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Une école Vaucanson à Saint-Brieuc

Après une première école ouverte en Ile-de-France en 2010, la Bretagne accueillera à son tour une école Vaucanson dès la rentrée 2012. Entretien avec Laurent Buchon, directeur régional du Cnam Bretagne.

Qu’est-ce qui caractérise le projet de création de l’école Vaucanson à Saint-Brieuc ?

Laurent Buchon - L’initiative de la création d’une seconde école Vaucanson revient à la Région, et notamment aux élus régionaux en charge de l’enseignement supérieur et de l’apprentissage, Bernard Pouliquen et Georgette Bréard, très sensibles à la poursuite des études des bacheliers professionnels.

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Laurent Buchon (DR)

En partant de l’expérimentation menée en Seine-Saint-Denis, nous avons conçu un dispositif qui conduit, au terme d’une formation de trois ans après le baccalauréat professionnel, à l’obtention d’une licence du Cnam en ingénierie industrielle. Pour cela, nous nous appuyons sur le CFAI, puisqu’il s’agit d’apprentissage. D’ici un ou deux ans, nous proposerons, toujours dans le cadre de l’apprentissage, une licence dans les domaines de la gestion et du management. Dans le cadre de la formation, l’acquisition des connaissances et des compétences s’effectuent à partir de projets. Chacun repose sur un scénario pédagogique, élaboré par une équipe d’enseignants (du CFAI, de lycées professionnels, d’IUT, d’écoles d’ingénieurs, etc.) et de spécialistes en ingénierie pédagogique du Cnam. Un lien a été établi avec les entreprises, notamment un travail d’écoute afin que les projets correspondent à des compétences recherchées.

Au sein de ces dernières, les apprentis auront à perfectionner leur geste professionnel et à acquérir des compétences transverses. L’objectif est que les jeunes soient positionnés sur des postes de responsabilité et d’encadrement intermédiaire. Nous nous sommes rapprochés, avec le CFAI, des entreprises qui ont déjà, au plan national, apporté leur appui à ce projet (EDF, Michelin, GDF-Suez, PSA, etc.), car sensibles à la revalorisation de la voie professionnelle (lycées professionnels et apprentissage). À terme, les entreprises d’accueil seront celles du bassin d’emploi breton.

Quels sont les objectifs visés à travers cette nouvelle voie d’apprentissage ?

Laurent Buchon - Les stagiaires doivent être installés dans des perspectives d’évolution, autrement dit en réalisant des tâches de gestion, de management, de maintenance systèmes… L’objectif est l’obtention d’un diplôme bac + 3, mais nous n’excluons pas l’idée de promouvoir des profils “d’excellence” (niveau bac + 5). Il s’agit bien de faire émerger des cadres à profils différents. Un autre objectif est de diffuser des pratiques, mais aussi d’en recueillir, dans la mesure où certains enseignants de lycées professionnels et d’IUT sont à l’origine d’autres initiatives qui vont dans le sens de notre projet. Je pense, par exemple, au diplôme d’Université (DU) proposé conjointement par les IUT de Brest (29) et de Lorient (56).

Le DU (en un an pour la version longue) veut aider les bacheliers professionnels à intégrer un DUT. Une fois le DU en poche, ces derniers pourront en effet accéder à une formation industrielle de niveau bac + 2 : BTS industriel, DUT Génie électrique et informatique industrielle, DUT Génie industriel et maintenance, DUT Génie mécanique et productique, DUT Qualité, logistique industrielle et organisation.

Propos recueillis par Philippe Grandin, Centre Inffo, 2012

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