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Maroussia Baro, de tapissier à responsable d’institut de métiers

Par Centre Inffo

À 32 ans, Maroussia Baro est responsable de l’Institut des matériaux souples, après avoir réalisé son Tour de France chez les Compagnons du Devoir. Elle coordonne la formation pour les métiers de cordonnier, maroquinier, sellier et tapissier.

“J’ai troqué mon ramponneau [1] et ma paire de ciseaux contre l’ordinateur et le téléphone”, synthétise Maroussia Baro. Après un long parcours au sein des Compagnons du Devoir, la jeune femme participe désormais à la structuration de son corps de métier autour de quatre missions : la “rencontre” (acteurs de la filière, organisations professionnelles, Éducation nationale…) ; la “recherche” sur les nouveaux matériaux et techniques, une veille et prospective qui permet d’adapter la “formation” aux évolutions du métier, et la “mémoire”, pour conserver les pratiques. “Nous sommes capables d’adapter la formation aux réalités économiques, pour que les jeunes qui sortent du Tour de France aient toutes les clés pour vivre de leur métier”, assure Maroussia Baro.

Du parcours au “chef d’œuvre”

Et le Tour de France, elle connaît… Après avoir obtenu son CAP de tapissier en alternance, elle est “adoptée” sur le Tour de France. Elle découvre la très petite entreprise sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon, avant de travailler à Paris chez un ancien compagnon et de restaurer du mobilier du Patrimoine. Puis vient le tour de l’industrie d’ameublement dans la campagne de la Meuse.
Son brevet professionnel en poche, elle part découvrir le métier tel qu’il se pratique en Angleterre : “L’entreprise, qui restaurait du mobilier prenait des jeunes compagnons depuis plus de quinze ans. Après la vie en collectivité, c’est l’occasion de s’aérer l’esprit, d’apprendre une langue et le vocabulaire technique du métier, de découvrir une autre culture.”
À l’issue de l’étape londonienne, Maroussia Baro fabrique des sièges contemporains à Poitiers et crée son “chef d’œuvre”, qui lui permet de recevoir le titre de intronisée Compagnon. Car si l’association s’est ouverte aux femmes depuis 2004, elle n’a pas encore féminisé l’appellation.

Compagnon pour la vie

Être compagnon implique des devoirs… “J’ai commencé à prendre des responsabilité pour mon corps de métier en tant que compagnon itinérant. Lors de ma dernière année du Tour de France, j’étais responsable de production dans une entreprise à Rennes et en parallèle, je m’occupais des jeunes dans la maison, et de l’organisation de mon corps de métier au national.”
Compagnon pour la vie, Maroussia pense rester cinq ans à la tête de l’Institut, pour “redonner ce qui a été donné, tout en acquérant de nouvelles compétences”. Elle ajoute : “Nous ne sommes pas qu’un organisme de formation, nous mettons savoir-faire et savoir-être à égalité, pour que les jeunes aient toutes les clés pour être bien dans leur vie.”

par Christelle Destombes, Centre Inffo, 2017

[1Marteau de tapissier.

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