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Université : bientôt des diplômes en ligne ?

Par Onisep

Les écoles de commerce mais aussi les universités d’éco-gestion développent peu à peu des expériences d’e-learning. Un enseignement à distance qui profite d’abord à la formation continue… mais qui devrait faire école. Retour sur les pratiques en éco-gestion.

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© Phovoir

Premier campus numérique multisites d’Europe à l’université de Brest, master grande école sur tablettes numériques à l’EM Lyon, L3 en gestion, ou master 2 MAE (management des administrations et des entreprises) ou management des organisations sociales à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Caen…, en quelques semaines, les annonces de formations en e-learning se multiplient notamment dans les filières éco-gestion.

"Tout le monde dit en faire, mais, attention, mettre un document en ligne n’est pas synonyme d’e-learning", avertit Olivier Lamirault, directeur d’Ingenium, cellule dédiée à la production de cours en ligne pour le compte de l’université de Caen, la Chambre de commerce et d’industrie du Havre et de Caen.

C’est quoi l’e-learning ?

Vidéos, voix off de journalistes, quiz, animations en Flash, saynètes interprétées par des acteurs, simulations ou jeux de rôle… "L’e-learning, c’est l’industrie des soft skills, résume Mickael Ohana, président-directeur général et fondateur de CrossKnowledge, numéro 1 européen, avec une scénarisation de l’information. Cette démarche ne peut être conduite de manière isolée par un professeur. L’EM Lyon et l’Essec ont ainsi arrêté de créer leurs propres contenus en 2004 pour le faire en partenariat avec de grands éditeurs."

Ainsi, en solo ou non, HEC, ESC Grenoble, ESC Toulouse, l’Essec, EM Lyon, Inseec Paris et Bordeaux…, les écoles de commerce investissent le créneau de ce nouveau mode de consommation de l’enseignement. L’université aussi. L’Aunege (Association des universités pour l’enseignement numérique en économie et gestion), qui regroupe seize universités (Paris 9, Paris 10, Lille 1, Nice Sophia-Antipolis…), travaille sur le sujet depuis dix ans. C’est aujourd’hui une plate-forme de ressources qui viennent en complément d’un cours classique. "On devrait monter en puissance dans les deux ans à venir, estime Florence Ducreau, professeur d’université de Nancy 2 et membre fondateur d’Aunege. Avec la mise en place de formations diplômantes."
Pour les unes comme pour les autres, l’argent, c’est le nerf de la guerre. Une demi-heure de production interactive demande un investissement de 15 000 euros au moins, ou 6 000 pour une traduction en langue étrangère, selon Mickael Ohana.

La formation continue en pointe sur le e-learning

Autrement baptisée FAD (formation à distance), l’e-learning se développe essentiellement pour la formation continue. C’est le cas à l’IAE de Caen, très en pointe sur le sujet avec trois, et bientôt quatre cursus. "Nos organisations sont en pleine mutation, commente Olivier Lamirault. Il faut réimaginer le travail, une étape pas facile pour des profs habitués aux cours magistraux. D’où une forte résistance du côté de la formation initiale." A tort. Une enquête américaine, évoquée lors d’un colloque organisé au Sénat sur ce thème par la fondation Prospective et innovation, indique que si 70 % des professeurs interrogés considèrent toujours que l’enseignement en ligne est inférieur au face-à-face, 52 % de ceux qui ont eu une expérience personnelle de l’enseignement en ligne sont d’un avis contraire.

Et les résultats obtenus par les étudiants, en présentiel ou en ligne, sont identiques. Un virage à ne pas louper donc ! "Ces modifications de pratique de l’enseignement vont permettre de dégager du temps, note encore Olivier Lamirault, pour mieux accueillir les élèves et développer l’accompagnement."

Les USA en avance.

Aujourd’hui, pas moins de 80 % des universités de recherche américaines (celles qui délivrent un doctorat) offrent des cours en ligne à leurs étudiants. Si les initiatives des universités et des écoles françaises sont à saluer, on est loin du compte. "Bien, mais peut mieux faire."

Onisep - 2011

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