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Myriame Maziz, d’infirmière à pédiatre

Par Centre Inffo

Infirmière par vocation s’il en est, Myriame Maziz est aujourd’hui, à 26 ans, en deuxième année d’études de médecine. Un parcours exceptionnel qu’elle justifie avant tout par le désir d’aider d’une autre manière.

Surprenante. Outre le fait que les passerelles du métier d’infirmière à celui de médecin sont extrêmement rares, il suffit d’entendre Myriame Maziz remonter à ses 6 ans pour se rendre à l’évidence : son choix initial de devenir infirmière était mûrement réfléchi et c’est en toute connaissance de cause qu’elle s’est d’abord détournée des études de médecine.

Rêvant depuis son plus jeune âge d’évoluer au sein des professions de santé, elle cultive pendant longtemps une « mauvaise image » des médecins, qu’elle estime trop éloignés du contact direct des patients. Bac scientifique en poche et encouragée par ses proches et professeurs à tenter médecine, elle s’entête et intègre un institut de formation aux soins infirmiers avec le projet de devenir infirmière puéricultrice.

Et si elle renonce une fois diplômée à passer la spécialité, c’est bien au sein d’un établissement pédiatrique, l’hôpital Trousseau à Paris, qu’elle débute sa carrière. Verdict ? « Génial ! » Certes, les conditions de travail dans la fonction publique hospitalière sont très dures, mais une équipe soudée et le plaisir d’apprendre énormément au sein de cet établissement de référence l’enchantent.

Motivation et ténacité

Et ce n’est que pour se rapprocher de sa région d’origine, la Lorraine, qu’elle se décide à quitter son poste pour prendre un poste au Luxembourg, cette fois-ci dans un service pour adultes. Nouvelles découvertes et nouveaux apprentissages sont au rendez-vous, suffisamment pour une fois encore lui permettre de s’épanouir dans son métier, mais peut-être pas assez pour lui faire oublier la pédiatrie.

Désormais prête à envisager « d’aider les autres d’une autre manière, avec des responsabilités différentes de celles d’une infirmière », elle se met alors à se projeter comme pédiatre. Après un temps d’hésitation — « les études ne me faisaient pas peur mais j’appréhendais énormément l’aspect financier » —, elle finit par se lancer.

Nantie de ses économies et d’une enveloppe substantielle offerte par ses collègues, bientôt enrichie d’une bourse attribuée par le Luxembourg, il lui restait à franchir la fameuse première année commune aux études de santé, la redoutée Paces. L’esprit de compétition, le chacun pour soi et la difficulté de se confronter à de jeunes bacheliers auraient pu avoir raison de son ambition. À force de motivation et de ténacité, s’astreignant à des journées de dix à douze heures de travail, elle décroche au second semestre la première des cinq places réservées aux candidats issus des professions paramédicales.

Et alors qu’elle vient de réussir le premier semestre de deuxième année de médecine, elle s’appuie encore une fois sur le plaisir d’apprendre pour poursuivre son rêve : devenir, dans huit ans, médecin pédiatre.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2017

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