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Revivez le tchat avec Nicolas Jousserand, docteur vétérinaire

Par Onisep

Vous avez participé, souhaitez revivre ou complètement manqué le tchat avec Nicolas Jousserand, docteur vétérinaire ? Retrouvez ci-dessous l’intégralité des échanges.

Modérateur : Bonjour ! Le tchat va démarrer dans quelques instants

Bonjour et bienvenue sur ce nouveau tchat de l’Onisep. Nous accueillons aujourd’hui Nicolas Jousserand, docteur vétérinaire. Il se tient prêt à répondre à vos questions sur son métier, les formations qui y mènent, son parcours... Bon tchat !

Nicolas Jousserand : Bonjour à tous et à toutes. J’attends vos questions et j’essaierai d’y répondre au mieux !

NADINE : Quelle 3e doit faire ma fille et ensuite quel bac pour devenir vétérinaire ?

Nicolas Jousserand : L’important est d’envisager une filière générale, dans le but de faire une filière bac général scientifique.

Mag : Les études sont-elles longues ? Dans quelle(s) matière(s) faut-il être bon ?

Maxime : Combien d’années d’études faut-il suivre pour devenir vétérinaire ?

Nicolas Jousserand : Les études vétérinaires après le bac durent sept ans, décomposés en une première phase de préparation aux concours (deux ans au minimum), suivis de cinq ans de formation en école vétérinaire.
Il faut un profil globalement bon, sans grosses lacunes : les matières scientifiques sont primordiales mais il ne faut pas délaisser les matières littéraires, qui sont également importantes. La clé est un profil homogène.

Cargot : J’aurais voulu connaître le profil des élèves qui intègrent l’école de vétérinaires. Y a-t-il que des élèves issus de S ? Merci

Nicolas Jousserand : En théorie, avec n’importe quel bac, on peut se présenter à une filière débouchant sur un concours vétérinaire, mais dans les résultats, 99,9 % des étudiants admis ont un bac S.

MAELLE : Bonjour, ma fille qui se dirige vers un bac S m’a parlé de classe préparatoire. Pouvez-vous me dire ce que c’est ? Qu’est-ce que l’on y apprend ? Merci

Nicolas Jousserand : Dans les classes préparatoires, l’enseignement ressemble globalement à ce que l’on retrouve au lycée (terminale), c’est-à-dire les matières générales (maths, SVT, mais aussi français, langues...), mais avec un rythme beaucoup plus soutenu. Le programme est environ quatre à cinq fois supérieur à une classe de terminale la première année. La deuxième année, l’objectif est de passer le concours, avec un programme bien défini.

Youssef : Les études sont-elles très difficiles ?

Tribout : Les deux années de prépa sont-elles plus difficiles que l’école de vétérinaire ?

alex35 : Est-ce que c’est vraiment aussi dur qu’on le dit d’être vétérinaire ? J’ai 17 de moyenne générale et à peu près pareil dans toutes les autres matières. J’ai donc une grande chance de réussir ?

Nicolas Jousserand : La partie la plus difficile des études vétérinaires est celle avant le concours, pour lequel il y a beaucoup de candidats et peu de places.
Par la suite, il y a moins de pression, car l’épreuve de sélection est passée. Néanmoins, les années restent denses.
Il est difficile de se prononcer sur les chances de réussite avec les résultats de lycée (ou de collège). Le rythme et le type de travail demandé en classe préparatoire sont totalement différents.

MAELLE : Que faire si ma fille rate le concours ? Peut-elle faire plusieurs concours dans une année ?

Nicolas Jousserand : La règle est qu’on n’a pas le droit de tenter plus de deux fois dans sa vie un des concours d’entrée dans une école vétérinaire, quelle que soit la voie choisie.
Pour clarifier, il existe cinq concours après le bac (ou chemins d’accès) qui ouvrent sur les écoles vétérinaires, qui sont au nombre de quatre pour la France.

Isalou : J’ai entendu que l’on n’était pas obligé de passer par une classe prépa pour accéder aux écoles de véto : pouvez-vous parler des autres accès ?

Nicolas Jousserand : Il existe en effet cinq "voies" d’accès :

  • la classe préparatoire, en deux ans, par laquelle rentrent 70 % des étudiants ;
  • la licence de biologie, en deux ou trois ans ;
  • l’IUT ou le BTS suivis d’un an de classe préparatoire ;
  • une classe préparatoire ouverte uniquement à certains bacs technologiques (STS et STL) ;
  • et, enfin, une voie ouverte aux docteurs en médecine, pharmacie, dentaire, et aux titulaires d’un master en biologie.

NADINE : Où se trouvent les écoles préparatoires ? En existe-il partout en France ?

Nicolas Jousserand : Il en existe une petite centaine. Elles sont réparties en France dans des lycées qui le proposent.

