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Service civique : utile pour les autres, utile pour soi

Par Onisep

Depuis mars 2010, 22 000 jeunes ont choisi de s’engager comme volontaires du service civique. Ils ont envie d’aller au-devant des autres, mais aussi de mûrir leur projet de formation ou professionnel, ou encore de gagner en compétences. Regards croisés sur cette formule.

Comment décrocher un contrat de service civique, quelles sont les missions confiées aux volontaires et quel en est l’intérêt ? Stephen Cazade, directeur d’ Unis-Cité, une des associations pionnières du service civique, et Maylys Nzafio, jeune volontaire de 21 ans, apportent l’un son éclairage, l’autre son témoignage.

Comment se passe le recrutement des volontaires ?

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Maylys Nzafio
(DR)

Maylys Nzafio – Après mon bac ES, j’ai préparé un DUT carrières sociales, option animation. J’envisageais ensuite une licence professionnelle, mais mon dossier n’a pas été retenu. Plutôt que d’entrer directement dans le monde du travail, le service civique m’a paru une bonne solution pour m’aider à mûrir mon projet professionnel. En septembre, j’ai participé à une réunion d’information de l’association Unis-Cité. La journée a commencé par un speed-dating : des volontaires présentaient en 1 minute leur mission de service civique et ce qu’ils en retiraient. Puis on nous a proposé une mise en situation : en petit groupe, on devait imaginer l’organisation d’une rencontre entre des résidents d’une maison de retraite et des élèves d’une école primaire. L’objectif n’était pas de nous sélectionner, mais de nous permettre de vérifier si le travail en groupe nous plaisait. A l’issue de cette journée, j’ai rempli un dossier de candidature et j’ai passé un entretien où j’ai fait valoir mon désir de m’engager et mon goût du travail en équipe. Deux semaines après, je commençais mon service civique.

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Stephen Cazade
(DR)

Stephen Cazade – Nous ne recrutons pas les volontaires sur CV, car nous ne nous attachons pas aux compétences mais à la motivation. Malheureusement, nous n’avons pas autant de missions de service civique que de candidats motivés. Pour l’année 2011-2012, nous avons reçu près de 4 000 candidatures et retenu 1 700 volontaires.

Quelles sont les missions confiées aux jeunes ?

Stephen Cazade – À Unis-Cité, nous proposons aux jeunes 2 ou 3 missions au cours de leur service civique qui dure en général 9 mois d’octobre à juin ou 6 mois de janvier à juin. Ces missions se déroulent en parallèle ou les unes après les autres. Elles ne réclament pas de compétences particulières, seulement l’envie d’aller au contact des autres, habitants d’un quartier défavorisé, personnes âgées, enfants…

Maylys Nzafio – Ma mission dite majeure, qui m’occupe 3 jours par semaine, a lieu dans un quartier d’Aulnay-sous-Bois où nous participons à un projet de jardin partagé : nous avons fabriqué des coffrages de bois pour délimiter les parcelles, proposé aux habitants de choisir les semis… Parallèlement, nous faisons du porte-à-porte pour sensibiliser aux gestes écologiques et au tri des déchets. Ma seconde mission a pour thème le "mieux-vivre ensemble" dans une école primaire. Nous organisons des jeux coopératifs pendant les récrés et animons un atelier slam sur les discriminations avec des élèves de CM1 et de CM2. Je trouve enrichissant de travailler ainsi avec des publics différents, des plus jeunes aux plus âgés.

En quoi cette expérience est-elle valorisante ?

Stephen Cazade – Le service civique se distingue d’un stage. L’approche n’est pas professionnelle, mais engagée et volontaire. Cependant, les missions permettent aux jeunes de découvrir des terrains ou des publics qu’ils ne connaissaient pas, sur lesquels ils avaient des préjugés… Pour ceux qui s’orientent vers un métier du social, c’est l’occasion de vérifier leur motivation. Ils acquièrent aussi au fil des mois des compétences d’écoute, de travail en équipe… Dans notre association, chaque jeune a un tuteur qui l’aide à mesurer ces compétences dans un livret de suivi. Au bout du compte, les trois quarts des volontaires disent avoir une idée plus nette de leur projet professionnel (formation ou emploi) grâce au service civique.

Maylys Nzafio – Le service civique m’a fait mûrir. Il a confirmé mon envie de travailler dans le secteur social. J’ai réussi les épreuves écrites de l’examen d’entrée en 3e année d’école d’ assistant de service social. Je suis confiante, parce que je sais qu’à l’oral je pourrai m’appuyer sur cette expérience.

par Onisep, 2012

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