Abonnez-vous


Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Revivez le tchat sur les métiers de l’urbanisme et du paysage

Revivez le tchat sur les métiers de l’urbanisme et du paysage

Par Onisep

Penser l’aménagement ou la rénovation d’un quartier, gérer les espaces verts d’une commune : tel est le quotidien des urbanistes et paysagistes. Intéressé/e ? Mais que doit-on faire pour exercer dans ce secteur ? Sandra Huppe est urbaniste et paysagiste au sein du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de l’Eure (CAUE27). Elle a répondu en direct à toutes vos questions mercredi 10 mai. Retrouvez l’intégralité des échanges.

En savoir plus sur Sandra Huppe

Modérateur : Bonjour et bienvenue sur ce nouveau tchat de l’Onisep ! Nous accueillons aujourd’hui Sandra Huppe, urbaniste et paysagiste au sein du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de l’Eure (CAUE27). Vous pouvez lui poser vos questions sur son parcours, son métier, ses activités, etc. Bon tchat !

Sandra Huppe : Bonjour. Bienvenue à tous. Je suis à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur ces métiers de l’urbanisme et du paysage.

Dylan : Bonjour !

Do : Que fait un paysagiste par rapport à un urbaniste ou même un architecte ?

Sandra Huppe : Ces trois métiers sont complémentaires. Les architectes, urbanistes et paysagistes travaillent souvent ensemble sur les projets.

Les architectes vont plus travailler sur les bâtiments : ils prennent en compte le site dans lequel va s’intégrer le bâtiment, mais ils se concentrent plus sur la construction.

L’urbaniste est celui qui va travailler à une échelle un peu plus large, au niveau de l’organisation d’un quartier ou d’un territoire (commune, département…), c’est-à-dire comment articuler les déplacements, le logement, les activités, les équipements publics…

La caractéristique du paysagiste est qu’il travaille principalement sur un matériau vivant, qui est le végétal. Le paysagiste va plutôt travailler sur l’aménagement des espaces publics en milieu urbain et sur les espaces naturels en dehors des espaces urbanisés.

Sophie12 : Était-ce une passion pour vous de travailler dans ce domaine ?

Sandra Huppe : Je suis arrivée aux métiers du paysage et de l’urbanisme chemin faisant… Je ne partais pas forcément pour être paysagiste et urbaniste. J’ai découvert ces métiers pendant ma classe préparatoire.

Aujourd’hui, ce métier m’intéresse énormément. Ce qui m’intéresse surtout, c’est de travailler sur l’amélioration du cadre de vie des habitants d’un territoire : faire en sorte que les personnes aient un logement qui réponde à leurs besoins, qu’elles puissent avoir accès à des équipements publics de qualité et à des espaces leur permettant de pratiquer leurs loisirs. En bref, que les habitants évoluent dans des espaces qui leur offrent la meilleure qualité de vie possible.

Laurine : Quelles études avez-vous suivies ?

Sandra Huppe : Je m’étais engagée dans une formation scientifique, avec un bac S, et la biologie m’intéressait particulièrement. J’ai intégré une classe préparatoire, option BCPST (bio-chimie-physique-sciences de la terre).

J’ai passé les concours pour intégrer une école d’ingénieurs. J’ai alors intégré l’Institut national d’horticulture et du paysage (INHP) à Angers. C’est une formation qui permet de suivre de nombreux stages et, pendant ces stages, je me suis spécialisée dans l’aménagement des espaces publics en milieu urbain. J’ai souhaité continuer mes études en urbanisme, et j’ai passé un Master en aménagement et développement du territoire à l’Université de Cardiff, au Pays de Galles.

laura : Depuis combien de temps exercez-vous ?

Sandra Huppe : J’exerce depuis 8 ans.

Mag : Et votre métier ? Pouvez-vous nous dire en quoi il consiste ?

Sandra Huppe : Je travaille dans une association et je fais principalement du conseil aux collectivités (communes, intercommunalités, départements...). Je forme les élus et les professionnels à l’urbanisme et au paysage. Je travaille beaucoup avec les élus pour définir le futur aménagement de leur commune.

