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Une sportive de haut niveau à Sciences Po

Par Onisep

Championne du monde de boxe anglaise, Sarah Ourahmoune suit le programme "Sportifs de haut niveau" de Sciences Po depuis 4 ans. Du ring à l’amphithéâtre, ses journées sont bien remplies mais sa reprise d’études motivée par un projet professionnel de reconversion quand l’heure sera venue de raccrocher les gants.

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© Nicolas Tavernier
Sarah Ourahmoune et Richard Descoing,
directeur de Sciences Po.

Pourquoi avoir intégré ce cycle réservé aux sportifs de haut niveau ?
Quand on m’a proposé de suivre ce programme, il y a 4 ans, j’ai d’abord cru que c’était une blague. Je n’aurais jamais imaginé mettre les pieds à Sciences Po, ni même reprendre mes études. J’ai fait une école d’éducateurs spécialisés et je pensais m’engager totalement dans cette carrière. Mais j’ai vu l’opportunité de compléter ma formation et de donner une nouvelle impulsion à ma carrière. La souplesse du programme en matière de planning a achevé de me convaincre. D’autant que, au cours de ma scolarité, je n’avais jamais bénéficié d’aménagements horaires pour mes entraînements. J’ai toujours mené de front compétition et études.

Comment s’organisent vos journées ?
Je passe 2 demi-journées par semaine, en moyenne, à l’IEP pour les cours. Côté sport, je continue de m’entraîner dans mon club de boxe anglaise à Aubervilliers. Je participe aux compétitions nationales et internationales, et prépare les Jeux olympiques de Londres car, pour la 1re fois, la boxe anglaise féminine entre au panthéon des sports olympiques. Et en parallèle, j’ai un emploi.
Le rythme n’est pas toujours facile à tenir. A certains moments, j’ai dû mettre de côté la formation Sciences Po. C’est un des gros avantages du programme : cette flexibilité dans l’investissement personnel.

Et côté cours, ce n’est pas trop dur à suivre ?
Au départ, l’intégration n’a pas été facile. J’arrivais avec l’impression d’être une bête curieuse, de ne pas y avoir ma place… Je ne pensais pas être à la hauteur. Mais en fait, pendant les années de préparation au certificat du 1er cycle préparatoire, nous sommes entre sportifs professionnels. Nous avons une équipe pédagogique dédiée. Le mélange avec les "étudiants ordinaires de Sciences Po" se fait progressivement. Une fois que l’on a validé un socle de disciplines, on choisit des cours optionnels selon notre projet personnel. Je me suis ainsi inscrite dans les cours de langues vivantes, de marketing et de gestion des RH (ressources humaines) pour préparer le concours d’entrée en master.

Que retirez-vous de cette expérience ?
Sur le plan scolaire, ce programme m’a valorisée, il m’a donné confiance en moi. Chose qui me faisait défaut jusque-là. A force d’être tirée vers le haut par les enseignants et maîtres de conférences du programme, ça m’a donné envie de poursuivre en master. De pousser plus loin mes ambitions professionnelles.
Le cycle préparatoire inclut des bilans de compétences qui m’ont décidée à viser un master de ressources humaines. Pour la suite, j’envisage de créer un centre social. Aussi, les compétences de gestion RH, associées à mon parcours d’éducatrice spécialisée, devraient compléter mon profil.

Focus sur le programme "Sportifs de haut niveau" de Sciences Po
Initié par Sciences Po Paris en 2007, ce programme offre à des athlètes de haut niveau, en activité ou en voie de reconversion, la possibilité d’acquérir des connaissances fondamentales et des savoir-faire facilitant leur après-carrière.

Il s’organise en plusieurs phases :

  • un cycle préparatoire, d’une durée variable (1 à 4 ans ou plus), qui permet aux athlètes d’acquérir un socle de culture fondamentale en formation continue à raison de 8 heures de cours par semaine, en moyenne ;
  • la préparation des concours d’accès aux masters proposés par l’Institut ;
  • le retour à une formation initiale, avec un cycle de master pro pour ceux qui réussissent le concours.

Pour 2011-2012, Sciences Po a sélectionné 17 sportifs à divers stades de carrière et venant de disciplines différentes : tennis, athlétisme, triathlon, badminton et pentathlon moderne. Les étudiants titulaires du baccalauréat ont été choisis sur entretien, en fonction de leur motivation et de leur projet professionnel. 5 promotions ont déjà bénéficié de ce cursus.

Pour aller plus loin...

En mars 2012, un magazine de l’Onisep consacré aux Instituts d’études politiques : toutes les façons d’entrer à Sciences Po, les coulisses comme si vous y étiez, une aide au choix pour vous repérer dans les filières et leurs débouchés. En kiosque, le 20 mars 2012, et en vente sur notre librairie en ligne.

Les études de droit et sciences politiques, collection Infosup

Un ouvrage entièrement consacré aux études de droit, de sciences politiques, que ce soit en BTS (brevet de technicien supérieur), en DUT (diplôme universitaire de technologie), à l’université ou en IEP, et à leurs débouchés.

Parution : octobre 2009.

Après le bac, collection Dossiers

Un guide complet pour construire au mieux son projet professionnel : les formations post-bac, les différentes filières, les adresses des écoles et établissements, des conseils pratiques...

Parution : décembre 2011.

par Onisep, 2012

À consulter
Le site de Sciences Po. Paris

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