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En tête des besoins en main-d’œuvre 2011 : les métiers de service

Par Centre Inffo

Outil d’aide à la décision de Pôle Emploi, l’enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre « mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. »

Réalisée à l’initiative de Pôle emploi avec le concours des directions régionales et du Crédoc, l’enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) indique une légère progression des intentions d’embauche en 2011 : + 1,1 % par rapport à 2010, soit 1 542 400 projets de recrutement dans les 386 bassins d’emploi français. Ventilés par territoire, secteur et difficultés de recrutement, les résultats sont à la fois utiles aux financeurs et au public final. Les premiers peuvent s’appuyer sur l’enquête pour juger de l’opportunité de développer ou non les aides à la formation, les seconds peuvent confronter leur choix d’orientation aux prévisions des employeurs potentiels.

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Au-delà de l’ampleur de l’étude (400 000 répondants), la pertinence de l’outil tient à l’attention portée aux difficultés de recrutement et à la saisonnalité des emplois. Deux critères qui permettent de pondérer les volumes parfois importants annoncés par certains secteurs. Ainsi par exemple des “viticulteurs, arboriculteurs salariés et cueilleurs”, qui figurent au premier rang des projets de recrutement, mais qui concernent à 96,9 % des saisonniers. De même, un secteur qui embauche beaucoup mais qui dispose d’un important réservoir de main-d’œuvre ne sera pas synonyme d’assurance chômage : certaines “professions de services aux entreprises sont ainsi recherchées de façon permanente et font l’objet de faibles difficultés d’embauche”, à l’instar des agents d’entretien ou des secrétaires bureautique.

Particulièrement intéressants à cet égard, les profils qualifiés de type ingénieurs et cadres d’études ou attachés commerciaux, cumulent, eux, d’importants prévisionnels de recrutement, un fort pourcentage de cas difficiles à recruter et une quasi-absence de saisonnalité. Si l’on exclut ce dernier critère, l’hôtellerie-restauration constitue le premier pôle de recrutement national avec 13 % du nombre total d’embauches envisagées. Parmi les quinze métiers rassemblant le plus grand nombre de projets de recrutement jugés difficiles, figurent les professionnels de la santé (infirmiers, etc.) et les métiers des services aux particuliers (cuisine, aides à domicile, employés de maison, etc.). À l’inverse, et en tête des métiers où sont signalées les plus faibles difficultés de recrutement, apparaissent les caissiers, les artistes, y compris les professeurs d’art, et les employés de libre-service.

Pôle Emploi le souligne, "cette année encore, figurent parmi les profils les plus demandés, plusieurs métiers de services aux particuliers comme les serveurs, les animateurs socioculturels, les apprentis de cuisine ou les aides à domicile. Les services aux entreprises offrent également de nombreuses opportunités soit sur des postes opérationnels et peu qualifiés (agents d’entretien de locaux), soit sur des postes d’encadrement (ingénieurs et responsables informatiques)."

D’où proviennent les difficultés de recrutement ? Avant tout confrontés à des candidats au profil inadéquat (81 %) ou à une pénurie de candidats (71 %), les recruteurs évoquent également à 35 % des difficultés liées aux conditions de travail et à un déficit d’image (20 %). Comment y répondre ? “Pour les employeurs, la formation s’impose comme la première solution aux difficultés d’embauche. La formation de candidats venant de l’extérieur (61 %) est clairement privilégiée à celle des salariés déjà présents dans l’entreprise (35 %).” À noter que si un quart des recruteurs qui rencontrent des difficultés d’embauche y remédient par l’intérim, ils sont encore plus nombreux à différer l’embauche (33,9 %). À souligner, enfin, l’optimisme général des employeurs, “qu’ils soient recruteurs ou non”. Et “la majorité d’entre eux estiment, dans les trois à cinq ans à venir, que leur activité va progresser (25,3 %), ou au pire stagner (56 %) sous l’effet d’une demande qui demeure soutenue (marché porteur, ouverture de nouveaux marchés)”.

L’enquête BMO 2011 porte sur l’ensemble des établissements employeurs hors administrations de l’État et entreprises publiques, mais y compris les établissements du secteur public relevant des collectivités territoriales et des établissements publics administratifs (hôpitaux, écoles, etc.).

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2011

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