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Revivez le tchat avec Guillaume, architecte

Par Onisep

Guillaume Bellanger est architecte. Ce métier vous intéresse ? Êtes-vous fait(e) pour ? Quelles études faut-il envisager ? Études, métier, formation… Il a répondu à toutes vos questions mercredi 11 décembre. Voici l’intégralité des échanges.

Guillaume Bellanger : Bonjour à tous, ravi d’être ici. J’espère être utile et répondre à toutes les questions que vous vous posez sur mon métier.

alice d’ergom : Comment avez-vous su que vous vouliez être architecte ?

Gilles : Qu’est-ce qui vous a décidé à faire ce métier ?

Guillaume Bellanger : J’avais 13 ans, j’étais au collège, en quatrième. Dans un cours d’anglais, nous lisions un texte dont le sujet était : que voudriez-vous faire quand vous serez grand ?

Sur une illustration de ce texte, une élève lève la main et dit « I want to be an architect ». Au-dessus de sa tête est dessiné un nuage dans lequel figure un plan de maison.

Je crois que c’était la première fois que je voyais un plan de maison. Ça a été un flash. Instantané. J’ai su c’était le métier qu’il fallait que je fasse.

Je suis rentré chez moi le soir et, imaginant que mon père avait gagné au loto, j’ai dessiné le plan d’une immense maison. Et j’ai passé des nuits à m’imaginer la vie à l’intérieur.

Mathieu : Quelles sont les différences entre architecte et ingénieur en BTP ?

Guillaume Bellanger : La différence, c’est qu’un architecte fait la conception d’un bâtiment. C’est un métier créatif.

Un ingénieur, lui, est là pour calculer la structure d’un bâtiment. C’est un métier qui requiert de grosses qualités scientifiques.

Rémy : A quoi ressemble une journée type pour vous ?

Guillaume Bellanger : Je passe 80 % de mon temps devant mon ordinateur. Avec l’arrivée de l’informatique, ça fait longtemps que l’on ne travaille plus sur papier.

En ce moment, je travaille sur un projet pour les Menhirs de Carnac, pour redonner un sens à ce lieu. Je mets au propre mes idées sur un plan du site dans lequel j’insère mon projet.

A côté de ça, j’ai en moyenne un rendez-vous par jour avec un client, ou avec des représentants de la ville, ou pour la communication de mon agence.

Louiz : Quelles sont les modalités d’accès en école d’architecture ?

Guillaume Bellanger : On rentre à l’école d’architecture juste après le bac. Il n’y a pas vraiment de modalités spécifiques. On ne prend pas les étudiants principalement en fonction de leurs notes. Il n’y a pas de concours d’entrée, mais un entretien complémentaire au dossier. Le jury nous pose des questions sur le monde d’aujourd’hui, sur la profession d’architecte... Ce qu’il veut voir, c’est si l’élève est curieux, cultivé et passionné.

Alain : Quelle formation avez-vous suivie ?

Sophie33 : Quelle est la formation idéale pour faire votre métier ?

Sophie : Existe-t-il un parcours scolaire bien défini pour faire votre métier ?

Guillaume Bellanger : Il n’y a pas de parcours scolaire bien défini pour le métier d’architecte. On dit à tort qu’il faut faire un Bac S pour être architecte. C’est faux. A l’école, j’étais nul en maths et on me disait que je ne pourrai jamais être architecte.

J’ai fait un BEP Construction & topographie, suivi d’un BT Collaborateur d’architecte. Je trouvais l’enseignement dans les lycées classiques (S-ES-L) trop abstrait.

J’ai préféré faire un BAC professionnel pour toucher un peu du réel, du concret.

Cela étant, même si cette formation m’a mené à l’école d’architecture, j’ai des amis architectes qui ont aussi bien un bac S, qu’un bac ES ou un bac L.

Donc il n’y a pas de chemin prédéfini.

Justine26 : Vous pensez que l’option facultative arts plastiques au lycée est utile pour entrer en école d’architecture ?

Guillaume Bellanger : Effectivement, l’architecture est un métier très ouvert sur l’art. Lors des entretiens d’entrée à l’école, le jury veut s’assurer que l’élève est réceptif à cela. Donc prendre une option arts plastiques au lycée me semble une très bonne chose.

Sandrine : Quelles sont les qualités requises pour devenir architecte ?

Guillaume Bellanger : C’est un métier où l’on travaille beaucoup, donc il faut être motivé ! Il faut être passionné, curieux et ouvert d’esprit. En effet ce métier touche à beaucoup d’autres domaines (l’art, l’histoire, les métiers du bâtiment, l’ingénierie...).

