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Cadre européen des certifications : une décennie d’existence et 34 pays référencés

Par Euroguidance France

Lancé en 2008, le Cadre européen des certifications (CEC) a permis de référencer les cadres nationaux de certification de 34 pays.

Établir au niveau européen un système de références communes sur les certifications, visait à la fois à favoriser la reconnaissance des acquis des individus et leur mobilité, et à fournir un cadre structurant pour la modernisation des systèmes d’éducation et de formation. Une décennie après la création du CEC, appelé en anglais EQF (« European Qualification Framework »), retour sur ses objectifs, ses principes et son impact.

Rendre les systèmes comparables pour faciliter la mobilité des individus

Alors qu’il n’existe pas de reconnaissance automatique des qualifications à l’échelle européenne, comment permettre aux citoyens de valoriser leurs acquis de formation lorsqu’ils changent de pays ?

Le CEC offre une solution : utiliser une grille commune de 8 niveaux, qui permet de rendre comparables les différents cadres nationaux. Un employeur ou une institution de formation pourront ainsi positionner un diplôme ou une qualification acquis à l’étranger selon le système de classification en vigueur dans leur propre pays.

Le référencement d’un pays au sein du CEC nécessite que celui-ci positionne son propre cadre national de certification sur l’échelle de 8 niveaux du CEC. Comparativement au cadre français, référencé en 2010, celle-ci se lit en sens inverse : le niveau 8 du CEC correspond à l’échelon le plus élevé, soit le niveau I dans la nomenclature française.

Promouvoir la logique d’« acquis d’apprentissage »

Le CEC promeut une logique d’acquis d’apprentissage (en anglais « learning outcomes ») : il ne s’attache pas au contenu ou à la durée des formations menant aux différents niveaux de qualification.

Les 8 niveaux du CEC décrivent des acquis d’apprentissage déclinés en termes de :

  • « savoirs » : théoriques et/ou factuels ;
  • « aptitudes » : cognitives (fondées sur l’utilisation de la pensée logique, intuitive et créative) et pratiques (fondées sur la dextérité ainsi que sur l’utilisation de méthodes, de matériels, d’outils et d’instruments) ;
  • « compétences » : en termes de prise de responsabilités et d’autonomie.

Cette logique a pour objectif de permettre une reconnaissance élargie des acquis de la formation tout au long de la vie : en ouvrant la possibilité de certifier des acquis issus d’apprentissages « non formels » ou « informels » (ce qui correspond à la VAE en France), et en articulant les sous-systèmes d’enseignement général et de formation professionnelle.

Favoriser la transparence des qualifications en Europe et au-delà

Ces principes de construction ont servi de référence pour structurer les cadres nationaux de certification dans les pays où ceux-ci n’étaient pas encore développés. En effet, lors du lancement du CEC, seuls trois cadres nationaux de certification étaient pleinement fonctionnels : en France (depuis 1969), en Irlande et au Royaume-Uni. Le CEC référence désormais vingt-six pays de la zone UE et huit pays du voisinage, et au total trente-neuf pays participent au processus.

Le CEC représente l’un des principaux instruments pour la transparence des qualifications en Europe, en complément des autres dispositifs existant et avec lesquels il s’articule : systèmes de crédits ECTS et ECVET, cadre des certifications de l’espace européen de l’enseignement supérieur, Europass Supplément au diplôme et Europass Supplément au certificat.

Poursuivre le développement du CEC nécessitera des autorités compétentes qu’elles renforcent sa visibilité sur les diplômes et certifications délivrés, ainsi que sur les bases de données en ligne référençant les qualifications au niveau national, tel que le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) le propose déjà pour la France.

par Euroguidance France, 2018

Réalisé avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme Euroguidance. Son contenu n’engage que son auteur, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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