Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Olivier Dancot, un Mooc sinon rien

Olivier Dancot, un Mooc sinon rien

Par Centre Inffo

Alors que les Mooc ne cessent de se développer, Olivier Dancot vient à point nommé nous faire part de sa propre expérience : sans les Mooc de la Johns Hopkins University, il n’aurait pas pu mener à bien son projet.

Cofondateur des start ups Novo3D et Azimuth.me, Olivier Dancot est avant tout “head of data intelligence”, soit directeur de traitement de données, métier en pleine émergence qui commence tout juste à bénéficier d’une offre de formation initiale. Sa formation, Olivier Dancot l’avait commencée très classiquement par une licence de gestion des entreprises suivie d’une maîtrise de lettres modernes. Se rêvant un temps professeur de français à l’étranger, il choisit finalement de passer le Capes d’histoire-géographie. Mais refuse l’affectation qui lui est proposée et décide d’activer les compétences web qu’il n’a cessé de développer depuis le collège. Car s’il ne détient alors aucun diplôme dans ce secteur, il est déjà un spécialiste de la mesure de trafic sur le web.

N’hésitant pas à développer ses propres outils quand ceux du marché ne répondent pas à ses objectifs, il enchaîne les missions et finit par entrer chez AT Internet, spécialiste mondial de l’analyse de données. Recherché pour ses compétences opérationnelles, il intervient alors en parallèle comme conférencier à l’Inseec dans le cadre d’un master en community management et social media. Le tournant intervient lorsqu’il sent le vent tourner en faveur de la “data science” et qu’il décide de monter en compétences pour intervenir en freelance. Problème : déjà essentielle au développement des entreprises, la science des données est alors absente des programmes français. Et à 45 000 dollars le parcours universitaire américain, le rêve s’éloigne...

Des postes de haut management atteints grâce aux Mooc

Sauf qu’Olivier Dancot ne tarde pas à découvrir aux États-Unis les cours dont il a besoin sous forme de Mooc. Sans frais d’inscription, l’Université ne facture que l’examen final, qui s’élève à 1 500 dollars pour les deux certifications qui l’intéressent. Quand on lui demande ce qui pourrait encore le rattacher à l’enseignement traditionnel, Olivier Dancot répond sans hésiter “le réseau !” : “Avec seulement 2 à 5 000 personnes qui vont jusqu’au bout d’un Mooc qui compte 50 à 100 000 inscrits, ce n’est pas évident de savoir dès les premières semaines avec qui nouer des contacts”, explique-t-il.

L’autre bémol viendrait de la reconnaissance : “Certaines entreprises ont besoin de compétences, d’autres de validation officielle sous forme de diplôme.” Ce dernier cas étant selon lui limité aux entreprises franco-françaises sans ouverture à l’international, Olivier Dancot n’a que très peu été gêné par cet écueil.

Et de conclure : “Mes clients voient mes certifications comme une capacité à répondre à leurs besoins.”

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2016

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement