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Un CEP réussi se prépare en amont

Par Centre Inffo

Conseils de la Cité des métiers de Paris pour mobiliser le conseil en évolution professionnelle (Cep).

« Droit le plus fondamental issu de la loi du 5 mars 2014 » selon Pascaline Albaret, responsable du pôle Organiser son parcours professionnel et de formation(OPPF) à la Cité des métiers de Paris, le conseil en évolution professionnelle demeure paradoxalement méconnu d’une grande partie des bénéficiaires potentiels.

« Nous constatons une vraie méconnaissance du CEP de la part des salariés et des demandeurs d’emploi », estime Pascaline Albaret. Et l’obstacle à sa mobilisation est d’autant plus réel que « quand ils en ont entendu parler, ils ne savent ni vers qui se tourner, ni comment faire pour le mobiliser. » Aussi essaie-t-elle d’abord d’identifier le bon opérateur lorsqu’elle repère un besoin à l’issue d’un entretien. Car dans les faits, estime-t-elle, le décloisonnement souhaité par le législateur peine à s’incarner sur le terrain, chaque opérateur se concentrant encore et toujours sur son public cible.

À quel moment mobiliser le CEP ? Certaines personnes qui se présentent à la Cité des métiers n’ont pas suffisamment creusé leur projet, n’ont réalisé aucune enquête métier ni mise en situation professionnelle. Leur proposer le CEP et son fonctionnement itératif peuvent alors s’avérer utiles. Notamment en termes d’élaboration et d’argumentation du projet, un point qui fait selon elle souvent défaut chez les prétendants au changement. Par ailleurs, et « pour des personnes dont nous sentons qu’un bilan de compétences intégral n’est pas forcément nécessaire, la démarche CEP peut aussi s’avérer utile et aider à déterminer si un bilan modulaire paraît justifié ».

Pour un CEP réussi, Pascaline Albaret recommande de prendre le temps de la maturation du projet : « Bien se demander ce que l’on veut faire et pourquoi, avant de réfléchir à comment s’y prendre. » Et d’insister : « Il faut prendre le temps de véritablement s’informer, de consulter des outils statistiques, des bases de données métiers et emploi, ... » Agir sans précipitation, donc, mais surtout, agir : convaincue qu’il faut quitter sans tarder la posture de consommateur, la responsable du pôle OPPF invite à se positionner d’emblée comme l’acteur central de son projet d’évolution ou de transition professionnelle.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2017

LE CEP, UN PASSAGE NON OBLIGÉ
Pas plus que la case formation n’est l’étape obligatoire de tout projet d’évolution professionnelle, le conseil en évolution professionnelle n’est pas systématique. Le Guide Repères du Cep [1] prend soin de le préciser : « Le conseil doit avoir une réelle plus-value pour le bénéficiaire, correspondre à son besoin et en aucun cas entraîner pour lui des démarches administratives et financières inutiles [...]. En particulier, le CEP ne constitue pas un point de passage obligé pour accéder à la formation dans le cadre du compte personnel de formation (CPF). »

[1ARF, Cnefop, Copanef, DGEFP, mars 2017.

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