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Voie pro et handicap : plusieurs formules

Par Onisep

À travers de nombreux stages ou une formation par apprentissage, la voie professionnelle permet de se confronter au terrain en conditions réelles. À la clé, un diplôme : CAP ou bac pro… Tour d’horizon des établissements ouverts aux élèves en situation de handicap.

Les filières professionnelles constituent une opportunité pour les jeunes handicapés qui ne souhaitent pas poursuivre leurs études dans la voie générale. Une entrée précoce dans le monde du travail qui demande néanmoins une certaine maturité. Pour chaque élève, un PPS (projet personnalisé de scolarisation) prévoit l’enseignement, le soutien et les actions d’éducation adaptés dont il doit bénéficier.

Les lycées professionnels

L’élève en situation de handicap est intégré de manière individuelle dans une classe ordinaire. Certains cours théoriques sont suivis en classe entière. Mais, à la différence du lycée général, l’accent est mis sur la pratique d’un métier et l’apprentissage de techniques professionnelles. Le travail en petits groupes est privilégié, notamment pendant les heures d’atelier.

L’élève doit prendre en compte l’environnement : moyens de transport et temps de trajet pour aller en cours, accessibilité des locaux. Et trouver une entreprise d’accueil pour ses stages. Toutes les filières professionnelles ne sont pas présentes dans chaque lycée pro, il est donc nécessaire de se renseigner sur les établissements.

Les Ulis pro

Classes à effectifs réduits (12 élèves au maximum) ouvertes dans les lycées professionnels ordinaires, les Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire) pro réunissent les élèves par type de handicap. La formation théorique est dispensée par un enseignant spécialisé, tandis que les parties pratiques sont l’occasion de regroupement avec les élèves valides. Si le lycée ne dispose pas des ateliers nécessaires, l’enseignement pratique se fait lors de stages ou bien dans les ateliers d’établissements spécialisés. Les élèves passent le même diplôme que les élèves valides de la filière choisie.

Les CFA et CFA spécialisés

Le contrat d’apprentissage nécessite la reconnaissance "Travailleur handicapé" attribuée par la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). Le jeune cherche lui-même une entreprise susceptible de l’accueillir.

Des dispositifs d’apprentissage adaptés ou des CFAS (centres de formation d’apprentis spécialisés) accueillent des jeunes handicapés qui ont de réelles difficultés de compréhension. Assurant la partie théorique, ils délèguent la partie pratique à un CFA "standard" ou parfois à un IME (Institut médico-éducatif) doté d’ateliers spécialisés. Dans tous les cas, le suivi médico-social des jeunes est très régulier.

Les instituts médico-professionnels

Alternative au lycée pro ou au CFA, les SIPFP (sections d’initiation et de 1ère formation professionnelle) des IMPro (Instituts médico-professionnels) proposent des enseignements permettant d’acquérir des compétences dans un domaine précis et d’être ainsi opérationnel à un poste de travail en entreprise. Elles accueillent dès 14 ans des élèves d’institut médico-éducatif et d’autres établissements spécialisés. A l’arrivée, pas de diplôme mais des stages leur permettant d’acquérir une 1ère expérience, voire d’obtenir un emploi.

Les aménagements possibles en voie pro

  • Que ce soit en intégration individuelle, collective (Ulis pro) ou bien en tant qu’apprenti, l’élève handicapé peut bénéficier d’aides humaines (AVS – auxiliaire de vie scolaire, interprète en langue des signes…), techniques (matériel pédagogique adapté) et d’aménagements des conditions pour passer les contrôles.
  • Il peut être dispensé de certains cours ou recevoir des enseignements adaptés, par exemple en EPS (éducation physique et sportive).
  • Pour les examens, un 1/3 temps supplémentaire et l’assistance d’une secrétaire lors des épreuves écrites peuvent être demandés auprès de l’inspection académique.
  • Si son handicap ou son état de santé l’exige, des professionnels du service de soins à domicile peuvent intervenir pour des séances de rééducation.

par Onisep, 2011

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