Je travaille aussi avec les autres professionnels : architectes, écologues, sociologues... sur différents projets d’aménagement.
Ces projets peuvent être des projets de planification, c’est-à-dire de réalisation de documents d’urbanisme. Ces documents servent à définir ce que l’on a le droit de faire et où on a le droit de le faire (logements, activités dont commerces, etc.).

Ce peut être aussi des projets de réalisation de quartiers, avec du logement, des équipements publics : quelles formes cela va prendre, comment on aménage les espaces publics, comment on intègre ce nouveau quartier à la commune...

Vic : Quelles sont les différentes tâches à effectuer dans votre métier ?

Marie : En quoi consiste votre quotidien ?

Sandra Huppe : Je rencontre beaucoup les élus. Ils nous appellent, soit parce qu’ils ont un problème à régler, soit parce qu’ils ont un projet et ne savent pas comment s’y prendre pour le réaliser (un équipement public à réhabiliter, du logement à créer, un espace public à réaménager).

Nous les rencontrons, les écoutons et apportons notre regard de professionnels sur la situation. À partir de là, nous leur proposons un certain nombre de solutions potentielles, et eux, en tant qu’élus, choisissent celle qui leur paraît la plus pertinente pour leur territoire. Nous les aidons ensuite à recruter les meilleurs professionnels pour réaliser le projet.

Marie : Est-ce que l’on peut évoluer après un bac pro ?

Sandra Huppe : Pour les métiers d’architecture et d’urbanisme, il faudra plutôt passer un bac général.

Pour celui de paysagiste, dans les métiers de conception, on peut intégrer des formations qui proposent des « ponts » entre la filière pro et les formations de paysagiste.

Valentine : Bonjour, quelles sont les études à suivre pour exercer un métier de l’aménagement du territoire ? (par exemple : développer des éco-quartiers, bosser sur les smartcities, travailler sur les villes durables, développement durable, etc.). Merci :) !

Cla01 : Bonjour, quelles études faut-il faire pour travailler dans l’urbanisme ?

Sandra Huppe : Pour être urbaniste, on peut intégrer l’université, généralement une licence de géographie, puis passer un Master en urbanisme et aménagement. C’est la filière la plus classique.

Ensuite, pour être architecte, il faut intégrer une école d’architecture. Et pour être paysagiste, il faut intégrer une école de paysage. Dans les deux cas, on entre dans ces écoles après le bac.

Pour les urbanistes et paysagistes, il faut compter 5 ans d’études.
Pour les architectes, en plus des 5 années d’études pour obtenir le diplôme, il faut 2 ans de pratique en milieu professionnel avant d’obtenir le titre.

louis : Et un bac techno ? Comment arriver à ce métier autrement que votre parcours ?

Sandra Huppe : Il y a possibilité d’intégrer les universités ou les écoles après avoir passé un BTS.

Laurine : Est-ce qu’un institut d’urbanisme est plus reconnu, valorisant, et compétent que la faculté de géographie parcours Aménagement ?

Sandra Huppe : Les instituts d’urbanisme sont rattachés à la filière universitaire. Ils ne sont pas plus reconnus. L’APERAU, l’Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et en urbanisme, est chargée d’accréditer les formations en urbanisme.

Je te conseille plutôt de choisir en fonction du contenu d’enseignement qui t’intéresse le plus. Il existe des formations plus tournées vers le développement durable ou vers l’urbanisme opérationnel en milieu urbain (réalisation des opérations, par opposition à la planification en amont).

Isalexico : Faut-il être bon en maths ou en géométrie pour devenir urbaniste ?

Sandra Huppe : Pas spécialement. Il faut juste avoir le niveau pour obtenir son bac. Sachant que les formations en urbanisme sont ouvertes aussi bien aux filières S, ES que L. Les mathématiques et la physique seront plus importantes pour les métiers de l’architecture (résistance des matériaux...).

mag : Pourquoi ce métier et pas un autre ?