Alain : Quel logiciel utilisez-vous ?

Guillaume Bellanger : Le logiciel le plus utilisé par les architectes est AutoCad.

On travaille aussi beaucoup sur Photoshop, sur des logiciels de 3D et sur des logiciels classiques comme Excel, InDesign (mise en page), ...

Alain : Utilisez-vous Sketchup ?

Guillaume Bellanger : Oui, il fait partie des logiciels 3D que j’évoquais à l’instant.

Sandrine : Être bon en dessin : est-ce important ?

Guillaume Bellanger : Bonne question ! Bien sûr c’est mieux de l’être, mais ce n’est pas indispensable. De toute façon, au cours des premières années à l’école d’architecture, on nous oblige à dessiner. Donc même si on n’est pas talentueux au départ, on va le devenir. Mais c’est un atout de l’être au départ.

souris60 : Combien de temps d’études avez-vous fait et vous plaisiez-vous dans votre branche ? C’était par passion ou par obligation que vous avez choisi architecte ?

Guillaume Bellanger : La durée des études est de 5 ans, pour avoir le titre d’architecte : une licence de 3 ans suivie d’un master de 2 ans. Il faut une année supplémentaire pour avoir le droit d’exercer en son nom propre.

Pour clarifier : à la fin d’un master, on a le droit d’exercer, mais on n’a pas le droit de signer de permis de construire.

alice d’ergom : Avez-vous trouvé le rythme de travail en école d’architecture difficile à suivre ?

Guillaume Bellanger : C’est sûr qu’on travaille beaucoup ! Maintenant, comme je le disais, j’étais passionné dès la première année par mes études, et, du coup, c’était plus une passion qu’une obligation, donc le rythme de travail ne me paraissait pas dur à suivre.

Maintenant, c’est vrai qu’on travaillait tous les week-ends et souvent le soir.

Benoît : Êtes-vous à votre compte ou travaillez-vous dans une agence ?

Guillaume Bellanger : J’ai travaillé environ 2 ou 3 ans en agence après mon diplôme. Je me suis mis à mon compte il y a 2 ans et demi.

Sandrine : La formation est sur 5 années+1 mais on a un nombre d’années limité pour décrocher le diplôme ?

Guillaume Bellanger : Oui. Je crois qu’on ne peut pas redoubler plus de 2 fois pendant un cycle (licence ou master).

Danny : Êtes-vous beaucoup d’architectes en France ? La voie est-elle bouchée ?

Paula : Rencontre-t-on des difficultés à trouver du travail en tant qu’architecte ?

Guillaume Bellanger : Aucune difficulté. Il y a du travail, il y a des offres.

Suite à mon diplôme en 2008, j’ai passé 15 jours à envoyer des CV, et au bout de ces 15 jours, j’avais 3 propositions.

Justine26 : Dans quelle école d’architecture avez-vous été ? Quelle était la spécialité de cette école ?

Guillaume Bellanger : J’ai fait mes 2 premières années à l’école d’architecture de Rennes (Bretagne). Ensuite j’ai fait les 3 suivantes à l’école d’architecture de Paris-Malaquais. Il n’y a pas vraiment de spécialités entre les écoles car elles mènent toutes au même diplôme.

Je vous conseille quand même d’aller aux journées portes ouvertes, car chacune a son approche spécifique. J’avais choisi Malaquais car je trouvais qu’elle avait une approche plus expérimentale que celle de Rennes.

alice d’ergom : Que nous conseillez-vous de faire pour se préparer à entrer en école d’architecture (et passer l’entretien ^^)

Guillaume Bellanger : L’idéal, c’est : (1) d’aller aux journées portes ouvertes, pour voir ce que font concrètement les étudiants, et, en vue de l’entretien, savoir ce qui se passe dans l’école ; (2) de rencontrer des étudiants et dialoguer avec eux.

Cependant, comme je le disais, les écoles recherchent des gens cultivés et curieux, donc c’est une bonne chose de se tenir au courant de l’actualité, de lire des journaux...

Étienne G. : Un cursus diplômant en architecture forme-t-il aussi à l’architecture d’intérieur ?

Guillaume Bellanger : Non, ce n’est pas le même diplôme. Avec un diplôme d’architecte, on peut faire bien sûr intérieur et extérieur. Architecte d’intérieur, on ne fait que de l’intérieur : pas le droit de construire de bâtiments.

La durée des études pour être architecte d’intérieur est, je crois, plus courte.

Corentin : Est-ce que faire des stages aide à entrer en école ?

