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Médecine : le remplacement a la cote

Par Onisep

Enquête nationale du Conseil national de l’Ordre des médecins, l’atlas de la démographie médicale 2010 met en évidence une nouvelle tendance dans l’exercice de ces professions : le remplacement comme choix de carrière.

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© Jérôme Pallé /Onisep

Début 2010, les médecins remplaçants représentaient 4,6 % des professionnels en activité, soit un peu plus de 10 000 praticiens. Tout naturellement, ce mode d’exercice séduit avant tout les jeunes diplômés qui prennent ainsi leurs marques, en libéral (cabinet) comme en salarié (clinique, hôpital). Rien d’étonnant donc à ce que, parmi les 5 113 nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2009, près d’un quart soient médecins remplaçants.

Des "remplaçants professionnels"

Remplacer un confrère n’est plus seulement une étape dans la carrière des médecins, un moyen de se lancer en attendant d’ouvrir son propre cabinet. Alors que la grande majorité des médecins remplaçants (82 %) exercent en libéral, seuls ou en cabinet de groupe, un bon tiers d’entre eux souhaitent poursuivre cette activité tout au long de leur carrière, sans jamais s’installer à leur propre compte.

Il faut dire que les remplacements sont rarement ponctuels. Dans bien des cas, on se rapproche du plein-temps : 80 % travaillent plus de 6 mois par an. Aussi, beaucoup de médecins considèrent désormais cette activité comme un mode d’exercice pérenne.

Parmi ces "remplaçants professionnels", on ne compte pas que des jeunes médecins : 10 % ont obtenu leur diplôme il y a au moins 20 ans. Certains libéraux n’hésitent plus à dévisser leur plaque pour échapper aux lourdeurs de la gestion d’un cabinet.

C’est d’autant plus tentant que les remplacements sont de mieux en mieux payés. Alors que leurs aînés partageaient les consultations encaissées à 50/50 avec le médecin remplacé, aujourd’hui, le médecin remplaçant en conserve au minimum 70 %, quand ce n’est pas davantage.

Fuir la paperasse d’un cabinet médical

Mais, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas la recherche d’une rémunération conséquente ni celle de temps libre qui priment dans le refus de l’installation. Les médecins concernés évoquent plutôt les problèmes d’organisation du travail (horaires fluctuants, gardes, isolement…) et le poids des charges administratives (environ un tiers du temps de travail) comme réels freins.

Autre obstacle invoqué : la peur d’investir dans une "entreprise médicale". Les jeunes médecins craignent de devoir faire une "course à l’acte" pour "faire tourner" le cabinet et amortir leur installation. Car ouvrir un cabinet coûte cher. Notamment dans certaines spécialités qui réclament un fort investissement en matériel (stomatologie, radiologie…).

Reste que l’engouement pour cette activité intermittente suscite de réelles inquiétudes pour les médecins de campagne qui peinent à trouver des successeurs.

par Onisep, 2013

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