Sandra Huppe : Comme je le disais, je suis arrivée à ce métier chemin faisant. En classe préparatoire, j’ai pris connaissance de l’INHP (l’Institut national d’horticulture et du paysage) et de sa formation en paysage. Cela m’a intéressée, et j’ai donc présenté cette école. J’ai travaillé dur, et j’ai eu la chance de réussir le concours d’entrée dans cette école.

Une fois entrée dans l’école, j’ai pris conscience que le travail sur le paysage était plus vaste que la conception des espaces, et le fait de travailler en milieu urbain m’a donné envie de poursuivre en urbanisme.

dfgdh : Y a-t-il plus de femmes ou d’hommes dans votre univers ?

Sandra Huppe : Il y a au moins autant de femmes que d’hommes. Les métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage se féminisent beaucoup. Le fait que la question du relationnel soit importante n’y est pas pour rien...

kirikou22 : J’imagine que vous travaillez beaucoup en équipe ? Il faut aimer çà, n’est-ce-pas ?

Isalexico : Quelles sont les qualités requises pour devenir urbaniste ? Faut-il un bon relationnel ?

Sandra Huppe : Effectivement, c’est un métier où l’on travaille beaucoup en équipe. Aussi bien avec d’autres professionnels qu’avec les élus et les représentants des institutions. Il faut aimer travailler avec une multitude d’intervenants, savoir écouter, et trouver la réponse la plus adaptée en fonction du contexte.

C’est cela qui est intéressant : on ne sait jamais à l’avance ce sur quoi on va déboucher, ce que l’on va proposer, car cela dépend du territoire sur lequel on travaille, du choix des élus locaux, de la créativité des professionnels recrutés et du dynamisme des habitants et des associations locales.

LOLI : Qu’est-ce que vous préférez le plus ? L’urbanisme ou le paysage ?

Sandra Huppe : Pour moi, les deux sont complémentaires, et aussi intéressants l’un que l’autre. Je ne travaille jamais uniquement en tant que paysagiste, ou uniquement en tant qu’urbaniste. J’aurai toujours ce double regard, quel que soit le projet (plus paysage ou plus urba).

Jol : Comment vous formez-vous à toutes les nouvelles normes, notamment environnementales, qui arrivent chaque jour ? Existe-t-il de la formation continue ? Merci

Sandra Huppe : La formation continue est primordiale, car il y a de nouvelles normes et de nouvelles lois sont votées qui impactent très fortement nos métiers (lois Grenelle de l’Environnement, loi ALUR...).

La façon dont on mène les projets évolue aussi. Par exemple, de plus en plus de projets sont menés de façon participative, avec les habitants et les associations locales. Cela nécessite de pouvoir les écouter et de prendre en compte leurs avis et propositions.

YOURI74 : Quelles sont vos sources d’infos ? Existe- t-il une presse spécialisée ou professionnelle ?

Sandra Huppe : Il existe de nombreuses revues professionnelles et/ou spécialisées, par exemple : Urbanisme, Le Moniteur, Traits Urbains...

Nathan : Quelle est aujourd’hui la place de l’écologie dans l’urbanisme et l’aménagement des territoires ? Est-ce un enjeu prioritaire ou n’est-ce que secondaire après les enjeux sociaux et économiques autour desquels la plupart des problématiques auxquelles vous répondez sont construites ?

Sandra Huppe : L’écologie occupe une place primordiale dans l’urbanisme et l’aménagement des territoires, particulièrement depuis la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) de 2000 et les lois qui ont suivi (Grenelle et ALUR).
Notamment sur la préservation du foncier (arrêter de consommer de façon excessive les espaces agricoles et naturels) et sur la place de l’environnement dans les espaces urbanisés (trames vertes et bleues, c’est-à-dire définition et continuité des espaces de nature, en ville notamment).

Mathilda : Trouvez-vous qu’il y a assez d’aménagement dans les villes ou pas passez ? Car quand je vois notamment au niveau du paysage ce qui est fait (changement des fleurs réguliers...) je me dis que ça doit coûter cher aux communes ?

Sandra Huppe : Effectivement, une fois que des espaces sont aménagés, la commune doit les gérer. Les professionnels qui conçoivent ces espaces doivent adapter l’aménagement aux moyens financiers et humains des communes (cela ne sert à rien d’aménager un espace qui coûtera extrêmement cher à gérer et à entretenir, si la commune a de faibles moyens à allouer à l’entretien des espaces publics).