Gab : Pour être vétérinaire en zone rurale, est-ce la même formation que vétérinaire en ville ? Ou existe-t-il une formation spécifique ?

Nicolas Jousserand : Il existe une seule formation aboutissant à un seul diplôme qui est celui de docteur vétérinaire.
Durant la formation, il y a des options en petite quantité qui permettent d’approfondir ses connaissances, mais elles ne limitent pas l’exercice en sortie d’école.

blanche renard : Quelles sont les compétences importantes et utiles pour faire les études de vétérinaire ?

Nicolas Jousserand : Il faut, c’est évident, aimer les animaux ! Mais aussi aimer le contact avec les gens.
Il faut aussi être sérieux, organisé et ne pas compter ses heures.

Mag : Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir vétérinaire ?

Nicolas Jousserand : J’étais déjà intéressé par les sciences quand j’étais plus jeune, ce qui m’a orienté vers un parcours scientifique, avec un attrait particulier pour l’aspect médical.
Etant moi-même cavalier, je me suis intéressé à la profession de vétérinaire. Ce qui m’a particulièrement séduit, c’est la diversité des débouchés.

HM : Pourquoi vétérinaire plutôt que médecin ?

Nicolas Jousserand : Le grand avantage du métier de vétérinaire par rapport à celui de médecin, c’est la diversité des "patients" auxquels on est confronté, et des maladies qu’ils peuvent avoir, qui sont évidemment différentes d’une espèce à l’autre.
Il y a aussi des aspects négatifs, notamment financiers : ce sont les propriétaires d’animaux qui payent intégralement les soins (pas de Sécu pour rembourser !), ce qui limite les moyens que nous avons à notre disposition.

Zicky : Le métier de vétérinaire est-il plus dur que le métier de médecin ?

Nicolas Jousserand : Je pense qu’il s’agit de deux métiers différents. Nous partageons évidemment une base scientifique et médicale, néanmoins la relation avec le patient est différente. Dans le métier de vétérinaire, il faut prendre en compte les attentes du propriétaire. Celui-ci peut être le maître du chien mais également un agriculteur avec son troupeau, qui est pour lui un outil de travail.

Jimmy92 : Quelle est la principale activité du métier de vétérinaire ?

Rere : Quelle est l’activité la plus fréquente ?

Nicolas Jousserand : Tout dépend de quel type d’exercice de vétérinaire on parle.
En ce qui me concerne, j’exerce en médecine des animaux de compagnie. Mon activité la plus fréquente consiste en des consultations d’animaux qui sont présentés pour différents symptômes.
Une grande partie de mon temps est également consacrée à un aspect administratif (rédaction de comptes rendus, suivi téléphonique des patients, rédaction d’ordonnances...).

Angie : Un vétérinaire fait-il des chirurgies tous les jours ?

Nicolas Jousserand : Pour un vétérinaire généraliste, les petites chirurgies font partie du quotidien.
Certains vétérinaires choisissent, en revanche, de déférer cette activité à des confrères, notamment à des spécialistes en chirurgie lorsqu’il s’agit d’interventions complexes.

mick92 : J’aimerais être vétérinaire pour animaux sauvages. Que dois-je faire pour y arriver ?

Nicolas Jousserand : Le principal problème des animaux sauvages, c’est que comme leur nom l’indique, ils n’ont pas de propriétaire. Et donc personne pour financer les soins !
Certains vétérinaires exercent en zoos, mais ils sont très peu nombreux.
Une spécialisation existe dans la médecine zoologique, ce qui inclut les nouveaux animaux de compagnie (reptiles, petits mammifères et oiseaux) et les espèces non domestiques. Cette spécialisation se fait en quatre ans après le diplôme (comme toutes les spécialisations).

Modérateur : Nous avions organisé un tchat avec Julie Platel, pro des soins auprès des animaux dans un zoo. Pour ceux qui s’intéressent à ce métier, le transcript est en ligne sur onisep.fr/tchat

Remio : Combien y a-t-il de sortes de vétérinaires ?

Nicolas Jousserand : Il y a d’abord les vétérinaires qui exercent la médecine et la chirurgie des animaux. Ce sont les plus connus. Ils peuvent exercer sur les chiens et chats, les équidés ou encore les animaux de production (ruminants, porcs, volailles).
On trouve ensuite des vétérinaires dans la recherche publique (Insern, CNRS, INRA) et privée (industries agro-alimentaires et pharmaceutiques).
Certains vétérinaires rejoignent aussi l’armée. D’autres travaillent dans les administrations, notamment dans tout ce qui concerne la santé publique : prévention des maladies se transmettant de l’animal à l’homme (type grippe aviaire, porcine, etc.) ; sécurité sanitaire des aliments - travail en abattoir, etc.
Enfin, d’autres s’insèrent dans des filières plus atypiques : assurances, banques, consulting pour d’autres vétérinaires, management...

