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Les coûts pour s’inscrire à l’université ailleurs en Europe

Par Euroguidance France

Comme chaque année, un rapport comparant les coûts d’accès à l’enseignement supérieur en Europe est publié par le réseau Eurydice [2].

Quels frais de scolarité s’appliquent ? Quels soutiens financiers existent ?

L’édition 2018 passe au crible les coûts d’inscription et aides financières en vigueur dans 38 pays du continent européen (Union européenne et voisinage), correspondant à 43 systèmes différents d’enseignement supérieur [3].

Les frais d’inscription

La première partie du rapport aborde les coûts applicables aux étudiants nationaux s’inscrivant à un premier cycle d’enseignement supérieur.
Une politique de gratuité systématique concerne neuf systèmes : pays d’Europe du Nord (Danemark, Finlande, Suède, Norvège, Écosse), du Sud (Grèce, Chypre, Malte) et Turquie. À l’opposé, onze systèmes – situés dans différentes parties d’Europe – imposent à tous leurs étudiants des frais de scolarité.
Dans la majeure partie des systèmes étudiés, les frais d’inscription sont modulés en fonction de critères socio-économiques ou des résultats scolaires, tels que l’inachèvement d’un nombre défini de crédits ECTS, ainsi que parfois du domaine d’études.

  • De la gratuité à 10 000 euros

Les montants les plus couramment pratiqués lorsque des frais d’inscription de plus de 100 euros s’appliquent sont inférieurs à 1 000 euros, dans douze des systèmes. Ils sont compris entre 1 001 et 3 000 euros dans huit systèmes, principalement des pays où la majorité des étudiants paient des frais de scolarité (Irlande, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suisse et Liechtenstein). Les montants les plus élevés sont pratiqués au Royaume-Uni : en Irlande du Nord (environ 5 000 euros) et en Angleterre et au Pays de Galles où ils peuvent atteindre 10 000 euros.
par Euroguidance France, 2019

  • Concernant les étudiants internationaux

Généralement, les étudiants étrangers provenant d’un autre pays d’Europe bénéficient des mêmes conditions tarifaires que les nationaux.
Concernant les étudiants internationaux non européens, aucune distinction ne s’applique dans un quart des systèmes d’enseignement supérieur étudiés. Dans le cas contraire (31 des systèmes étudiés), il s’agit le plus souvent d’une déréglementation des frais de scolarité : les établissements d’enseignement supérieur décident alors du montant des frais dont les étudiants internationaux doivent s’acquitter. Des accords bilatéraux et multilatéraux entre pays viennent également moduler les règles tarifaires applicables.

Les soutiens financiers

Des soutiens financiers sont apportés directement sous forme de bourses ou de prêts, ou indirectement sous formes d’allocations ou incitations fiscales bénéficiant aux parents des étudiants.

Les bourses existent dans l’ensemble des systèmes, à l’exception du Royaume-Uni - Angleterre et de l’Islande qui privilégient l’octroi de prêts. Bourses et prêts sont fréquemment combinés.

  • Bourses au besoin, au mérite ou universelles

Au niveau des bourses, l’approche la plus répandue consiste à cibler les étudiants les moins favorisés. Les pays où la plus forte proportion d’étudiants bénéficie de ce type de bourses sont l’Irlande (43 %), suivie de la France (33 %), des Pays-bas (32 %) et de l’Espagne (10 %). Les progrès académiques (crédits ECTS obtenus et/ou complétude des études dans un temps imparti) peuvent parfois jouer sur le montant des bourses octroyées.

Un second type d’approche consiste à octroyer des bourses aux meilleurs étudiants : ce système de bourses fondées sur le mérite est présent dans la moitié des systèmes mais n’est généralement accordé qu’à une faible proportion d’étudiants.
Enfin, sept systèmes offrent des bourses universelles, accessibles à tous quelques soient le milieu social et la réussite scolaire : ainsi, au Luxembourg, tous les étudiants bénéficient sans condition d’une bourse de base de 2 000 euros par année universitaire.

Le montant annuel des bourses varient considérablement d’un pays à l’autre : le plus souvent entre 1 000 et 3 000 euros, compris entre 3 000 et 5 000 euros en Irlande, Italie, Pays-Bas, Suède et Norvège, et dépassant 5 000 euros au Danemark, en Allemagne, Autriche, Finlande et Suisse. Ces montants élevés peuvent coexister avec l’absence de frais de scolarité pour le premier cycle (comme dans les pays nordiques ou en Autriche).

  • Prêts subventionnés

Par ailleurs, des prêts étudiants subventionnés (ou garantis par l’État) existent dans environ deux tiers des systèmes européens d’enseignement supérieur, mais le recours à ces prêts reste généralement fortement limité, à l’exception de pays du nord de l’Europe. Ainsi au Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord), plus de 90 % des étudiants en premier cycle contractent un prêt. Autres pays ayant fortement recours au système de prêts : la Norvège (66 %), le Royaume-Uni - Écosse (64 %), la Finlande (57 %), la Suède (53 %), les Pays-Bas (50 %) et l’Islande (50 %).

  • Limites d’âge

La limite d’âge pour bénéficier de bourses ou prêts varie également fortement. Lorsque celle-ci s’étend au-delà de la vingtaine, un contexte propice à l’apprentissage tout au long de la vie est en place. Dans certains systèmes, il permet un soutien financier pour la reprise d’études par des quadras, quinquas voire sexagénaires : prêts subventionnés en Grèce et Hongrie jusqu’à l’âge de 45 ans, bourses et prêts accessibles jusqu’à 57 ans en Suède. Le record appartient à la Norvège, qui offre un soutien financier à ses étudiants jusqu’à l’âge de …65 ans !

Réalisé avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme Euroguidance. Son contenu n’engage que son auteur, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Plus d’informations :

[1Eurydice, réseau européen d’information sur les systèmes éducatifs. https://eacea.ec.europa.eu/national-policies/eurydice/home_en.

[2Eurydice, réseau européen d’information sur les systèmes éducatifs. https://eacea.ec.europa.eu/national-policies/eurydice/home_en.

[3Dans certains pays, comme par exemple la Belgique, plusieurs systèmes coexistent.

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