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L’agriculture recrute : l’exemple de l’agro-équipement

Par Centre Inffo

Non seulement l’agriculture existe encore, mais en plus elle recrute ! C’est notamment le cas de l’agro-équipement, un secteur qui propose de nombreuses opportunités, du conducteur aux commerciaux en passant par les réparateurs.

Pendant longtemps, explique l’Anefa [1], les enfants d’agriculteurs prenaient la suite de leurs parents. Les exploitations étaient de petites ou moyennes tailles et l’exploitant avec l’aide familiale suffisaient. Aujourd’hui, les exploitations sont moins nombreuses (- 43% depuis 1988) mais plus grandes.” En raison de ces changements, les besoins en main-d’œuvre augmentent et le secteur rencontre des difficultés à pourvoir de nombreux postes.

“Chaque année, le secteur recrute près de 70 000 salariés permanents et près de 750 000 saisonniers”, indique Gilles Duquet, président de l’Anefa. De quoi “casser les clichés et dissiper certaines idées sur l’agriculture”, y compris en matière de pénibilité et de formation. “Au-delà de l’intégration des nouvelles technologies qui améliorent les conditions de travail, nous voulons démontrer au grand public que l’agriculture permet d’occuper des fonctions variées allant du CAP agricole à l’école d’ingénieurs. C’est un secteur attractif qui offre de réelles perspectives”, souligne-t-il.

LES MÉTIERS DE L’AGRO-ÉQUIPEMENT

Du métier de mécanicien à celui d’hydraulicien, en passant par l’électronique, le commerce ou la conduite, le secteur de l’agro-équipement présente toute une palette de métiers et de formations différents. Entre autres : commercial, formateur, technicien de bureau d’études, conducteur de matériel agricole, magasinier, technicien de maintenance, vendeur de matériels de parcs et jardins, monteur en installation de traite, responsable d’atelier en entreprise artisanale, etc.

Exemple avec Michel Morel, président de l’Aprodema (Association professionnelle de développement de l’enseignement du machinisme agricole et des agro-équipements) : “Le machinisme a besoin de mains, mais aussi de têtes bien faites, compte tenu de la technicité des machines. Les opportunités sont nombreuses dans une diversité de métiers, du conducteur aux commerciaux en passant par les réparateurs.”

Dans ce secteur où 5 000 emplois seraient à pourvoir dans les deux à trois ans, “il existe un véritable appel d’air vers les jeunes, aussi bien du fait des départs à la retraite que de l’évolution technologique très importante du secteur”, souligne Laurice Pechberty, ex-commissaire général du Salon du machinisme agricole et membre de l’Aprodema. Confirmation du côté de l’Anefa, qui indique qu’“à la recherche de profils de plus en plus qualifiés, les employeurs recrutent parfois les candidats directement dans les centres de formation, avant même que ceux-ci ne soient diplômés”.

Conséquence de la modernisation du secteur, Laurice Pechberty pense le BEP agricole “en voie de disparition” , au profit du bac pro Agro-équipements, qui devient le premier niveau d’employabilité d’une filière qui va désormais jusqu’à l’école d’ingénieurs. Où travaillent-ils ? “Pour 50 à 60 000 d’entre eux, à 70 % chez les concessionnaires et distributeurs, à 30% chez les constructeurs et importateurs.” L’autre source d’emploi en matière d’agro-équipement est fournie par deux types de structures de mutualisation des moyens, créées pour la réduction des charges de mécanisation, principale source de surendettement pour les agriculteurs : d’un côté, les 25 000 entreprises de travaux agricoles (ETA), qui proposent matériel et personnel aux exploitants et qui emploient 75 000 collaborateurs ; de l’autre, les quelque 13 000 coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), qui regroupent des adhérents exploitants et qui comptent près de 6 000 salariés.

L’ANEFA
Créée en 1992 par les partenaires sociaux de l’agriculture, l’Anefa a pour principaux objectifs de communiquer sur les métiers de l’agriculture, d’orienter sur les formations, d’anticiper sur les besoins de main-d’œuvre et de faciliter la mise en relation entre employeurs et salariés. Elle dispose de seize structures régionales, les Arefa, et de vingt-six structures départementales, les Adefa. Le site national de l’Anefa propose des fiches métiers sur l’ensemble des filières et permet d’accéder à la bourse de l’emploi agricole.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2011

En savoir plus

  • La page des Job Box de l’Anefa pour découvrir la filière, les métiers et les formations du secteur agricole.

Sur le portail Orientation & Formation

  • Pour entretenir et réparer toutes sortes d’engins agricoles, bardés de technologie et d’électronique, le mécanicien-réparateur en matériel agricole se doit d’être polyvalent et de plus en plus qualifié. La demande des entreprises tire le niveau de formation vers le haut. Les titulaires de CAP diminuent au profit des titulaires de Bepa, de BEP et de BTS. Après quelques années, le mécanicien peut évoluer vers un poste de chef d’atelier, de vendeur-conseil en matériel agricole dans un point de vente ou se spécialiser sur un type particulier de maintenance.

[1Association nationale emploi-formation en agriculture, Anefa.org

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