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Comment réaffirmer les ambitions du conseil en évolution professionnelle ?

Par Centre Inffo

L’arrivée du CEP a rebattu les cartes de l’accompagnement. Non sans un certain impact sur les professionnels de l’accueil, de l’information et de l’orientation. La dernière réforme renforce l’exigence de résultats.

1. Quel métier pour les conseillers en évolution professionnelle ?

La mise en place du dispositif CEP en 2014 a impacté les pratiques des personnels concernés. Pôle emploi a mis en place des outils pour ses conseillers, les Fongecif ont formé les leurs et les Carif-Oref ont proposé un accompagnement des praticiens. Des initiatives qui ont fait réfléchir à une définition du métier. Un conseiller en évolution professionnelle fait-il du conseil ou plutôt de l’orientation ? “Ce métier n’est pas normé”, observait le consultant André Chauvet, lors d’une journée d’étude sur le CEP, organisée le 11 octobre au Cnam de Paris par la revue Éducation permanente et l’Afpa. Le cahier des charges de 2014 prévoit que les conseillers en évolution professionnelle donnent des outils pour permettre aux bénéficiaires de conduire leur vie. Mais une vision prescriptrice, adéquationniste, est également présente. 

2. Des demandeurs d’emploi aux salariés

Selon la Dares (statistiques du ministère du Travail), depuis sa création en 2014, le dispositif a concerné essentiellement des demandeurs d’emploi. Les conseillers interviennent auprès d’eux pour gérer des situations de transition professionnelle, avec pour mission le retour à l’emploi. Un objectif qui doit être conjugué avec celui d’un service d’intérêt général, durable, gratuit, ancré dans les territoires et mobilisable par tout le monde. Martine Poulin, directrice du Cnam Paris, souligne que l’accompagnement “doit faire sens pour les salariés”, qui souvent passent par le CEP pour décrocher un financement de formation. 

3. Un nécessaire travail d’information sur le CEP

Alors que les ordonnances de 2017 ont rendu plus facile la rupture du contrat de travail, la loi du 5 septembre 2018 doit apporter en contrepartie des outils de sécurisation des parcours, dont le compte personnel de formation et le CEP rénové.
Le contexte de changement des conditions d’emploi (contrats courts, travail non salarié) réaffirme l’utilité du CEP. “L’accompagnement pendant les transitions est déterminant, il va y avoir une obligation de résultat pour réduire les périodes d’inter-contrats”, prévient l’avocate Sabrina Dougados. Mais dans les entreprises, “la pratique des entretiens professionnels est variable et n’aborde pas toujours les souhaits d’évolution des salariés”, constate Coralie Perez, chercheuse au CNRS. Le CEP reste trop peu connu des salariés, un important travail d’information apparaît indispensable. 

par Mariette Kammerer, Centre Inffo, 2018

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