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Les pistes de la CNCP pour une meilleure prise en compte des compétences émergentes

Par Centre Inffo

« Mieux prendre en compte les compétences émergentes sur les métiers en évolution », tel est l’un des axes d’évolution du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) souhaité par le document d’orientation transmis aux partenaires sociaux dans le cadre de la négociation sur la réforme de la formation professionnelle. Président de la CNCP, George Asseraf, esquisse une piste qui permettrait à la fois de préserver la dimension qualité de l’outil RNCP et de répondre aux exigences de réactivité. Explications.

Enregistrement Vs urgence

Pour le gouvernement et certains acteurs, la procédure d’enregistrement au RNCP serait incompatible avec l’urgence qu’il y aurait à répondre aux besoins en compétences observés dans certains métiers émergents. D’où la demande formulée dans le document d’orientation transmis en novembre 2017 par Muriel Pénicaud aux partenaires sociaux (voir notre article), de « mieux prendre en compte » ces besoins de la nouvelle économie.

Mais George Asseraf le rappelle, c’est au titre des exigences qualité que la Commission nationale procède à l’examen, pour les certifications visées, « de l’insertion professionnelle de tous les titulaires appartenant aux trois dernières promotions au moins », ce qui prend du temps. Dès lors, comment concilier le maintien de la qualité, qui fait l’intérêt de l’outil RNCP, et la satisfaction des besoins les plus immédiats de l’économie, qui justifie la réforme du système ?

Dispositif dérogatoire

Pour George Asseraf, l’inspiration est à prendre du côté de la Grande école du numérique (GeN), à l’origine d’un « fonds d’amorçage permettant, sous certaines conditions, de financer les certifications concernant les métiers du numérique ». De la même manière, le président de la CNCP suggère, « sous certaines conditions et pour certaines certifications, de déconnecter le financement de l’enregistrement au RNCP le temps de la construction des trois promotions ». L’avantage ? Sans modifier les règles du RNCP, le système gagnerait ainsi en souplesse.

Rétroactivité

Apparaîtrait cependant un inconvénient, résidant dans la nature de ce qui serait alors délivré aux usagers. Car si l’obtention d’une certification RNCP atteste d’un niveau de qualification reconnu au niveau national, tel ne serait pas le cas avec les attestations délivrées dans le cadre du « dispositif dérogatoire ». L’inconfort pourrait cependant être temporaire, le temps que se construisent les trois promotions. Car « comme la loi le permet depuis 2009, les promotions qui ont été mobilisées dans le cadre de l’examen par la Commission des demandes d’enregistrement au RNCP, bénéficieront rétroactivement de la certification pleine et entière, avec son niveau », analyse George Asseraf.

Ne reste donc qu’à définir précisément l’ensemble des critères, « travail qui pourrait être fait avec les partenaires sociaux », conclut le président de la CNCP.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2018

À consulter :

  • Le site de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) : www.cncp.gouv.fr

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