans l’entreprise Tecobat d’Armentières, dans le Nord. Et poursuit actuellement son Tour de France dans l’entreprise “David Père et Fils” à Angers. Il y profite de l’expérience des anciens, et de l’organisation des Maison de Compagnons. “En un an de compagnonnage, ma vie a complètement changé : j’ai eu beaucoup de chance avec ceux qui m’ont encadré, et j’ai connu une évolution fulgurante, j’ai grimpé une marche dans l’apprentissage de techniques et dans ma maturité personnelle.”

Persuadé que la volonté, la passion et le goût du travail bien fait finissent toujours par payer, Jérémy Fournier mesure sa chance de faire un métier qui lui plaît. “Voir un travail qui nous satisfait, ça n’a pas de prix”, dit celui qui ne compte pas ses heures, week-end compris, tout en sachant se réserver du temps pour les jeux vidéo et son sport préféré, le football. Et déjà il rêve de la prochaine étape : les Olympiades internationales en Russie l’été prochain. 

par Madeleine Vatel, Centre Inffo, 2019

Bio express :

Septembre 2014
premier stage chez les Compagnons du Devoir.

Septembre 2016
départ de chez ses parents pour vivre dans sa première Maison des Compagnons, à Colmar.

1er décembre 2018
Médaille d’or en maçonnerie aux Olympiades des métiers.

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