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Un palmarès des écoles de formation aux métiers du web

Par Centre Inffo

Si le temps où le R.O.M.E. − Répertoire opérationnel des métiers et des emplois − de Pôle emploi peinait à décrire les métiers du web est désormais révolu, il reste peu évident de sélectionner la formation qui y conduira  : nouveauté des métiers, création récente des écoles, volume important d’actifs autodidactes, tout concourt à la faiblesse des indicateurs. Zoom sur un classement des écoles web proposé pour la première fois par Le Figaro.fr Étudiant, en partenariat avec le site StreetPress.

Sélectivité, moyens pédagogiques, professionnalisation [1], employabilité, présence web, tels sont les cinq critères analysés par Le Figaro.fr Étudiant pour dresser son palmarès.

Avec une école privée (Hétic), une école universitaire (Institut de l’internet et du multimédia du Pôle universitaire Léonard de Vinci) et une école consulaire (École de l’image des Gobelins) aux trois premières places, le podium fait preuve d’une belle diversité, pour peu que l’on fasse abstraction de l’implantation très parisienne du trio de tête. Sans véritable défaut, ces trois écoles jouissent avant tout d’une bonne réputation auprès des recruteurs et présentent, d’ailleurs, de très bons résultats en termes d’insertion professionnelle.

Au pied du podium, suivent trois IUT, salués tant pour l’ouverture de leur formation que pour la part réservée à l’alternance qui permet une bonne professionnalisation des futurs pros du web. Mais attention, prévient l’étude, tous les IUT ne se valent pas et “mieux vaut être attentif et sélectif”.

Des écoles jeunes

Avec un tiers des écoles présentes au palmarès créées en 2011 et 2012, le classement est très certainement amené à évoluer fortement dans les années à venir. Exemple avec la surprenante 18e place de l’École européenne des métiers de l’internet, créée pour répondre aux besoins spécifiques du secteur par les fondateurs de Meetic (Marc Simoncini.), Vente-Privée (Jacques-Antoine Granjon.) et Free (Xavier Niel.). Explication  : avec seulement un an d’ancienneté, elle resterait peu connue des recruteurs et souffrirait de ne proposer qu’un titre d’établissement positionné à bac + 3. Reste que sa structure de pré-incubation de start-ups devrait largement contribuer à attirer les jeunes créateurs d’entreprise, qui pourront difficilement s’estimer à mauvaise école avec d’aussi prestigieux parrains.

Dernier point à noter  : toutes les écoles présentes au classement recourent majoritairement au présentiel pour former au métier du web, aucun organisme de formation à distance n’est cité.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2013

À consulter

[1Le score de professionnalisation apprécie les efforts de l’école pour préparer les élèves à l’univers professionnel  : réalisation d’un projet professionnel, volume de partenariats-entreprises de l’école, présence d’incubateurs de start-ups ou de junior entreprises.

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