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Outre-mer - Le service militaire adapté reste un acteur majeur de l’insertion

Par Centre Inffo

Le général Philippe Loiacono, commandant le service militaire adapté (SMA) [1], peut se réjouir d’avoir réussi le double défi dans lequel s’était engagée son institution en 2009. Doubler l’offre de stage à l’horizon 2016 et la porter à 6 000 places, c’est presque fait, puisqu’en 2013, 5 429 jeunes Ultramarins, hommes et femmes, ont bénéficié d’un parcours SMA, et parmi eux 4 334 ont souscrit un contrat en tant que volontaires stagiaires. Le deuxième défi était de “maintenir au plus haut niveau sa performance, identifiée par l’insertion professionnelle”. 76,3 % des jeunes ont trouvé un emploi.

Des stagiaires avec le statut de militaires

Le rapport d’activité 2013 confirme l’utilité de cet acteur socioprofessionnel qu’est le SMA − qui a survécu au service militaire obligatoire, disparu en 2001. Il apporte une “réponse originale et adaptée” aux difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes des outre-mer face à l’emploi : diplômés, ils manquent souvent d’expérience ou ne disposent pas de “compétences sociales” suffisantes pour obtenir un premier emploi ; sans diplôme, ils n’accèdent que très difficilement à l’emploi.
Les jeunes volontaires, stagiaires avec le statut de militaires, bénéficient dans le cadre de leur parcours (entre six et douze mois) d’un accompagnement leur permettant d’acquérir des “compétences sociales et professionnelles”. Un accompagnement constitué de plusieurs modules de formation : remise à niveau des savoirs de base, sanctionnée par l’obtention du certificat de formation générale (CFG) ; formation au “savoir-être”, avec à la clé une attestation de formation citoyenne (AFC) ; formation de prévention et aux gestes de premiers secours ; et formation au “savoir-faire” : parcours de préformation de près de 1 000 heures, avec des stages en entreprise, sanctionnée, elle, par une attestation de formation professionnelle (AFP).

Gage d’employabilité

Cet accompagnement global est récompensé par un certificat d’aptitude personnelle à l’insertion (Capi) délivré par le ministère chargé de l’Outre-mer. Pour couronner leur parcours SMA, les jeunes préparent et se présentent à l’examen du permis de conduire. Selon le rapport du SMA, près de 80 % des stagiaires obtiennent leur permis de conduire, “qui constitue, au regard des réalités locales, un atout déterminant et un gage d’employabilité maximale pour l’exercice de certains métiers”.
Des résultats qui sont dus également au programme de formation des militaires encadrant les jeunes, en amont de leur affectation et par la suite dans leur régiment. L’objectif étant de leur faire “prendre conscience qu’ils disposent déjà de l’essentiel des compétences nécessaires à la réussite de leur mission”. Par ailleurs, le SMA fait évoluer son ingénierie de formation afin de développer des compétences sociales et professionnelles dans des métiers en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.

par Knock Billy, Centre Inffo, 2014

[1] Relevant du ministère des Outremer, le SMA est un dispositif militaire d’insertion socioprofessionnelle au profit des jeunes ultramarins de 18 à 25 ans éloignés du marché de l’emploi. Créé en 1961, il est déployé sur sept départements et territoires : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Mayotte, la Réunion, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française.

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