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Maya Albert, l’art de s’adapter

Par Centre Inffo

À 33 ans, Maya Albert a connu plusieurs vies professionnelles : du monde de la culture au secteur bancaire, elle a su s’adapter. Elle termine sa licence professionnelle métiers du vin à l’Institut universitaire de Tours. "Mon parcours ’a enrichie."

“ J’étais arrivée à un stade de ma vie où je savais qu’il me manquait quelque chose.” Ce “quelque chose”, Maya le nomme sans ambages : “Une formation professionnelle. Jusqu’alors, je n’avais jamais vraiment eu de plan précis. J’ai suivi mon compagnon. Nous avons dû déménager plusieurs fois. Je m’adaptais.”

Diplômée de l’Université d’Avignon d’un master 2 de traduction littéraire en espagnol, la Ligérienne s’est très vite orientée dans le secteur culturel. “Vivre de la traduction est extrêmement compliqué et je ne voulais pas devenir professeure. Ce diplôme, je l’ai passé par amour pour l’espagnol en sachant très bien qu’il ne me ferait pas vivre. En parallèle, grâce à des rencontres, j’ai commencé à travailler avec des groupes de musique en m’occupant de leur diffusion.”
Elle quitte la Cité des Papes et revient en Touraine, dont elle est originaire. Elle travaille dans une compagnie de cirque, puis se retrouve à Rouen où elle devient chargée des relations publiques dans l’un des théâtres de la ville aux cents clochers. Deux ans plus tard, nouveau coup de barre à tribord. Enceinte, elle retourne vivre à Tours. Puis à bâbord toute : direction la Normandie, mais plus au sud, dans l’Orne. Dans les vallons normands, la jeune femme doit s’adapter.

Savoir ce que l’on veut

Elle devient chargée de clientèle d’une banque dans un village de 800 habitants du Bocage normand. “Le jour et la nuit”, commente-t-elle, sourire malicieux, en comparant les deux univers. De toute manière, Maya n’a plus envie de travailler dans la culture, “où les contrats précaires sont légion”.
Avec rigueur et curiosité, elle s’immerge dans ce nouveau monde. Déjà, le projet d’une reconversion commence à germer. Reste à savoir dans quel domaine. Le temps de la concertation a parfois des revers tranchants. “L’idée de repartir à zéro en reprenant des études est excitante tout en étant complexe. En vieillissant, on a moins envie de se tromper. On sait aussi surtout mieux ce que l’on veut.”

Grâce à des discussions répétées avec une amie et des recherches personnelles, Maya finit par trouver : le monde viticole. “C’est un produit que j’aime, riche en opportunités. Y sont en jeu aussi bien des aspects commerciaux que culturels.”
Elle passe le concours pour intégrer la licence professionnelle commercialisation du vin à l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Tours. Sa formation, financée par le Fongecif, s’achève dans quelques semaines. Elle est ravie. Les premières pistes d’emploi se profilent.

Quant à son parcours qu’elle a longtemps vu comme “incohérent et éclaté”, elle l’estime désormais formateur. Et confie : “De chaque expérience, j’ai tiré un enseignement.”

par Guilherme Ringuenet, Centre Inffo, 2018

BIO

2010
master 2 de traduction littéraire en espagnol

2012-2014
chargée de relation publiques au théâtre de la Chapelle Saint-Louis à Rouen

2015-2017
travaille pour une banque en Normandie

2017-2018
intègre la licence professionnelle commercialisation du vin à l’Institut universitaire technologique (IUT) de Tours

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