Zicky : Part-on souvent en déplacement ?

Nicolas Jousserand : Cela concerne principalement les vétérinaires exerçant en milieu rural, pour qui le déplacement est indispensable pour se rendre dans les élevages, où ils peuvent soigner un individu du troupeau, mais aussi l’ensemble du cheptel, en étudiant l’alimentation, les bâtiments...
Mais certains vétérinaires exercent exclusivement en clinique ou en cabinet.

MAELLE : Pendant les études avez-vous appris aussi comment ouvrir son propre cabinet ? Et tout ce qui concerne l’administration ?

Nicolas Jousserand : Cela fait partie, en effet, de la formation. C’est un aspect du métier qui est amené à se développer dans les années à venir.

Marie-estelle : Combien peut-on être pour former une clinique vétérinaire ?

Nicolas Jousserand : À la sortie d’école, chaque vétérinaire est libre de former sa propre structure vétérinaire ou de rejoindre une clinique existante comme salarié ou en rachetant des parts d’association.
Il n’y a pas vraiment de nombre minimal pour former une clinique.

Marco : Y a-t-il des difficultés à trouver du travail en tant que vétérinaire ?

Aspa : Quel avenir pour les vétérinaires ? Connaissent-ils la crise ?

Nicolas Jousserand : À la sortie de l’école, il y a assez de travail pour tous les diplômés, mais pas forcément dans le secteur géographique et dans le type d’exercice que l’on souhaite.
Par exemple, il est de plus en plus difficile de trouver du travail en exercice "canin" (chiens et chats) pur, dans les grandes villes.

Sophh : Quelles sont vos horaires de travail, vos vacances, vos congés…

Aspa : Quelle vie mènent les vétérinaires à côté de leur travail ? (salaire et vie de famille)

Nicolas Jousserand : C’est une profession où il ne faut pas s’attendre à des horaires fixes, en règle générale. Les gardes de nuit et le week-end sont monnaie courante, à une fréquence qui dépend de la structure dans laquelle on travaille. Cela peut être, par exemple, plusieurs nuits par semaine.
Le principe, c’est qu’il y ait une continuité des soins pour les animaux et leurs propriétaires, c’est-à-dire qu’ils aient toujours un vétérinaire proche de chez eux qui puisse les recevoir en cas d’urgence.

Hugo : Vétérinaire : un métier valorisant ? La clientèle est-elle (la plupart du temps) agréable ?

Nicolas Jousserand : Fort heureusement, la clientèle est globalement agréable. Néanmoins, on reçoit des gens dont l’animal est malade, voire en situation de détresse, ce qui peut induire des situations tendues...
C’est un métier valorisant, dans le sens où on est amené à sauver des vies, même si on est confronté très régulièrement à la mort...

Julie : Moi j’adore les animaux, surtout les chiens... mais je ne pourrais jamais leur faire de mal !!! Existe-il un moyen pour ne pas voir trop de sang ???

Nicolas Jousserand : La vue du sang fait malheureusement partie de notre quotidien, que cela soit pour les chirurgies mais aussi pour soigner des animaux accidentés, ou lorsqu’on est amené à réaliser une autopsie.

Sophie : Avez-vous des animaux chez vous ?

Nicolas Jousserand : J’ai un chien, un berger allemand de 4 ans. J’ai aussi un aquarium, avec des poissons exotiques. Je monte aussi à cheval.

Mathieu : J’ai entendu dire que pour devenir vétérinaire équin il faut avoir un bon niveau en tant que cavalier, est-ce vrai ?

Nicolas Jousserand : Rien n’oblige à être cavalier pour devenir vétérinaire, même équin. Cependant, il est vrai que pour s’insérer dans ce milieu très particulier qu’est celui de l’élevage des chevaux de compétition, mieux vaut avoir de bonnes notions sur cet environnement professionnel.

Snow : Depuis toujours je rêve de devenir vétérinaire mais n’ayant pas les capacités, pensez-vous que le métier d’ASV est un bon compromis ? Est-ce que les ASV ont des tâches importantes à réaliser au niveau des soins ?

Nicolas Jousserand : L’auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) est une personne indispensable pour le fonctionnement d’une structure vétérinaire. Mais son quotidien comprend beaucoup de travail de secrétariat, de gestion de stocks et de préparation de matériel. Légalement, elle ne peut pas réaliser d’actes vétérinaires.

MAELLE : Vers quoi ma fille pourrait-elle se diriger si elle n’est pas admise au concours ? Elle aime tellement les animaux !

