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Erasmus Pro : trois pistes pour la mobilité européenne des apprentis

Par Centre Inffo

La ministre du Travail vise un objectif annuel de 15 000 apprentis français en mobilité longue d’ici à 2022, et la Commission européenne va dédier 400 millions d’euros [1] en 2018 pour les mobilités de trois à douze mois dans l’apprentissage. Quelles solutions pour faire de l’année 2018 celle du décollage d’Erasmus Pro ?

1. AU NIVEAU DU STATUT DE L’APPRENTI

Une solution envisagée pour dépasser les freins juridiques actuels consisterait à créer un statut permettant de lever les obligations qui pèsent sur les employeurs français durant la période de mobilité à l’étranger : contrat d’apprentissage particulier de type “parcours international”, apprenti placé sous le statut d’“étudiant des métiers”… L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) suggère également le développement d’un “post apprentissage” comprenant une période de mobilité européenne, certifiante ou non.

2. AU NIVEAU DE L’OFFRE ET DES PARCOURS DE FORMATION

Le développement de la mobilité européenne pourrait s’appuyer sur la mise en place d’outils dédiés et d’une labellisation gérés par les Régions avec le concours des Comités régionaux de l’emploi, de l’orientation et de la formation professionnelles (Crefop), ainsi que sur l’identification et le financement dans chaque CFA d’un référent mobilité.

Au niveau du ministère de l’Éducation nationale, les expériences réussies de reconnaissance des acquis de l’apprentissage à l’étranger constituent des points d’appui pour développer le système européen Ecvet (crédits d’apprentissage pour l’enseignement et la formation professionnels).

La formation en langue devrait être renforcée, de même que la co-construction de programmes de formation entre les organismes d’envoi et d’accueil, en tenant compte de la très grande diversité des systèmes d’apprentissage dans les 28 pays de l’UE.

3. AU NIVEAU DU PROGRAMME ERASMUS+ ET DES FINANCEMENTS

En phase avec des propositions de l’agence Erasmus+ France Éducation & Formation, les règles de fonctionnement d’Erasmus Pro pourraient être alignées sur celles du programme concernant les étudiants, avec une simplification du système de bourses, qui resterait ouvert à des abondements par les Régions ou les Opca.
Concernant le budget national du programme, l’Igas invitait les partenaires sociaux à examiner la possibilité d’un abondement des crédits disponibles par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), à l’instar de ce qui se pratique par exemple en Allemagne ou en Espagne.

par Vincent Joseph, Centre Inffo, 2018

+ d’infos

  • Rapport de l’Igas “La mobilité européenne des apprentis”, comprenant 22 recommandations : www.igas.gouv.fr
  • Site de l’association Euro App’ et appel pour la mobilité longue des apprentis : www.euroapp.fr

[1Sur les 2,5 milliards du budget annuel du programme Erasmus +.

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