Guillaume Bellanger : Oui, c’est une très bonne idée. J’en avais fait 2 ou 3 avant. C’est sûr que pour un entretien d’entrée en école d’architecture, c’est un avantage d’avoir fait un stage en agence. C’est aussi un bon moyen de savoir si ce métier vous plaît.

Mathilde : Y-a-t-il beaucoup de concurrence dans le métier d’architecte ? Est-ce dur de « faire sa place » ?

Guillaume Bellanger : Pour se mettre à son compte, c’est compliqué, surtout en ce moment car il n’y a pas trop de travail. Pour débuter, c’est toujours bien de connaître dans son entourage des gens qui ont envie de construire une maison...

Il n’est pas évident de décrocher son premier projet, que des gens vous fassent confiance. En revanche si l’on veut être salarié dans une agence, c’est plus facile.

mathias correia : Bonjour je viens d’arriver. Connais-tu une école pour devenir architecte à Bordeaux ?

Guillaume Bellanger : Il y a effectivement une école d’architecture à Bordeaux. Il y en a dans toutes les grandes villes : les écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA). Il y en a aussi une à Toulouse, par exemple. Elles délivrent un diplôme d’État.

alice d’ergom : Quelles parties du métier d’architecte préférez-vous ?

Guillaume Bellanger : Encore une fois, c’est un métier qui touche à plein d’autres (art, ingénierie...). Je me sens plus proche du domaine de l’art. Ce que je préfère, c’est réfléchir à la conception de mes projets.

Sandrine : Le salaire est environ de combien ?

Yeaah : Et niveau salaire, ça paie plutôt bien quand on est à son compte ou est-ce mieux d’être embauché ?

Guillaume Bellanger : A la sortie de mon école, mon premier salaire était de 1 600 euros/mois.

MrAshtaka49 : Quel est le salaire moyen d’un architecte au début de la carrière ? En pleine carrière ?

Guillaume Bellanger : Au bout de quelques années, on arrive à quelque chose entre 2 000 et 2 500 euros.

Quand on se met à son compte, c’est complètement différent, il est donc difficile de donner un chiffre.

Sandrine : Pendant vos études, vous étudiez les techniques du bâtiment, les matériaux ou est-ce surtout l’histoire et le dessin ?

Guillaume Bellanger : Toutes ces matières ! Vous devez être bien renseignée !

Nous avions des cours de matériaux, de mathématiques, d’histoire de l’architecture, de sociologie, de théorie du projet, de dessin, de structures, d’histoire de l’art, d’arts plastiques, et bien sûr de la gestion de projet.

mathias correia : Avez-vous beaucoup voyagé pour votre métier ?
Revivez le tchat avec Guillaume, architecte 4

Guillaume Bellanger : Oui. On est amené, pendant les études, à beaucoup voyager. On devait faire environ un voyage à l’étranger par an pour visiter des villes connues, des bâtiments réputés... Pendant les études, on prend goût à ça, et on vit avec d’autres étudiants qui ont goût aux voyages.

Ma première année, je suis allé en Grèce. La 2è année, à Barcelone et à Amsterdam, où il y a beaucoup d’architecture moderne. En 3è année, en Suisse.

Évidemment, il y a aussi le programme Erasmus dont on peut bénéficier pendant les études.

Theo : Est-il facile d’aller travailler à l’étranger après avoir fait ses études d’architecte en France ?

Guillaume Bellanger : Oui, on peut aller travailler à l’étranger. Cependant, un diplôme d’État d’architecte français n’est pas reconnu l’étranger. Et réciproquement.

On ne peut donc pas se mettre à son compte à l’étranger. Mais on peut trouver un architecte étranger qui aimera notre travail et voudra nous embaucher. On peut aussi faire un stage à l’étranger, ce qui est encore plus accessible.

Justine26 : Pensez-vous que cela est bien de préparer un book contenant nos différents projets pour le présenter lors du concours d’entrée à l’ENSA ?

Guillaume Bellanger : Je t’encourage à le faire, c’est une très bonne idée !

Et surtout, n’hésite pas à mettre des projets très personnels.

alice d’ergom : Quels genres de projets, par exemple ?

Guillaume Bellanger : Ce que je voulais dire, c’était de ne pas forcément s’obliger à mettre des projets qu’on a fait à l’école. Un de mes amis, au lycée, avait construit une cabane dans les bois et continuait à travailler dessus. Il avait présenté ce projet lors de son entretien, et j’avais trouvé ça très bien.

Alain : Personnellement, depuis la 5è j’utilise Sketchup. Faut-il que je garde tout ce que je fais ?

