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Risque de doublon entre le CEP et le SPRO

Par Centre Inffo

Un rapport inter-inspections pointe le risque de doublon entre le conseil en évolution professionnelle (CEP) et le service public régional de l’orientation (SPRO).

L’Éducation nationale vient de publier sur son site un rapport d’Évaluation des préfigurations du service public régional de l’orientation (SPRO) - finalisé en mai dernier. Le document réalisé par les inspections générales de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAENR), celle des affaires sociales (Igas), de l’Éducation nationale (IGEN) et de la jeunesse et des sports (IGJS) fait le point sur les expérimentations commandées deux ans auparavant par la mission interministérielle, dans huit régions (Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Centre, Limousin, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes). Ce document met en avant que le déploiement du SPRO n’est achevé dans aucune de ces dernières, notamment, car elles n’ont eu qu’un an pour mettre en œuvre l’expérimentation.

« En effet, l’annonce du SPRO est intervenue peu de temps après la mise en œuvre effective du dispositif SPO (Service public de l’orientation), issu de la loi du 24 novembre 2009. Les changements liés à la nouvelle gouvernance du SPRO se sont traduits par la nécessité pour les Régions de repenser l’organisation ainsi que l’animation territoriale avec pour conséquence une période d’ajustement parfois longue au cours de l’année 2013. Par ailleurs, certaines Régions expérimentatrices sont concernées par les fusions prévues par la nouvelle carte des régions qui prendra effet au 1er janvier 2016 et doivent en conséquence veiller à assurer les articulations nécessaires », contextualise le rapport.

Le SPRO doit s’articuler avec le CEP

La mission a identifié plusieurs points qui pourraient nuire au développement du SPRO, notamment le fait que l’orientation échappe aux Régions qui sont en charge du développement du SPRO. « Leur rôle de coordination risquant de se heurter aux logiques nationales des opérateurs — notamment l’Éducation nationale ndlr — », souligne le document. De même, les rapporteurs redoutent une cannibalisation du dispositif par le CEP (conseil en évolution professionnelle), estimant que le périmètre de chaque acteur n’est pas suffisamment déterminé, et que là également, la politique régionale définie pour le SPRO peut se heurter à la stratégie nationale des promoteurs du CEP. Aussi, ils soulignent des carences dans la mise en place d’outils partagés entre les différents acteurs, notamment d’un système d’information.

La mission pointe le développement d’une offre privée et hétéroclite sur le segment de l’orientation, qui impose de pallier les faiblesses de l’offre publique et suggère à ce titre plusieurs recommandations. Il s’agit notamment de mieux articuler le SPRO et le CEP, pour garantir une continuité entre les deux dispositifs. Autre préconisation : mettre en place une fiche de liaison dématérialisée partagée par tous les acteurs, pour favoriser la fluidité du dispositif et permettre une analyse du parcours et des trajectoires des publics, pour mieux cibler les politiques d’orientation et de formation.

par Cédric Morin, Centre Inffo, 2015

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