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Co-construction

Questions à... Thierry Ruard, directeur de Schneider Electric Energy Training

Schneider Electric est devenu un leader mondial de la distribution électrique en développant la connectivité dans l’ensemble de ses produits. Pour réussir cette transformation numérique, le groupe investit dans la formation de son réseau d’ingénieurs, d’installateurs électriciens et de distributeurs.

Comment Schneider Electric intervient-il dans la formation initiale ?

Notre partenariat avec l’Éducation nationale n’est pas nouveau : les premiers accords-cadres ont été signés voici quarante ans. Il s’est particulièrement renforcé depuis cinq ans sous la pression de la transformation numérique. Il s’agit, en effet, d’adapter le contenu à l’évolution rapide des métiers de l’énergie. Nous avons structuré notre coopération autour de plateformes de ressources partagées ou encore de travaux pédagogiques communs. Nous avons ainsi contribué à la rénovation totale des bacs pros Systèmes numériques et Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés. Dans le même esprit, nous avons travaillé voici deux ans sur le nouveau BTS Domotique et bâtiments communicants. Ces évolutions dans le contenu des formations permettent de répondre aux besoins en compétences induits par le développement des bâtiments connectés et des solutions digitales.
De nouveaux métiers émergent également et exigent de créer des formations. Nous avons ainsi été à l’initiative, en partenariat avec le réseau des Gréta, du diplôme d’assistant manager de l’énergie, lequel devrait être inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) en 2018.
Au-delà du contenu, Schneider Electric, historiquement très actif dans l’apprentissage, encourage de nouvelles pratiques de formation plus opérationnelles, intégrant toujours davantage et de façon agile des allers-retours entre pratique professionnelle et théorie. Nous partageons ces bonnes pratiques avec les acteurs majeurs comme l’Afpa ou les centres de formation d’apprentis. Ainsi, nous proposons à l’Éducation nationale d’intégrer dans leurs parcours bac pro ou BTS trois jours de formation certifiante d’installateur agréé d’infrastructures de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Comment travaillez-vous avec les Opca ?

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Thierry Ruard (DR)

La formation est une activité historique de Schneider Electric et notre ingénierie est reconnue par les Opca. Nous travaillons avec tous les Opca dont dépendent nos clients en proposant un catalogue de modules de formation d’une journée à deux semaines à des niveaux de certification différents et inscrites au Datadock.
Pendant longtemps, l’Opca jouait essentiellement un rôle de financeur. Les choses changent, depuis la réforme de 2014. Nous avons besoin de nous appuyer sur les Opca garants de l’évolution des compétences. Nous avons donc renforcé nos relations. Nous cherchons à structurer nos méthodes de travail avec les Opca qui deviennent de plus en plus des éléments fédérateurs. On peut en effet aller plus loin dans la co-construction de parcours de formation. C’est déjà ce que nous développons avec Opcalia, par exemple.
Les grandes entreprises comme les nôtres sont prêtes à s’engager, car l’enjeu de la montée en compétences de nos partenaires est stratégique. Cela implique, pour nous industriels, d’apprendre à travailler d’une manière nouvelle avec les Opca. Les branches professionnelles permettent de fédérer autour de politiques de formation à court, moyen et long termes. Ces approches vont dans le bon sens et sont plus efficaces.

Comment évoluent vos pratiques de formation ?

Nous allons toujours davantage vers des formations orientées métiers, qualifiantes et opérationnelles. Le contenu théorique est de moins en moins descendant. Nous intégrons de plus en plus des mises en pratique régulières. Et nous travaillons sur cette nouvelle approche pédagogique en nous appuyant, même si ces outils restent aujourd’hui très onéreux, sur la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Ces dispositifs permettent notamment de développer l’initiative et le droit à l’erreur. Mais nous sommes très attentifs à ne pas opposer le distanciel et le présentiel qui sont, au contraire, très complémentaires.
Autre point d’évolution important, l’autonomisation des stagiaires. C’est une tendance de fond à laquelle nous devons apporter des solutions et un environnement adapté. Nous avons développé et nous testons actuellement un campus digital autour, notamment, d’un espace web dédié à l’apprenant. Du coaching ou encore le partage de connaissances et de bonnes pratiques y auront toute leur place.

propos recueillis par Catherine Trocquemé, publié dans le n ° 936 d’Inffo Formation

DES PRODUITS, DES SOLUTIONS ET LA FORMATION DE SES PARTENAIRES

Schneider Electric, spécialiste des équipements électriques, est présent dans une centaine de pays et a réalisé, en 2016, 24,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (1,7 milliard d’euros en France). Le groupe compte 144 000 collaborateurs dans le monde. Avec ses 18 000 salariés, Schneider Electric France arrive en deuxième position, en termes d’effectifs, après la filiale américaine. Schneider Electric a recruté, en 2016, 17 000 personnes dans le monde qu’il a fallu, bien sûr, former à ses quatre activités – construction, industrie, infrastructures et IT (centres de données). Son modèle économique est particulier car le groupe réalise 45 % de son chiffre d’affaires avec des distributeurs et des détaillants. Il vend à la fois des produits et des solutions et assure la formation de ses partenaires.

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