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La mécanique : des métiers d’avenir

Par Onisep

Malgré des débouchés nombreux et de qualité, les métiers de la mécanique ont du mal à recruter. En cause : l’image négative dont souffre la filière auprès des jeunes comme de leurs parents. La Fédération des industries mécaniques a réuni le 10 octobre 2011 les différents acteurs du secteur : l’occasion de rappeler les multiples atouts de la filière.

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© Didier Gauducheau / Onisep

Loin de l’image du mécanicien automobile en bleu de travail et les mains dans le cambouis à laquelle elle est souvent réduite, la mécanique recouvre diverses fonctions et spécialisations, en prise avec les défis de demain.

Des métiers au cœur du futur

Déjà partout présente dans les objets du quotidien, des lunettes de vue à la construction du stade de France, les métiers de la mécanique contribueront dans les prochaines décennies à relever 3 défis de société majeurs :

  • le passage à 9 milliards d’êtres humains en 2050, qui devront se nourrir, se loger, se soigner : la mécanique développe par exemple des solutions d’approvisionnement, d’économie et de recyclage de l’eau, ou met au point du matériel destiné aux malades (prothèses de hanche, lits médicalisés, etc.) ;
  • le développement durable : au cœur des enjeux environnementaux, la mécanique conçoit des produits qui utilisent moins de matières premières, consomment moins d’énergie et génèrent moins de déchets, comme des chariots élévateurs recyclables ;
  • le développement de la mobilité et de la communication : la mécanique, par de nouvelles structures, permet aux ponts d’être plus solides et de supporter plusieurs voies de circulation.

Pour relever ces défis, la mécanique est à la pointe de l’innovation technologique. Sa recherche s’oriente aussi bien sur les matériaux, les composants, les produits et les technologies que sur les process. Parmi eux : la mécatronique, qui associe à la mécanique pure l’informatique, l’électronique et de nouveaux moyens de communication. Elle constitue l’un des axes d’évolution de l’industrie mécanique dans les prochaines années.

La mécanique, moteur de l’économie et de l’emploi

Avec 620 000 salariés et 11 000 entreprises de plus de 10 salariés, la mécanique est le premier employeur industriel de France. Ses 101,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires la placent au 6ème rang mondial. Aéronautique, énergie, BTP, transport, électronique, informatique, agroalimentaire, médical, chimie : tous les secteurs de l’économie utilisent ses produits et ses compétences. 41 % de son chiffre d’affaire est réalisé à l’export. Conséquence : 1 salarié sur 2 travaille pour l’exportation, ce qui en fait une filière très ouverte sur l’international.

Du fait de nombreux départs à la retraite, la mécanique recrute massivement. Les métiers de la maintenance des matériels (agents de maintenance, mécaniciens d’ateliers, techniciens d’intervention, etc.) recherchent ainsi 1500 collaborateurs par an, la filière agro-équipement 4000. Les métiers de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle recrutent chaque année 5000 opérateurs qualifiés, techniciens ou ingénieurs.

Ces emplois sont stables : plus de 9 salariés de la métallurgie sur 10 sont en CDI (contrat à durée indéterminée), contre 84 % des salariés au niveau national. Et, avec 3050 euros brut mensuels en moyenne, le niveau de rémunération est plutôt attractif.

Autre atout : le secteur offre de belles perspectives d’évolution de carrière. Un tiers des techniciens accèdent au statut de cadre ou d’ingénieur grâce à la promotion interne ou en suivant des formations complémentaires. Après quelques années d’expérience, le soudeur réalise des équipements de plus en plus sophistiqués et peut s’orienter vers le métier de technicien de soudage, de superviseur d’une équipe de soudeurs, voire de contrôleur qualité en fabrication soudée.

Ouvriers, techniciens, ingénieurs, chercheurs

La mécanique a besoin de tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d’ingénieur en passant par le bac/bac pro (25 % des embauches) et le BTS/DUT (25 % des embauches également). Le métier de soudeur, générique de la métallurgie, s’exerce ainsi à tous les échelons, du praticien au chercheur

On observe cependant globalement une progression des niveaux de qualification. En 10 ans, la proportion d’ouvriers hautement qualifiés est passée de 15 à 22 %. Dans le même temps, le nombre d’ingénieurs a doublé, pour représenter aujourd’hui 21 % des salariés. Côté formation, plus de 90 écoles d’ingénieurs proposent une spécialisation mécanique.

L’apprentissage, qui permet d’alterner cours théoriques et mise en pratique en entreprise tout en étant rémunéré, constitue une voie d’accès privilégiée aux métiers de la mécanique. Bonne nouvelle : une cinquantaine de CFA (centres de formation d’apprentis) de l’industrie forme par la voie de l’apprentissage des apprentis à tous les niveaux de formation : bacs pro, BTS, DUT, licences pro et diplômes d’ingénieur.

Des débouchés nombreux et de qualité, en prise avec les évolutions de la société et l’innovation : la mécanique est bel et bien constituée de métiers d’avenir.

Vidéo : témoignage de Madeleine, apprentie ingénieure en mécanique

Pour aller plus loin...

Les métiers de la mécanique, collection Parcours

Automobile, aéronautique, transport, agroalimentaire, médical... les spécialistes de la mécanique travaillent dans tous les secteurs et à tous les niveaux de qualification. Premier employeur de France, le secteur de la mécanique représente 20 % de l’emploi industriel.

Parution : mars 2011

par Onisep, 2011

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