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Recalés de Parcoursup

Questions à... Dominique Ganteille, directeur du CFA de Gironde

Au diapason de ses responsables nationaux, la Chambre des métiers de Gironde a appelé les déçus de Parcoursup à se tourner vers son CFA dans un communiqué du 29 août. Son directeur, Dominique Ganteille, détaille la démarche.

Vous invitez les recalés de Parcoursup à rejoindre votre CFA « pour en finir avec l’orientation subie », écrivez-vous. Pourquoi cette communication ?
Parce qu’on est face à un paradoxe incroyable ! D’un côté, des milliers de jeunes qui galèrent, ne sachant que faire ni où aller, et de l’autre des entreprises qui cherchent des apprentis et n’en trouvent pas. Il y a là une inadéquation totale. Elle vient très souvent d’une méconnaissance des jeunes des métiers et de l’apprentissage, voire d’une image négative de ce dernier. Notre but n’est pas de critiquer l’université, simplement de leur faire savoir que l’apprentissage est là et qu’il est un moyen très efficace d’entrer dans la vie active.

Malgré les freins, vos effectifs sont en augmentation cette année...
Oui, même si les inscriptions ne sont pas définitives, nous devrions avoir 4 % d’apprentis en plus. Il y a sans doute un peu l’effet Parcoursup, comme il y avait l’effet APB, avant lui. Mais il y a quelque chose de plus profond, une génération qui a quand même une image moins négative de l’apprentissage que la précédente. Elle commence à voir qu’il y a un taux de chômage très bas, aussi, pour les apprentis, le regard change peu à peu.

Cette augmentation vous permet-elle de répondre à toutes les offres que vous recevez ?
Non, loin de là ! Nous avons par exemple 50 offres en coiffure ou 12 en charcuterie qui ne seront pas pourvues en cette rentrée. C’est dommage, car on voit que la reprise est là et les entreprises prêtes à jouer le jeu. En maintenance automobile, nous aurons par exemple 260 offres, dont 50 ne vont pas trouver preneur car nous n’avons pas assez d’apprentis. Et pendant ce temps, les missions locales sont assaillies de jeunes qui ne trouvent pas de boulot... C’est cette inadéquation que nous voulions souligner.

propos recueillis par Jean Berthelot de la Glétais

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