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Comment La Poste communique-t-elle sur ses métiers ?

Par Centre Inffo

Alors que La Poste se résume pour beaucoup au métier de facteur, voire de banquier, l’enseigne propose des perspectives de carrière dans bien d’autres domaines. Directeur de l’emploi et de la communication RH du groupe, Joël Moreau explique comment son entreprise s’efforce d’attirer les candidats.

Avec 280 000 salariés et une présence dans quatre branches professionnelles (secteur postal, banque, distribution, colis express), le groupe La Poste présente des besoins de recrutement aussi importants que variés : 4 500 à 5 000 recrutements en CDI en 2011, dont 60 % concentrés sur un petit nombre de “métiers-cœur” (facteur, guichetier, etc.), et le solde sur des centaines de métiers (ingénieur de production, roboticien, etc.).

Dès lors, quelles stratégies déployer ? “Mon enjeu de communication sur les métiers pour lesquels je ne recrute que quelques personnes par an est de faire savoir que j’existe en tant que recruteur, a expliqué Joël Moreau, directeur de l’emploi et de la communication RH du groupe La Poste, lors du colloque CIDJ-Onisep [1]. En revanche, sur le métier de facteur, j’ai quasiment la même problématique d’une branche professionnelle et je dois aussi contribuer au sourcing, faire connaître la nature des métiers, orienter les jeunes et moins jeunes vers les bonnes qualifications pour pouvoir au final les recruter.” Si les moyens de communication sont les mêmes pour les deux catégories de recrutement, “l’intensité” est différente. Une présence sur internet pourra suffire pour la première, alors que la seconde nécessite de “convaincre les personnes qu’il existe un vrai parcours professionnel possible”.

Comment ? Par exemple “en développant avec l’Onisep des vidéos sur le métier, qu’il utilisera pour enrichir sa base et que nous mettrons sur notre site. Mais aussi en créant des fiches métier, en étant présents sur des murs Facebook, etc.” Autre outil possible, “les salons, comme celui de l’éducation, qui nous permettent de bloquer le candidat sur un temps long, d’être en proximité physique et d’être très en amont sur la réflexion des visiteurs du stand”.

Reste l’apprentissage, “levier essentiel pour les métiers au cœur de notre activité. Nous manquons de candidats”. En la matière, La Poste dispose de trois CFA hors les murs (en Île-de-France, Aquitaine et Paca) et signera 3 000 contrats en alternance dans l’année à venir.

Une fois pour le courrier, une fois pour l’emploi, ...le facteur sonne toujours deux fois !

D’un côté, un facteur qui visite tous les jours des entreprises pour leur apporter le courrier et constate des besoins de recrutements ; de l’autre, sa conjointe, conseillère technique à la Mission locale de Rennes (800 jeunes en recherche d’emploi). Tel a été le point de départ d’une expérience décrite par Joël Moreau. L’idée était de “mettre à profit les possibilités de la Poste en matière de marketing ciblé : sur les 40 000 entreprises sur le bassin d’emploi local, 20 000 ont été touchées”. Une autre façon de communiquer sur des embauches auprès de publics de jeunes et aussi une contribution au développement des territoires. Financé par La Caisse des dépôts (actionnaire de La Poste), le mailing a fonctionné, puisqu’il a permis d’accroître de “40 % en trois semaines” le portefeuille d’offres de la Mission locale. Avec près de 500 Missions locales en France, “il y a de quoi faire !”, a conclu Joël Moreau.

Plus d’articles sur le colloque national CIDJ-Onisep dans Le Quotidien de la formation, éditions du 17 au 22 novembre 2011.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2011

[1"Choisir un métier : quelle information, quel accompagnement pour une orientation choisie ?", Paris, 16 novembre.

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