Guillaume Bellanger : On ne va pas prendre quelqu’un en école d’architecture pour sa capacité à se servir d’un logiciel. C’est bien d’être indépendant d’un logiciel. On n’est pas informaticien ! Les écoles trouvent parfois qu’aujourd’hui les élèves travaillent trop sur ordinateur et pas assez à la main. Travailler à la main, c’est le meilleur moyen de comprendre un espace ou un bâtiment.

Flo : Vous participez à des concours. Comment cela se passe ?

Guillaume Bellanger : Il y a plusieurs types de concours. Certains sont ouverts à tous. D’autres sont privés : le client choisit les architectes qu’il va mettre en concurrence.

Il y a aussi les concours de marchés publics, ouverts à tout le monde, mais la ville va choisir les architectes qu’elle retiendra pour concourir.

La façon dont ça se passe dépend alors du type de concours. La phase d’esquisse dure environ 2 mois.

Etienne G. : Une carrière en architecture peut-elle s’envisager dans le cadre d’une réorientation professionnelle, à plus de 40 ans (compte tenu de l’expérience à acquérir, etc.) ?

Guillaume Bellanger : En première année, je me rappelle qu’il y avait une dame de 40 ans qui se lançait dans des études d’architecture. Elle a malheureusement arrêté après la 1re année...

Ce sont quand même des études assez lourdes, qui durent 5 ans, et sont donc difficilement compatibles avec une vie de famille, par exemple.

Ella : Quel bac avez-vous passé ?

mathias correia : Qu’as-tu fais comme bac ?

Guillaume Bellanger : J’ai fait une seconde STI Arts appliqués. J’ai redoublé et je suis parti en BEP Construction et topographie.

Ensuite j’ai fait un BT Collaborateur d’architecte, ce qui est l’équivalent d’un bac.

J’avais répondu plus en détails à la même question à Sophie plus tôt dans ce tchat.

Andie : Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?

Guillaume Bellanger : Heureux, j’espère ! Comme je l’ai dit, c’est compliqué de se mettre à son compte en ce moment. Avec la crise, il y a moins de travail. Donc j’espère que dans 10 ans, j’en aurai beaucoup plus !

J’espère surtout continuer à prendre du plaisir dans ce que je fais. Après, on verra ce que l’avenir me réservera...

alice d’ergom : Est-ce un métier où il y beaucoup de contacts humains ?

Guillaume Bellanger : Ce n’est pas un métier fondamentalement relationnel.

Malgré tout, il m’a permis de rencontrer plein de gens formidables, pendant mes études et après. Il permet de rencontrer des gens passionnés, même s’il a un côté individualiste.

Louiz : Êtes-vous seul dans votre agence ou travaillez-vous en équipe ?

Guillaume Bellanger : Je partage mon bureau avec une amie architecte. Je travaille généralement seul et, sur quelques projets, en association, parfois.

alice d’ergom : Pensez-vous que ce métier soit compatible facilement avec une vie de famille ?

Guillaume Bellanger : Oui, heureusement ! C’est sûr qu’on travaille beaucoup, mais il faut savoir s’adapter.

Bertrand : je viens de regarder l’école d’architecture de Lyon, plus précisément le concours d’entrée et les épreuves sont les suivantes : -Q1 histoire et architecture -Q2 architecture -Q3 représentations et architecture -Q4 espace et société -Q5 expression artistique -Q6 architecture et technique. Est-ce le même genre d’examen d’entrée que vous avez passé ?

Guillaume Bellanger : Pas du tout. Les modalités d’admission sont différentes dans chaque école. Chaque école choisit ses propres critères de sélection. A mon époque (il y a 10 ans), il y avait juste un entretien. Mais je maintiens que même s’il y a des examens, l’entretien reste clairement le plus important !

Louiz : Travaillez-vous avec des paysagistes par exemple ?

Guillaume Bellanger : Oui, ça m’arrive. Ce sont deux métiers assez proches, donc on travaille de temps en temps ensemble. Les paysagistes sont des gens très sympas !

mathias correia : Plus jeune, avais-tu d’autres projets de métier ?

Guillaume Bellanger : Oui. A un moment, j’avais pensé au cinéma (réalisation). Mais je m’étais renseigné et c’était vraiment très compliqué : peu de débouchés, beaucoup de galères...

Axel76 : Quelle est l’évolution possible d’un architecte au sein d’une entreprise ? (de la plus basse à la plus haute place possible)

Guillaume Bellanger : Le plus bas, c’est le stagiaire, et le plus haut, chef de projet.