Nicolas Jousserand : Il existe une diversité de métiers autour des animaux comme le soigneur, l’ASV, ou, plus éloigné du milieu médical, comme toiletteur.
Par ailleurs, les voies de préparation aux concours d’entrée aux écoles vétérinaires préparent également à l’entrée aux écoles d’agronomie, dont certaines proposent des spécialisations en rapport avec les animaux (science de l’élevage, maintien de la biodiversité...).

Davis : Est-ce qu’un passage à l’étranger est un plus niveau étude ou niveau professionnel ?

Nicolas Jousserand : Dans le cursus initial, une partie de la formation doit obligatoirement s’effectuer à l’étranger (six semaines au minimum). Il est toujours possible de réaliser des stages facultatifs à l’étranger, ce qui apporte un plus. Mais ce n’est pas indispensable.

Matchoute : Bonjour, j’adore les sciences, mais je déteste l’histoire-géo et je suis nul en français. Est-ce des compétences importantes pour le métier de vétérinaire, quelle que soit la spécialité ?

Nicolas Jousserand : Au concours, l’épreuve de français a le même coefficient que l’épreuve de biologie (5) ! C’est donc une matière à ne négliger sous aucun prétexte.
En ce qui concerne l’histoire-géographique, le résultat est souvent scruté dans les dossiers, car c’est considéré comme un révélateur de la capacité à mémoriser une information.
Donc, il n’est pas nécessaire d’avoir une excellente moyenne, mais au moins un résultat correct.

Danielle : Ma fille avait commencé une formation CAPA soigneur équin mais a dû arrêter à la suite d’un accident en stage avec un cheval et une trop grande convalescence. Sortie du milieu scolaire depuis trois ans maintenant, elle ne trouve rien. A-t-elle encore une chance de devenir vétérinaire ou doit-elle s’orienter vers un métier comme ASV ?

Nicolas Jousserand : Il est très difficile, lorsque l’on sort du parcours classique lycée / études secondaires, de ré-embrayer sur un parcours de préparation à un concours.
La seule voie possible serait via une licence de biologie (à condition d’avoir un bac général) et de travailler dur pour atteindre le niveau du concours. Mais c’est à mon avis très improbable...

Modérateur : Nous prenons les dernières questions...

Marie44 : Je voudrais connaître le salaire moyen d’un vétérinaire à temps plein ?

Nicolas Jousserand : Pour un vétérinaire exerçant dans les animaux de compagnie, le salaire annuel est aux alentours de 55 000 euros.
Pour un vétérinaire exerçant en milieu rural, on est aux alentours de 75 000 à 80 000 euros.

Flo : Pourquoi avez-vous prolongé vos études et fait un internat ? Qu’est-ce que cela vous apporte de plus ?

Nicolas Jousserand : A l’heure actuelle, la profession vétérinaire évolue vers la spécialisation, c’est-à-dire des personnes qui complètent leurs études pour n’exercer que dans une discipline (dermatologie, ophtalmologie, chirurgie...).
Cette spécialisation se réalise en deux étapes : l’internat, qui est une formation généraliste permettant d’avoir suffisamment de recul sur l’ensemble des disciplines pour entamer la seconde étape, le résidanat, qui dure trois ans et se focalise sur une spécialité.

Sophh : Qu’est ce qui est le plus dur dans votre métier ? Le plus enrichissant ?

Nicolas Jousserand : Le plus dur dans notre métier, c’est, comme pour toute profession médicale, lorsqu’on n’arrive pas à soigner le patient qu’on a en face de nous. C’est particulièrement le cas lorsqu’on doit euthanasier un animal.
Le plus enrichissant, c’est d’être confronté à une diversité de situations, médicales ou humaines, ce qui fait que chaque jour est différent.

Modérateur : Le tchat se termine. Nicolas, le mot de la fin ?

Nicolas Jousserand : Merci à tous. J’espère avoir répondu à toutes vos questions et vous avoir donné envie de faire mon métier. Je vous convie à assister aux journées portes ouvertes organisées dans les établissements !

Modérateur : Merci à tous. Merci à Nicolas d’avoir répondu à vos questions.
Une publication intitulée Les métiers auprès des animaux est disponible dans nos librairies en ligne.
Pour toute autre question, consultez monorientationenligne

LES PUBLICATIONS DE L’ONISEP
Les métiers auprès des animaux, collection Parcours
Vétérinaire, éleveur-se, moniteur-trice d’équitation… Travailler auprès des animaux est souvent un choix motivé par une passion qu’il faut confronter à la réalité du terrain. Avec ses nombreux témoignages, cette édition 2015 permet de découvrir ces métiers aux pratiques et aux spécialités multiples.
Parution en mars 2015

Disponible en téléchargement PDF (8,00 €) et version papier (12,00 € hors frais de port) : ACHETER

par Onisep, 2015

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