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L’aéronautique : un secteur qui recrute

Record d’affluence, bilan commercial excellent … Le Salon du Bourget version 2011 a répondu avec élan au secteur aéronautique français…, qui recrute ! Le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) prévoit 10 000 emplois supplémentaires et autant de stages cette année. Le point avec son directeur adjoint des affaires sociales et de la formation, Philippe Dujaric.

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Philippe Dujaric (DR)
Travailler dans l’aéronautique demande
un vrai "savoir-être", selon Philippe Dujaric.

Quelles sont les prévisions d’embauche pour 2011 ?

En 2010, la reprise de l’activité a permis 8000 embauches (+15% avec 2009). 2011 devrait confirmer l’embellie. Du niveau CAP à Bac+5, ingénieurs, techniciens et "compagnons" (monteurs, mécaniciens, préparateurs, logisticiens, ouvriers qualifiés…) sont attendus, notamment dans les PME.

Nous sommes en difficulté pour recruter dans les métiers traditionnels : travail des métaux, chaudronnerie, mécanique aéronautique, usinage, montage…

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© Calco

Nous avons aussi besoin d’ingénieurs architectes systèmes, d’ingénieurs matériaux (évolution et généralisation des matériaux, composites, alliages métalliques…).

L’aviation verte est un autre grand enjeu pour notre profession. Elle détermine beaucoup de choses, que ce soit dans la recherche de nouveaux moteurs, la plate-forme d’avions composites, les systèmes avioniques électroniques…

On est aussi liés à des problèmes politiques. La Défense recrute (Armée de l’Air, DGA…).

Parmi les régions traditionnelles, il y a bien sûr Midi-Pyrénées et Aquitaine qui fournissent environ 30% des emplois. L’Île-de-France est l’autre bassin aéronautique important (30%). Le troisième est Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec notamment Marignane (10%). Sans oublier les Pays de La Loire, la Bretagne, le Centre…

À quels niveaux de formations ?

De temps en temps nous sommes obligés de faire de la contre-image. Avec tous les métiers de pilotes et d’ingénieurs, le secteur aéronautique paraît inaccessible mais les formations se font à tous niveaux : CAP, Bac Pro, DUT, BTS… Et dans tout ce qui touche à l’ingénierie, préparation de la production, après-vente, support client… Certes, nous avons besoin de l’élite des ingénieurs, mais pas seulement.

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© Calco

L’industrie aéronautique et spatiale compte près de 160 000 emplois en France (300 000 avec les sous-traitants). Il y a plus de 40% d’ingénieurs et de cadres, 30% de techniciens supérieurs (BTS, DUT, licences pro) et 20% de "compagnons" (niveau bac, bac pro).

Nous avons des écoles d’ingénieurs spécialisées au travers du groupe des écoles aéronautiques (ISAE, ENAC, ENSMA de Toulouse). Il y aussi l’ESTACA (en Ile-de- France). En France, de nombreuses écoles d’ingénieurs proposent dans leur programme des spécialisations "aéronautique".
Les lycées professionnels sont aussi performants.

Quel est le profil idéal ?

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© Calco

C’est un secteur qui obéit en terme de sécurité et de fiabilité à des contraintes très spécifiques. C’est pourquoi il nous faut des gens bien dans leur tête. Ils doivent accepter de travailler et penser en équipe, toujours rendre compte, vérifier plusieurs fois la même chose… En fait, il y a un vrai "savoir-être" à adopter, avec des règles d’éthique personnelle. L’anglais est également important. Le niveau demandé n’est pas le même pour un compagnon que pour un ingénieur mais un minimum est obligatoire pour tous le monde. Mais surtout, surtout… Ne pas négliger ce "savoir-être". C’est, je crois, le plus important. Les connaissances de base, elles, seront de toute manière acquises au fur et à mesure de la formation.

par Onisep, 2011

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