Cependant, la qualité des espaces publics est quelque chose de primordial, car ce sont dans ces espaces publics que les habitants vivent et se rencontrent. Avoir des espaces publics de qualité permet d’entretenir un lien entre les habitants d’un territoire.

C’est donc quelque chose à ne pas négliger.

Isalexico : Peut-on exercer en libéral ou en salarié ? Quel est le statut le plus répandu ?

Sandra Huppe : Il y a une grande diversité de structures dans lesquelles on peut travailler. Donc on peut exercer aussi bien en libéral qu’en étant salarié. J’ai commencé en tant que salariée d’un bureau d’études privé. Maintenant, je suis salariée d’une association.

Jéjé85 : Où peut-on se faire embaucher lorsqu’on est urbaniste et paysagiste ?

Sandra Huppe : On peut se faire embaucher dans un bureau d’études, ou créer son propre bureau d’études. On peut travailler dans des structures associatives comme la mienne (CAUE : Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement), dans des Parcs naturels régionaux, ou d’autres associations de conseil. On peut aussi rejoindre une collectivité territoriale.

Frankie : Bonjour, est-ce que c’est un travail de bureau ? Merci

Sandra Huppe : Il y a du travail au bureau, mais nous sommes aussi beaucoup sur le terrain (il est impossible de conseiller ou de réaliser un aménagement sans connaître le territoire et sans être allé sur place), et en réunion avec les différents intervenants de l’aménagement.

jimmy : Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ? Et qu’est-ce qui est le plus difficile ?

Sandra Huppe : Ce qui me plaît beaucoup, c’est le relationnel avec les différents acteurs autour des projets. Ce qui me plaît beaucoup aussi, c’est qu’il n’y a pas deux projets identiques. On repart toujours sur de nouvelles bases. C’est aussi très intéressant et stimulant de trouver des solutions à des problématiques qui paraissaient inextricables.

Ce qui est le plus difficile ? En tant que professionnels, nous sommes là pour conseiller les élus. Mais c’est aux élus de prendre les décisions... Et parfois, les décisions prises ne sont pas les plus adéquates... Il est donc difficile de rester dans son rôle de conseiller, et d’accepter que la décision prise ne soit pas celle qu’on aurait souhaitée.

Syl : Et quelles sont les principales qualités d’un bon urbaniste ?

Sandra Huppe : Un bon urbaniste doit rester à l’écoute et être créatif. Il doit aimer chercher des solutions à des problèmes complexes, qui font intervenir beaucoup d’acteurs dont les intérêts ne sont pas toujours convergents.

Au-delà de l’expertise technique, il faut des qualités d’animation de projet : savoir débloquer certaines situations, prendre du recul, faire naître le consensus, expliquer avec pédagogie...

Isalexico : Quelle est la différence entre urbanisme et génie urbain ?

Sandra Huppe : C’est la même chose !

miki : Comment vous voyez-vous dans quelques années ? Quelles sont vos ambitions futures ? Quelles perspectives d’évolution ?

Sandra Huppe : Mon travail me plaît beaucoup dans la structure où j’évolue actuellement. Je suis actuellement chef de projet.
Si j’ai une opportunité, j’aimerais bien devenir directrice d’un CAUE.

Si un jour, j’ai l’impression d’avoir fait le tour de mon poste actuel, je rejoindrais un bureau d’études privé ou je créerais mon propre bureau d’études.

Julie : Bonjour, concrètement utilisez-vous des logiciels pour créer ? Faites-vous des dessins, des croquis ou est-ce le rôle d’autres personnes ?

Sandra Huppe : Oui, c’est aussi le rôle de l’urbaniste que de faire des dessins et des croquis, lorsqu’il travaille sur la réalisation d’un projet d’aménagement : création d’un nouveau quartier, réaménagement d’un quartier existant, aménagement d’espace public...

Isalexico : Pouvez-vous indiquer une fourchette de salaire ?

