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« Les Régions revendiquent plus que jamais un véritable pilotage de la chaîne orientation-formation-emploi » (ARF)

Par Centre Inffo

Début janvier 2012, les Régions, par l’intermédiaire de l’ARF, ont revendiqué « plus que jamais un véritable pilotage de la chaîne orientation-formation-emploi », accusant l’État d’avoir « déstabilisé Pôle emploi et nuit à la formation des demandeurs d’emploi ».

Parmi les griefs formulés par l’Association des Régions de France figurent la limitation des moyens de Pôle emploi et l’absence de connaissances de ses conseillers en matière de prescription de formation. Pour Jean-Paul Denanot, président (PS) de la Région Limousin et de la commission formation professionnelle à l’ARF, cet état de fait est certes l’une des conséquences de la fusion entre l’ANPE et les Assedic en 2009, mais aussi de la concurrence de fait instituée entre le service public de l’emploi et les Régions en matière de compétence d’achat de formation. « Avant 2009, les Assedic finançaient une partie de la formation et cette compétence d’achat a été transférée à Pôle emploi à l’occasion de la fusion. Jusqu’à cette date, les demandeurs d’emploi pouvaient utiliser soit les stages régionaux, soit les stages de Pôle emploi pour suivre des formations. Il existait alors une offre suffisante pour répondre à la demande..., mais comme les budgets de Pôle emploi se réduisent comme une peau de chagrin, il ne restera bientôt plus que les stages régionaux pour assurer les formations des demandeurs d’emploi. Et les conseillers de Pôle emploi disposent de peu d’informations à leur sujet ». Une situation d’autant plus préoccupante que les Régions ne sont pas prescriptrices de formation, à la différence du service public de l’emploi ou des réseaux des missions locales dont les conseillers sont souvent mal informés quant à l’offre régionale. Avec pour conséquence « des stages redondants ou inexistants », souligne le président du Limousin qui dénonce « l’effet pervers » de cette double compétence d’achat.

Autre résultante « préoccupante » de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, aux yeux de l’élu limousin, le transfert des psychologues de l’Afpa à Pôle Emploi. Une mesure qui a conduit à « marginaliser ces personnels qui disposaient des compétences nécessaires pour l’analyse des besoins des demandeurs d’emploi, ainsi que pour l’estimation de leurs chances de succès dans les formations proposées ». De fait, « l’orientation des demandeurs d’emploi se fait désormais au doigt mouillé » estime Jean-Paul Denanot.

Depuis 2009, cependant, des axes de progrès en matière de travail se dessinent entre les services des Régions et les antennes locales du service public de l’emploi. « Parfois, nos services parviennent à lancer des appels d’offres communs, mais plusieurs années ont été perdues, sans parler de l’argent public gâché ! » se désole Jean-Paul Denanot qui estime, à l’instar de l’ARF, que les institutions régionales demeurent les mieux placées en matière de pilotage des politiques de formation. Une revendication qu’il compte bien remettre sur la table à l’occasion de la campagne des présidentielles. « Je n’ai pas cessé de tenter d’alerter l’actuel gouvernement sur cette problématique, mais sans succès. Aussi m’en ferai-je le porteur auprès de mon candidat, François Hollande ».

par Benjamin d’Alguerre, Centre Inffo, 2012

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