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Sophrologie

Nous avons profité de l’inscription du certificat professionnel de sophrologue au RNCP (voir notre article) pour interroger Catherine Aliotta, directrice de l’Institut de formation à la sophrologie, sur les perspectives du métier.

“Exercer uniquement en libéral est la voie la plus difficile à développer”

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Catherine Aliotta (DR)

Le métier de sophrologue peut-il être un métier de reconversion ?

Absolument et, même, essentiellement ! Il faut cependant distinguer les véritables reconversions des spécialisations. Pour ceux issus du secteur paramédical, environ 15 % conservent leur ancienne activité (infirmier, sage-femme, psychologue, pharmacien, kinés, etc.) aux côtés de leur nouvelle activité de sophrologue.

Y-a-t-il une limite d’âge ?

Non, mais il faut tout de même préciser que si l’inscription du titre de sophrologue au RNCP devrait progressivement changer la donne en ouvrant la voie au salariat, il faut bien avoir en tête qu’aujourd’hui, devenir sophrologue, c’est avant tout s’engager dans une voie libérale. Cela veut dire qu’au delà de la relation d’aide qui caractérise le métier, il faut aussi détenir des compétences commerciales et être capable de tout recommencer.

Est-il facile de s’installer ?

Nous sommes encore une activité en devenir et il existe bien des lieux où n’exerce aucun sophrologue. Comme toute activité en libéral, il faut compter environ deux ans pour commencer à avoir une clientèle récurrente. Bien sûr, ce temps d’installation reste très variable, certains accueillent de quinze ou vingt personnes par semaine après six mois d’activité, d’autres continuent avec huit ou neuf au bout d’un an.

Les perspectives de développement sont-elles bonnes ?

L’inscription au RNCP va très certainement permettre de développer le secteur d’activité. Les champs d’application sont tellement variés que le métier répond aussi à des besoins annexes dans d’autres structures : par exemple, les risques psychosociaux, la santé des salariés au travail, etc., sont devenus des enjeux auxquels les entreprises doivent répondre. Deux de mes anciens stagiaires font par exemple partie du CHSCT de grandes entreprises, en tant que sophrologues. Il faut bien comprendre que vouloir exercer uniquement en libéral, en cabinet, est certainement la voie la plus difficile à développer. Si l’objectif est de poser une plaque en bas de chez soi et d’attendre, il ne se passera rien. Il faut aussi penser aux prestations externes, en entreprise, mais aussi, par exemple, dans des centres de préparation mentale pour les sportifs, dans des centres de soin, dans des écoles, dans des maisons de retraite, etc. Il y a alors moyen de développer une activité et d’en vivre très honnêtement, même s’il ne s’agit pas d’un métier où l’on fait fortune !

Propos recueillis par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2012

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