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Point d’étape sur la mise en place du SPO

Invités fin janvier à "sortir du cadre" pour lancer une nouvelle dynamique Orientation-Formation, les intervenants de la 12ème université d’hiver de la formation professionnelle ont largement évoqué la mise en place du service public de l’orientation (SPO). Principal avantage à ce stade selon le président de l’association InterCarif-Oref Vincent Merle, la « démonstration d’une véritable volonté de travailler ensemble ». Intervenant la semaine suivante en Poitou-Charentes, le DIO Jean-Robert Pitte a lui annoncé la labellisation prochaine de 70 projets.

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Marc Picquette (DR)

« Le service public de l’orientation agit comme un accélérateur de notre offre de service ». C’est ce que déclare Marc Picquette, directeur de l’orientation et de la formation à Pôle emploi, à l’occasion d’une table ronde intitulée "Mise en œuvre du service public de l’orientation : points de repère et premiers retours d’expérience" organisée dans le cadre de la 12ème université d’hiver de la formation professionnelle (Arles, 25 au 27 janvier 2012). Cette rencontre a notamment constitué l’occasion pour les acteurs de l’orientation et du service public de l’emploi d’évaluer les perspectives liées à la mise en place su SPO (Service public de l’orientation) en cours d’élaboration, et prévu par la loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie.

Pour rappel, le SPO se décline en deux volets : premièrement, la mise à disposition d’un service dématérialisé via le site internet Orientation pour tous et une plateforme téléphonique, inaugurés tous deux le 6 décembre 2011, et deuxièmement, la structuration au niveau local des services d’information et de conseil présentant des critères de qualité, d’égalité de traitement et d’accessibilité, garantis par la délivrance du label Orientation pour tous.

Le SPO : source de « synergies »

« Nous développons de nouveaux services d’accueil pour nos publics » qui seront en service dès février 2012, poursuit Marc Picquette. Parmi ceux-ci on peut compter, notamment, la mise en place d’un passeport orientation-formation, ainsi que d’autres services de mobilité professionnelle. « À cet égard le SPO constitue une opportunité supplémentaire. Chaque acteur y aura ses propres champs d’intervention. Ce qui est intéressant, ce sont les synergies qui vont se mettre en place sur les territoires », dit-il. Il précise par ailleurs que dans le cadre de la nouvelle convention tripartite qui vient d’être signé entre Pôle emploi, l’Unédic et l’État, le service public de l’emploi se réorganise autour de trois objectifs : la personnalisation, la rationalisation, et la territorialisation.
« La mise en place d’un service dématérialisé est un outil mais ce n’est pas le seul. Il a sa place dans l’ensemble du SPO mais pas pour tous les publics, et pas tout le temps. Ce service doit être mis en place en complémentarité avec le travail des conseillers. »

De son côté, Philippe Daubignard (chef de projet, Onisep), juge que l’implication de son organisme dans le SPO « tombe sous le sens » au vu de sa mission historique. Il précise notamment que sur son site, l’Onisep réunit des fiches métiers, et une base de documentation, et qu’il est donc « logique », que l’organisme participe à l’alimentation du site Orientation pour tous. « Il en est de même pour notre rôle en ce qui concerne la plateforme téléphonique : nous recevrons les appels qui nous sont retransmis par cette voie. » Par ailleurs, Philippe Daubignard précise que l’Onisep est « très attachée aux aspects locaux » du SPO. « Les partenariats au niveau local sont essentiels pour impulser une dynamique nationale. Nous avons ainsi demandé à l’AIO (Accueil – Information -Orientation) de se rapprocher des recteurs pour mettre en place des synergies », ajoute-t-il.

Orientation pour tous - Bientôt 70 labellisations et toujours des questions

Hôte du séminaire organisé le 1er février 2012 par le Comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) de la Région Poitou-Charentes autour de la question de la mise en place du Service public de l’orientation (SPO), le Délégué à l’information et à l’orientation (DIO) Jean-Robert Pitte a présenté un état des lieux de la labellisation dans l’ensemble des régions françaises, indique l’Association régionale de la formation tout au long de la vie Poitou-Charentes (ARFTLV).

L’occasion pour lui de confirmer que la Cité des métiers de Marseille est toujours la seule labellisée à ce jour, mais aussi que 70 autres projets devraient la rejoindre dans les semaines qui viennent.

