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Vanusa A. Moreira : objectif langue française

Par Centre Inffo

Si une maîtrise imparfaite du français s’avère peu déterminante pour accéder aux emplois peu qualifiés, il n’en va pas de même dès lors que l’on recherche un poste plus élevé. Exemple avec Vanusa Alves Moreira, Capverdienne de 33 ans installée à Marseille depuis 2013.

Récemment démontrés dans une étude de l’Insee, les liens entre maîtrise de la langue et l’emploi des immigrés sont une réalité à laquelle se confronte Vanusa Alves depuis son arrivée en France. Et, elle le voit au contact de ses nombreux compatriotes qui, comme elle, travaillent « dans le ménage », peu importe le diplôme et l’expérience antérieure quand le français fait défaut. Avant d’arriver sur les rives du Vieux-Port, Vanusa Alves Moreira a d’abord quitté le Cap-Vert pour le Portugal afin d’y suivre des études de gestion des entreprises. Interrompant son parcours pour raisons financières, elle trouve alors du travail dans la restauration où elle commence comme serveuse avant de devenir responsable de restaurant. Mais quand des événements familiaux la décident à quitter Lisbonne pour Marseille, elle s’aperçoit vite que tout est à recommencer.

Ne parlant pas français à son arrivée, un emploi similaire s’avère hors de portée et c’est finalement dans une entreprise de nettoyage qu’elle décroche un CDI. « C’est grâce à mon travail de femme de chambre que j’ai pu trouver un logement dans un bon quartier », se réjouit-elle, non sans préciser sa difficulté à s’habituer à Marseille. Paris, Cannes, Nice. Elle raconte ses découvertes pour dire sa passion des voyages et rêverait bien de Londres, mais se refuse à envisager un nouveau déménagement familial.

Progresser en français pour se former

Hasard des circonstances, elle découvre l’existence du Fongecif Paca dans les locaux du centre social fréquenté par son fils. Après une prise de contact, elle se voit initiée aux mécanismes du congé individuel de formation et peut dès lors envisager une remise à niveau en français. Commencé en juillet 2016, son parcours s’achèvera en février 2017 à raison de trois rendez-vous par semaine hors temps de travail.

Loin d’être une fin en soi, elle espère que ses progrès en français lui permettront ensuite d’entamer une formation d’employé commercial de magasin dans l’objectif de décrocher un poste d’hôtesse de caisse en grande surface. Elle devra pour cela réussir les tests de sélection organisés par l’Afpa. Toujours accompagnée par le Fongecif Paca, elle dit l’importance du soutien individuel dont elle a pu bénéficier alors que ses lacunes linguistiques freinaient ses démarches auprès des organismes de formation. Mais elle insiste : « Il ne faut pas avoir honte et même si tu n’y arrives pas, il faut continuer, sinon, on n’apprend jamais. » D’où l’importance de la motivation, qu’elle puise pour sa part dans une conviction forgée par l’expérience : « En France, si tu ne parles pas français, il n’y a que le ménage... »

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2017

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