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Réforme des études de santé : le point sur la réorientation

Par Onisep

La réorientation est l’un des enjeux de la réforme de la Paces (première année commune aux études de santé). Objectifs et mise en œuvre : le point avec Christophe Baillard, professeur à l’université Paris 13.

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© Jérôme Pallé/Onisep

Le constat : trop d’étudiants se retrouvent sans rien après un ou deux ans d’études médicales. L’objectif : leur offrir une porte de sortie en cas d’échec et leur permettre une réorientation la plus précoce possible.

Un premier palier pour bifurquer

"Lorsqu’un étudiant a obtenu 6/20 au concours de fin de premier semestre (décembre-janvier), il n’a aucune chance, du point de vue des statistiques, de réussir son année, explique Christophe Baillard. On lui propose donc une réorientation pour éviter qu’il échoue à l’issue de l’année complète." L’enjeu est de préparer au mieux cette éventualité, qu’elle ne soit pas vécue comme un échec : "Même si la réorientation paraît une solution de bon sens, c’est extrêmement difficile à entendre pour un étudiant."

Actuellement, à Paris 13, les possibilités de réorientation ne sont données qu’à titre indicatif. Dans les prochaines années, les directives seront tout autres : "Un certain nombre d’étudiants dont les résultats sont jugés insuffisants (environ 15 %) ne pourront poursuivre en Paces à l’issue du premier concours."

"Pour qu’une réorientation soit optimale, il faut qu’elle puisse intervenir au plus tôt, c’est-à-dire être effective dès le début du 2nd semestre. Elle doit être bien anticipée, à la fois par l’université et par l’étudiant." C’est pourquoi la plupart des universités ont avancé la date du 1er concours avant les congés de Noël, pour pouvoir afficher les résultats dès la mi-janvier. De quoi laisser le temps aux étudiants de repenser leurs projets, et de se rapprocher de leur université.

Un choix stratégique

Une autre possibilité de réorientation intervient au deuxième semestre. "Il n’y a que deux inscriptions autorisées en Paces. Aussi, lorsqu’un étudiant n’a pas d’assez bons résultats à la fin de l’année, peut-il être préférable pour lui de se réorienter vers d’autres filières, plutôt que de redoubler."

Les étudiants à qui l’on conseille une réorientation, à l’issue du premier comme du deuxième semestre, peuvent intégrer les filières proches de la santé (sciences de la vie, STAPS – sciences et techniques des activités physiques et sportives, carrières sanitaires…). La réorientation peut se faire au sein d’une autre université et/ou dans n’importe quelle filière. Mais l’enjeu reste souvent de choisir les filières qui permettent de "bénéficier de la reconnaissance de certains acquis, à travers la validation d’unités d’enseignement en rapport avec les cours suivis en Paces". Les équivalences possibles et la conservation de certains crédits (ECTS) d’une filière à l’autre dépendent des universités. D’où la nécessité de se faire conseiller par l’administration de son université.

Une réorientation définitive ?

Le professeur Baillard se montre rassurant : "Cette démarche n’empêchera pas l’étudiant de réessayer une première année en Paces, à l’issue de son année de réorientation en L1." A condition qu’il obtienne des résultats suffisants dans la filière de sa réorientation.

Ce système a été testé dans certaines universités. Avec des résultats assez probants. Certes, les étudiants qui reviennent en Paces à l’issue d’une L1 de réorientation sont peu nombreux, "preuve que la réorientation qui leur a été proposée était justifiée". Mais ceux qui font le pari de se représenter réussissent très bien : "L’année d’études au sein d’une autre filière leur a permis d’acquérir davantage de maturité et de conforter leur projet. Ils retrouvent la filière Paces mieux armés et préparés."

Onisep - 2011

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