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Chômage des jeunes

Missionné par Nicolas Sarkozy pour étudier les moyens à mettre en œuvre pour développer l’emploi des jeunes, Alain Joyandet, député (UMP) de Haute-Saône, a indiqué au Quotidien de la formation le 2 décembre 2011 qu’il faudrait attendre la première quinzaine de janvier, « certainement pas au delà du 20 », pour avoir la teneur de ses préconisations.

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Alain Joyandet (DR)

Une chose est sûre pour le maire de Vesoul : l’avenir n’est pas dans les contrats aidés du secteur non marchand : « Si on veut faire baisser le chômage des jeunes, c’est dans le secteur marchand qu’est la solution durable ». Et d’expliquer : « Huit mois après la fin de leur emploi aidé dans le secteur non marchand, 70 % des jeunes sont au chômage. C’est exactement le contraire dans le secteur marchand ».

Il considère que la voie choisie par le gouvernement est la bonne, mais pense qu’il faut « appuyer sur l’accélérateur (…). Il y a des rythmes à changer en termes d’intervention publique ». Il estime qu’il faut plus de jeunes dans les entreprises, et le forum qu’il a organisé dans sa ville le 10 novembre, lui a confirmé que les employeurs étaient partants.

Pour y arriver : pas de contrainte supplémentaire, mais « il faut faire sauter les verrous en termes de correspondance quantitative entre certaines filières, par rapport aux débouchés. » À étudier selon lui, le rôle de l’Éducation nationale dans l’orientation des jeunes vers les études généralistes et vers les filières professionnelles. Faire également très attention au passage entre la fin des études et l’entrée sur le marché du travail.

Une piste a été retenue : effectuer la dernière année du bac professionnel en alternance à temps plein en entreprise. « C’est une solution intelligente qui aurait comme conséquence de favoriser l’entrée des jeunes dans l’économie et satisferait aussi les entreprises », juge-t-il. De nombreux employeurs se sont ouverts à lui pour « accélérer le cursus de l’apprentissage. J’entends les professeurs me dire que trois ans en alternance ce n’est pas la peine et qu’en deux ans, et un an en entreprise on arrive au même niveau de qualification ». Une telle solution agit comme un ascenseur social selon lui, mais plus prosaïquement, cela fait de la place dans les CFA, sans créer de coûts supplémentaires.

par Béatrice Delamer, Centre Inffo, 2011

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