Sandra Huppe : Le salaire dépend de la structure dans laquelle vous évoluez, privée ou publique, mais vous pouvez espérer commencer entre 1 500 et 1 800 € net et évoluer par la suite en fonction de vos responsabilités. Plus vous prenez de responsabilités dans la conduite d’un projet, plus le salaire est important.

Dylan : Je cherche un stage. En trouve-t-on facilement ?

Sandra Huppe : Il n’est pas toujours évident de trouver un stage dans les petits bureaux d’études. Il faut plutôt viser les gros bureaux d’études ou les associations, de type CAUE, agences d’urbanisme ou Parcs naturels régionaux, ou les services des collectivités dans les grandes villes ou les intercommunalités. Il ne faut pas hésiter à solliciter les professionnels, ne serait-ce que pour parler avec eux de leur métier.

Marie : Y a-t-il beaucoup de débouchés ?

Lakhdari : Bonjour madame, est-ce que je peux trouver un travail dans ce domaine (paysagiste) ? Merci

Sandra Huppe : Il y a de plus en plus de débouchés. C’est un métier qui est amené à monter en puissance, car les territoires concentrent de plus en plus d’enjeux (logement, économie, environnement...). Il faut donc pouvoir répondre à tous ces besoins le mieux possible et, cela, en impliquant au maximum les premières personnes concernées, c’est-à-dire les usagers et les habitants...

Romain : Bonjour. Depuis quand est-ce que l’on fait appel à des urbanistes ? Est-ce que toutes les mairies travaillent avec ces professionnels ?

Sandra Huppe : Depuis toujours ! Les villes de l’Antiquité étaient déjà organisées selon des plans élaborés par des urbanistes, qui ne s’appelaient peut-être pas ainsi à l’époque mais en étaient déjà !

Beaucoup de mairies travaillent avec ces professionnels, surtout quand il s’agit de projets d’ampleur (création de nouveaux quartiers, de nouvelles zones d’activités, ou renouvellement de quartiers existants) et/ou lorsque le projet concentre beaucoup d’enjeux économiques et environnementaux.

claude : Bonjour. Quel est l’importance de l’urbaniste dans la construction d’une maison ?

Sandra Huppe : L’urbaniste va travailler en amont sur la définition des règles d’urbanisme qui s’appliquent au territoire où s’implantera la construction. Il peut aussi travailler sur le plan d’aménagement d’ensemble du quartier dans lequel s’insérera la construction. L’architecte devra prendre en compte ces règles et ce plan d’aménagement pour concevoir le bâtiment.

Modérateur : La dernière question en guise de conclusion...

sophie33 : Quels sont les premiers enseignements que vous tirez de ce métier ? Que diriez-vous à un jeune qui veut faire ce métier ?

Sandra Huppe : C’est un métier où il faut vraiment aimer travailler en équipe et en interaction avec de nombreux intervenants. Il y a une grande dimension pédagogique : il faut savoir expliquer les choses clairement et adapter son langage au niveau d’expertise de l’interlocuteur. Les élus ne sont pas tous urbanistes, et les habitants non plus !

Il faut aimer relever les défis tout en sachant rester à sa place, à savoir donner un maximum d’éléments et d’explications pour que les élus puissent faire leur choix en toute connaissance de cause. Car ce n’est pas à l’urbaniste de décider. Il faut savoir faire confiance au décisionnaire, qui connaît très bien son territoire et ses enjeux.

Comme je l’ai dit, c’est un métier qui a beaucoup d’avenir et qui est motivant, car il permet d’améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants en général. L’impact de ce qu’on fait est visible, et on a vraiment l’impression d’être utile !

Modérateur : Le tchat se termine. Merci à tous pour votre participation. Merci à Sandra pour ses explications et ses conseils. Vous retrouverez la retranscription des échanges prochainement. Bon après-midi !

Les publications de l’Onisep

métiers

Architecture, urbanisme et paysage
collection Parcours
parution en mars 2017

Un point complet sur les métiers et les filières d’études liés à 3 domaines d’activité : l’architecture, l’urbanisme et le paysage.

pdf : 8,00 € broché : 12,00 € hors frais de port

par Onisep, 2017

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement