Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Noémie Grégoire, ...Go West !

Noémie Grégoire, ...Go West !

Par Centre Inffo

À 23 ans, Noémie Grégoire paraît pleinement satisfaite de son statut de salariée en élevage laitier. Peut-être le fruit d’une orientation mûrement réfléchie émaillée de nombreux stages, en France comme au pays des cowboys (... and girls !).

Le contact du bétail y serait-il pour quelque chose ? Noémie Grégoire, croisée au Salon international de l’agriculture, ne paraît pas impressionnée par grand-chose. Souriante, visiblement ravie de partager son expérience, elle témoigne que l’on peut être pleinement épanouie dans un secteur que l’on dit en crise. Une crise à laquelle son exploitation échappe d’ailleurs partiellement en raison d’une orientation bio. Mais ce n’est pas là la raison principale de sa satisfaction.

Aujourd’hui et de son propre aveu, sans véritable plan de carrière, elle n’en est pas moins certainement devenue salariée agricole par hasard. Plus jeune, Noémie Grégoire se serait bien vue soigneur-animalier en parc zoologique mais a été « un peu découragée » par ses parents. Partie sans grande conviction en seconde générale en vue d’un bac S, elle finit par intégrer un bac sciences et technologies de l’agronomie et du vivant, poussée par sa passion pour l’équitation. Aujourd’hui encore, elle se dit satisfaite de ce choix construit avec sa conseillère d’orientation : « Cela restait quand même un bac général, qui permettait de ne pas me fermer des portes. » C’est d’ailleurs pour cette même raison qu’elle enchaîne sur un BTS agricole orienté gestion et comptabilité plutôt que production animale : « Je savais qu’il serait toujours plus simple de m’autoformer en zootechnie plutôt qu’en gestion et compta », des matières qui peuvent aider à trouver un emploi.

Des expériences multiples pour s’orienter

De ses études, elle garde le souvenir d’avoir été considérablement enrichie par les stages. Et à contre-courant de ceux qui ne jurent que par l’apprentissage, elle estime qu’elle n’aurait rien gagné à avoir un unique patron au cours de sa formation. L’alternance au sens pédagogique du terme, oui, mais plutôt par des stages, dont la variété lui a permis de « préciser son projet professionnel ».

Et de vivre de belles aventures, comme celle qui l’a conduite pendant six mois dans un ranch californien. « Quand j’ai vu l’opportunité du stage à l’étranger, j’ai sauté sur l’occasion », se souvient-elle. Car, titulaire du galop 7 en équitation classique, cette cavalière émérite est surtout passionnée d’équitation américaine, au point de concourir encore à des compétitions de tri de bétail. Taille des exploitations et relief français obligent, c’est désormais de manière beaucoup plus classique qu’elle exerce. Et de la traite aux travaux des champs en passant par le nourrissage, le soin aux animaux et la responsabilité de l’atelier des génisses, le travail ne manque pas.
Pas de blues pour autant : les 35 heures lui permettent de poursuivre l’équitation de loisir. Yeehaaa !!!

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2016

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement