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Le « Corps européen de solidarité » prend son envol

Par Euroguidance France

Le « Corps européen de solidarité » (CES), lancé en décembre 2016 à l’initiative de la Commission européenne, s’installe dans le paysage de la mobilité européenne.

Destiné aux jeunes âgés de 18 à 30 ans, il leur propose un accompagnement spécifique et un appui financier pour participer à des missions à caractère solidaire, d’une durée de 2 à 12 mois au sein de l’un des 28 pays de l’UE. Le CES comporte deux volets : l’un pour des missions de volontariat, l’autre pour des missions professionnelles (stage, apprentissage, emploi).

Son déploiement progressif crée une situation transitoire, en attendant l’adoption du règlement européen qui lui donnera une base juridique. Celui-ci devrait à l’avenir intégrer le Service volontaire européen (SVE), aujourd’hui rattaché au programme Erasmus +.

Tour d’horizon des mesures mises en œuvre, des évolutions annoncées et des points restant à préciser.

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Démarrage du service de placement lié au volet professionnel

Le volet « Activité professionnelle » permet à des jeunes d’être recrutés pour mener à bien des activités solidaires avec le statut de salarié, apprenti ou stagiaire, en bénéficiant d’un accompagnement à la mobilité, d’un soutien linguistique et d’un appui financier.

Côté employeurs le CES offre un service de placement ainsi qu’une aide financière sous conditions (jusqu’à 2000 euros pour les PME).

Un large panel de structures est éligible à proposer des missions : entreprises, municipalités, associations, coopératives, organisations gouvernementales, organisations non gouvernementales. Le programme est donc ouvert aux structures à but lucratif, sous couvert que les activités proposées comportent une dimension solidaire et soient conformes à une charte de valeurs.

La palette de missions possibles est également variée : préservation et valorisation du patrimoine historique et culturel, lutte contre l’exclusion sociale, intégration des réfugiés et migrants, éducation, développement local, …

Une nouvelle étape dans le déploiement de ce volet a été franchie, avec l’ouverture d’un portail dédié : https://escorps.eu/fr/.

Porté par un consortium associant Pôle emploi à 11 autres partenaires européens, ce service en ligne permet aux candidats d’être accompagné avant, pendant le placement et au retour de la mobilité. Il offre également aux organisations d’accueil un accompagnement au recrutement.

Des offres d’emploi dans d’autres pays de l’UE peuvent être recherchées sur le portail Eurès, en sélectionnant le critère « Travail social » dans la catégorie « Contexte de solidarité » du moteur de recherche d’offres d’emploi.

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Un cadre juridique restant à fixer au second semestre 2018

Le Corps européen de solidarité (CES) est actuellement mis en œuvre au titre de huit programmes différents, dont le programme Erasmus + et le programme pour l’emploi et l’innovation sociale « EaSI ».

Un règlement doit doter le CES de ses propres fondements juridiques, règles et budget. Les négociations entre la Commission, le Parlement et les États membres devraient aboutir rapidement pour couvrir la période partant du second semestre 2018 jusqu’à fin 2020.

Le rattachement futur du Service Volontaire Européen au Corps européen de solidarité a nécessité de préciser plusieurs points, tels que le maintien du rôle des organisations d’envoi pour l’accompagnement des jeunes au-delà du seul appariement (« matching ») entre offres et demandes de missions, ou l’éligibilité aux pays du voisinage hors UE pour les activités de volontariat (tel que le permet aujourd’hui le SVE).

Plusieurs organisations de la société civile et du secteur de la jeunesse ont exprimé leurs préoccupations quant aux objectifs et moyens alloués au CES et à la nécessité de préciser la notion de « solidarité » [1].

Une montée en charge rapide avec un objectif de 100 000 mobilités réalisées fin 2020

La Commission souhaite parvenir à 100 000 mobilités réalisées dans le cadre du Corps européen de solidarité à la fin 2020, ce calcul intégrant à partir de 2018 les SVE intra-européens. Le volet volontariat devrait compter pour 80 à 90 % et le volet professionnel pour 10 à 20 %. Un apport supplémentaire d’« argent frais » a été annoncé pour renforcer les crédits provenant du programme Erasmus +.

Au mois de juin 2018, plus de 62 000 jeunes européens s’étaient inscrits sur le portail du CES (dont plus de 5 600 jeunes français), et 4 400 avaient bénéficié d’un placement.

Le nouveau Corps européen de solidarité devrait donc dès les tous prochains mois prendre ses marques et monter en vitesse de croisière.

Son évolution sur la prochaine programmation 2021 - 2027 dépendra de l’issue des négociations sur le futur budget de l’Union Européenne.

par Euroguidance France, 2018

Réalisé avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme Euroguidance. Son contenu n’engage que son auteur, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Plus d’informations :

  • Vidéos de présentation du Corps européen réalisée par l’Adice (Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européennes) : www.youtube.com/watch ?v=T_LaNTYyA-o
  • Communication de la Commission européenne sur le déploiement du CES au mois de juin 2018 : format PDF

[1Communiqué du CNAJEP (Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire), et Communiqué de la COJ (Confédération des organisations de jeunesse indépendantes et pluralistes, Belgique).

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