Toujours selon l’ARFTLV, Jean-François Robinet, directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirreccte) de Poitou-Charentes depuis novembre 2011, a indiqué en clôture que le SPO régional s’appuiera sur des réseaux complémentaires qui devront renforcer leur travail en partenariat. Ceci dans le cadre d’un dispositif qui donnera une place centrale, selon les vœux communs de la Dirreccte et de la Région Poitou-Charentes, à l’ARFTLV.

Présentant sa stratégie, Pôle emploi a notamment indiqué qu’il n’envisageait « pas de labellisation isolée ». Et de préciser sa conception du rôle de pilote prévu par l’arrêté du 4 mai 2011, en évoquant « un rôle d’animateur, sur un principe de responsabilité collective plutôt que d’une délégation a priori de responsabilité ». L’opérateur national en a aussi profité pour soulever « quelques points de vigilance ». Parmi ceux-ci, la notion d’« aiguillage éclairé vers une prestation de 2ème niveau », qui n’est pas approfondie par les textes réglementaires alors qu’elle « suppose une technique d’investigation particulière et implique un support présentant les offres de service des autres organismes », a-t-il souligné.

Le fruit des travaux du séminaire sera diffusé autour du 20 mars sur le site de l’ARFTLV, après validation par le comité plénier du CCREFP.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2012

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Catherine de Labarre (DR)

Catherine de Labarre, directrice générale du CIDJ (Centre d’information et de documentation pour la jeunesse), quant à elle, précise que le centre compte 1 500 structures de proximité, et rentre dans la procédure de labellisation pour ces organismes, en s’appuyant sur les CCREFP (Comités de coordination régionale pour l’emploi et la formation professionnelle). « Les Crij (Centres régionaux d’information pour la jeunesse) sont très impliqués. Nous avons pour mission de former les personnels de nos structures et dans cette optique, affinons nos outils de formation pour les mettre en calage avec les exigences du SPO. » Catherine de Labarre souligne que pour les professionnels de l’orientation « le métier à évolué ». « Les publics se déplacent moins, et lorsqu’ils se déplacent, sont très exigeants sur le niveau d’information qu’ils souhaitent. Il faut les aider à ajuster individuellement les informations qu’ils ont trouvé sur Internet », ajoute-t-elle.

La labellisation : « le signe fort d’une volonté de travailler ensemble »

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Vincent Merle (DR)

« Les Carif-Oref n’ont pas vocation à faire de l’orientation professionnelle mais ce sont tout de même des acteurs majeurs en matière de collecte d’information », affirme Vincent Merle, président de l’association InterCarif-Oref. « De plus, ces structures sont cofinancées par l’État et les région, et permettent de mettre autour de la table les partenaires sociaux, les acteurs de l’insertion et de l’éducation. C’est une bonne chose à un époque où tout le monde se plaint d’un manque de concertation. » Il ajoute que les Carif-Oref n’ont pas non plus vocation à être labellisés, mais regrette qu’ils « ne se branchent pas directement avec les organismes qui ont vocation à l’être ». « Pour moi », dit-il, « la diversité des structures est une bonne choses. La logique qui doit l’emporter, c’est la logique de diversité des points d’entrés pour les publics ». Vincent Merle considère à cet égard que la labellisation n’est pas une finalité mais un « signal » : « cela démontre une véritable volonté de travailler ensemble ». « Il faut éviter une dérive qui serait de rentrer dans un système de fléchage des formation dans un optique de ’boucher les places vides’, car ça ne fonctionnera pas », conclut-il.

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Julien Veyrier (DR)

Julien Veyrier, directeur de Centre Inffo, organisme pilote du portail Orientation pour tous confirme que le site est en effet alimenté quotidiennement par les Carif-Oref, les branches, le CIDJ et l’Onisep. « Le portail comprend aujourd’hui 2 700 fiches métiers, un point sur 230 000 actions de formation, et la présentation de 2 600 lieux d’accueil », précise-t-il. Il ajoute que sa fréquentation « commence à monter ». « Depuis le lancement du site, début décembre 2012, nous avons eu 140 000 visites, ce qui est bien pour un portail lancé sans aucune publicité », se félicite-t-il, soulignant que Centre Inffo va accompagner le lancement d’une prochaine campagne de communication, « puis intégrera au portail les sites labellisés pour leur donner de la visibilité ».

par Aurélie Gerlach, Centre Inffo, 2012

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