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Le numérique recrute

Par Centre Inffo

« Le numérique, c’est l’industrie du futur, mais aussi le futur de l’industrie », estime le président de Syntec numérique, Guy Mamou Mani. À la clé, « 40 000 offres d’emploi en France dont 10 000 créations nettes en 2011 » .

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Guy Mamou Mani (DR)

S’exprimant sur les « nouveaux métiers de demain » au salon « Nouvelles Voies » [1], le très convaincu président de Syntec numérique, Guy Mamou Mani, regrette que le numérique soit classé dans le monde des services alors que, estime-t-il, « le numérique, c’est l’industrie du futur, mais aussi le futur de l’industrie : (…) 400 000 salariés, 40 milliards de chiffres d’affaire, 40 000 offres d’emploi en France dont 10 000 créations nettes en 2011 ». Et de poursuivre, « gauche ou droite, toutes les politiques visent à supporter par tous les moyens des emplois industriels à faible valeur ajoutée alors qu’il faut investir sur l’innovation, source de différenciation ».

"On ne regarde que les compétences !"

Soulignant la difficulté du secteur numérique à recruter, Guy Mamou Mani tempête : « chez nous, pas d’histoires de CV anonymes et de banlieues, on ne regarde que les compétences ! », affirme-t-il en soulignant que 18 des derniers 20 recrutés de son entreprise étaient soit issus de l’immigration, soit de nationalité étrangère. Les femmes ? « Nous les accueillons à bras ouverts mais elles ne sont que 15 % dans les écoles d’ingénieurs ! », déplore-t-il en déclarant recruter quasiment 50 % des promotions. Les personnes handicapées ? « Nous sommes taxés parce que l’on est en dessous des 6 % mais on ne parvient pas à en recruter plus de 1% », affirme-t-il, en assurant ne pas trouver suffisamment de candidats diplômés.

Et pourtant, poursuit-il, « il y a dans le numérique une panoplie de métiers qui peuvent attirer des jeunes et pas uniquement dans le développement : marketing, consulting, commercial, graphisme, design, … », les débouchés ne manquent pas, à condition de se former et, peut-être, d’être jeune : interpellé sur la question des seniors, le président du Syntec numérique reconnaît un faible taux d’emploi mais l’explique par l’obsolescence des compétences : « comprenez qu’il m’est difficile d’embaucher un développeur Cobol quand j’ai besoin d’un développeur J2EE », plaide-t-il en réponse. Typiquement le genre de problématique à régler par la formation continue ?

La France manque d’ingénieurs
« La France manque d’ingénieurs », tel était l’un des leitmotivs de la Semaine de l’ingénieur, qui s’est tenue dans toute la France du 23 au 28 mai 2011. Interpellé sur la question par Guy Mamou Mani, Tanguy Chatelain, directeur de l’École supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci (Esilv) confirme : « les écoles d’ingénieurs ne font pas le plein : nous recrutons 27 à 28 000 jeunes par an sur un potentiel de 30 000 ». Et d’ajouter, « si on avait une demande plus forte, on pourrait aller bien au-delà ».

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2011

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