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Un CAP cuisine après un master d’histoire

Par Onisep

En mai dernier, Camille Mennesson hésitait entre un master spécialisé dans l’édition et… un CAP cuisine. Déjà titulaire d’un bac + 5 en histoire, cette jeune femme de 23 ans a finalement opté pour le second. Elle nous explique son choix.

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Camille Menensson
© C. Josselin/ONISEP

"Ça fait longtemps déjà que je suis attirée par la restauration, mais, comme j’étais bonne élève, tout le monde m’encourageait à poursuivre mes études." Après un bac ES (économique et social) et une prépa littéraire, Camille Mennesson continue donc à la fac… Pourtant, arrivée à la fin de son master d’histoire, la jeune femme doit se rendre à l’évidence : la cuisine continue de lui trotter dans la tête. Elle décide alors de sauter le pas. "Je ne voulais pas risquer de le regretter ensuite. Je me suis donc inscrite à l’école Grégoire-Ferrandi."

Son idée : ne pas se fermer de portes

"Trop" bonne élève, Camille a longtemps craint de se fermer des portes en optant directement pour un CAP (certificat d’aptitude professionnelle). "Mes parents me disaient qu’en faisant des études supérieures, j’aurais toujours le choix de revenir à la cuisine. Le contraire était moins évident…"

Désormais placée sur les rails de la filière générale, Camille se découvre vite une deuxième vocation pour l’édition et se trouve dès lors partagée entre deux passions apparemment opposées. "En allant jusqu’à un bac + 5, j’ai voulu me laisser le temps de choisir... Si ça ne marche pas en cuisine, peut-être que dans un an je me réorienterai dans l’édition de livres de cuisine, qui sait ?" suggère-t-elle dans un sourire.

Une année rémunérée grâce à l’alternance

Pour ne pas avoir à financer une année d’études supplémentaire, Camille opte pour une formation en alternance. "Comme j’avais déjà le bac, je pouvais préparer le CAP en un an au lieu de deux. En le faisant en alternance, je n’avais pas de frais à payer, et même un salaire !"

Engagée comme apprentie à la Table d’Hédiard, Camille reconnaît que le rythme de travail est difficile. "Physiquement et psychologiquement, ce n’est pas toujours évident… ! Au début, les collègues me charriaient, car j’avais fait des études supérieures mais, au final, ça se passe super bien. Il y a une bonne ambiance !"

Un retour au concret

Quand on lui demande ce qu’elle apprécie le plus dans la cuisine, Camille est catégorique : "L’aspect concret du travail. En fac d’histoire, les cours restaient très théoriques… Là, je retrouve la matière. Je fais mon marché. Je travaille de mes mains… Ça me change !"

Et Camille de conclure à l’adresse des jeunes tentés comme elle par la cuisine : "Il ne faut pas hésiter. Lancez-vous si c’est ce que vous voulez faire !"

Par Onisep, 2011

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