C’est-à-dire qu’on est en-dessous de l’architecte. Le chef de projet est aux ordres de l’architecte, mais c’est lui qui s’organise pour mener le projet à bien, en choisissant son équipe, etc.[B1]

L’architecte (en titre) est celui qui met son nom sur le projet.

C’est lui qui imagine le bâtiment que le chef de projet met ensuite en œuvre.

Justine26 : Avez-vous déjà mené la construction d’importants édifices ?

Guillaume Bellanger : Pas encore. On ne confie pas un gros projet à un jeune architecte de 32 ans. Pour l’instant, j’ai uniquement fait des installations (constructions éphémères pour des événements). Il faut attendre d’avoir environ 40 ans (et au moins 10 ans d’expérience) pour commencer à construire des projets importants.

mathias correia : Les personnes ont elles confiance en vous rapidement ?

Guillaume Bellanger : Non. Par exemple, pour des projets importants, des sommes colossales sont en jeu, donc on ne fait pas confiance comme ça.

Camille : Quelles sont les écoles d’architecture les plus cotées de France

Guillaume Bellanger : Difficile de répondre : ça change au fur et à mesure, en fonction des enseignants qui passent et des directeurs qui changent la direction.

En ce moment, on parle beaucoup de Versailles, où il y a de très bons profs.

Justine26 : Avez-vous eu des déceptions face à ce métier ou vous plait-il entièrement ?

Guillaume Bellanger : Les déceptions, c’est plutôt l’argent. On s’investit parfois beaucoup pour peu d’argent, surtout quand on se met à son compte.

Jojo : Quelles lectures nous conseillez-vous ?

Guillaume Bellanger : Je conseille de lire « Vers une architecture » de Le Corbusier. Pour un entretien, c’est très "classe" de parler de ce livre ! Je pense aussi aux quotidiens comme Le Monde, Libé, Le Figaro, pour être au courant de l’actualité.

Autrement, comme revue spécialisée : L’architecture d’aujourd’hui.

Un livre de Rem Koolhas, architecte néerlandais : « New York délire ». C’est un livre très coté dans le monde de l’architecture.

Ella : Les études sont-elles payantes ?

Guillaume Bellanger : Compter quelques centaines d’euros par an, auxquelles il faut ajouter les fournitures (ordi portable, appareil photo numérique), les frais d’impression... Les maquettes, aussi, coûtent de l’argent.

Sandrine : Le dessin existe-t-il quand même dans votre métier en dehors de l’ordi ?

Guillaume Bellanger : Oui, quand même ! Même si on travaille beaucoup avec l’informatique, pour communiquer avec un client, rien ne remplacera jamais le crayon ! Et puis c’est un plaisir de l’architecte de dessiner de temps en temps...

Justine26 : Faut-il faire une année de prépa avant le concours ?

Guillaume Bellanger : Non, pas besoin, même si je connais des gens qui l’ont fait.

Andie : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans le métier ?

Guillaume Bellanger : D’être vraiment motivé ! Car ce ne sera pas toujours facile.

Mais c’est un beau métier, passionnant, où l’on fait des belles rencontres, des voyages... Et c’est un métier créatif, où l’on s’amuse.

Mais j’insiste : il faut être super motivé ! On ne fait pas ça en dilettante.

Modérateur : Merci à tous de votre participation. Vous retrouverez bientôt la retranscription des échanges sur le site de l’Onisep.

Guillaume Bellanger : Merci à tous, j’espère vous avoir été utile et vous avoir éclairé sur mon métier. Je vous souhaite bonne chance pour la suite !

mathias correia : Merci de nous avoir donné ces réponses.

Sandrine : Merci pour votre participation. Vos réponses nous ont aidés à y voir plus clair.

alice d’ergom : Merci beaucoup ! :)

bertrand : Et merci pour ces réponses

Justine26 : Merci pour toutes ces informations.

Louiz : Merci pour toutes ces réponses !

bertrand : Votre agence est-elle "VISIBLE" ?

Guillaume Bellanger : Oui : www.bellanger-visible.com

Modérateur : Merci et à bientôt

Pour aller plus loin...

COUV 1 - Les métiers du paysage, collection Zoom sur les métiers

Parution : août 2013

Document à télécharger. Vente également sur la librairie web
2013_ZOOM_PAYSAGE.pdf (15,73 Mo)

Les métiers du bâtiment et des travaux publics, collection Parcours

Parution : mai 2012

Les métiers de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, collection Parcours

Parution : octobre 2013

Les métiers du bâtiment, collection Zoom sur les métiers

Parution : mai 2009

Document à télécharger. Vente également sur la librairie web
2009_Zoom_Batiment.pdf (7,17 Mo)

par Onisep, 2013

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