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Ma 1ère année en prépa ECE (économique et commerciale, option économique)

Par Onisep

La prépa ECE (économique et commerciale, option économique) s’adresse aux bons bacheliers ES. Son objectif ? Préparer les élèves aux concours des écoles supérieures de commerce. C’est le cursus que suit Claude-Heaven depuis septembre 2015. Inscrite au lycée Marcelin-Berthelot (94), elle revient sur ses premiers pas en prépa ECE.

Pourquoi cette prépa ?

Souhaitant promouvoir des artistes de l’industrie du disque, le choix d’un cursus en école de commerce était évident pour Claude-Heaven. "Quitte à changer de projet en cours de route, car on peut faire beaucoup de choses après une prépa économique et commerciale !" Elle découvre la prépa ECE du lycée Berthelot lors de sa journée Portes ouvertes, pendant laquelle elle s’entretient avec des professeurs et des élèves de 2e année. Ces échanges, "instructifs", achèvent de la convaincre. D’autant que le lycée possède un internat. "Habitant dans l’Essonne, c’était une solution idéale pour moi !"

Le plus difficile ?

Impossible de réussir son année de prépa sans bien s’organiser ! "Nous avons 31 heures de cours par semaine, auxquelles s’ajoutent les colles et le devoir sur table (DST) le samedi matin. Sans compter tout le travail personnel... Il faut tenir la cadence ! Et j’ai encore du mal à planifier mes sessions de révisions." Car, en plus des cours, Claude-Heaven doit approfondir ses connaissances par des recherches et des lectures personnelles en français, en philosophie, en économie… "Il faut assimiler des contenus volumineux très vite, c’est loin d’être évident !" Elle reconnaît avoir plus de mal en économie qu’en maths : "L’enseignante parle très vite et la prise de notes est souvent compliquée." Par ailleurs, ayant quitté le domicile familial, gérer toutes les formalités administratives du début d’année n’a pas été pour elle chose facile.

Du temps pour les loisirs ?

Claude-Heaven comprend rapidement qu’il faut bosser régulièrement pour ne pas perdre pied. "La charge de travail personnel est incomparable par rapport à l’an passé. Je révise en moyenne 6 heures par jour en semaine ! Mais le week-end, j’essaie de m’accorder au moins un après-midi de libre pour aller à la salle de sports, voir des amis ou jouer du ukulélé." Malgré un rythme intensif, les professeurs encouragent fortement les élèves à continuer leurs activités extra-scolaires, primordiales pour garder un équilibre.

Le niveau par rapport à la Terminale ?

"Le niveau général est beaucoup plus élevé. Et il faut faire face, souvent, à des notes qui dégringolent sous la barre des 5/20 !" En mathématiques par exemple, "chaque jour, il faut refaire les exercices, des plus basiques aux plus compliqués, pour acquérir des automatismes et gagner du temps dans les calculs." L’épreuve de maths comptant en moyenne pour ¼ de la note globale aux écrits des concours, Claude-Heaven ne peut évidemment faire aucune impasse sur le programme !
L’autre changement de taille, c’est la mentalité des élèves. "Au lycée, nous n’avions pas tous les mêmes ambitions, alors qu’en prépa, nous avons tous l’objectif d’intégrer une école de commerce. Du coup, il y a beaucoup de solidarité et d’entraide entre nous, contrairement à ce qu’on dit en général sur l’ambiance en prépa. On travaille souvent en groupe et c’est très stimulant !"

Et après ?

Claude-Heaven veut devenir directrice commerciale dans le milieu musical… pour suivre les pas de son grand-père. "Un cursus en école de commerce me permettra d’acquérir les compétences en management et en marketing indispensables." Dans quelle école se voit-elle intégrée en fin de 2e année de prépa ? "Si nous sommes encouragés à viser les meilleurs établissements, les professeurs nous conseillent néanmoins de jouer la carte de la sécurité en n’écartant pas les écoles moins cotées…" Aujourd’hui, Claude-Heaven se rêve sur les bancs de l’EDHEC ou de l’ESCP, "afin de suivre les meilleurs cursus alliant business, marketing et créativité." Verdict en juillet 2017.

Prépa ECE, fiche d’identité

Durée : 2 ans après le bac.

Sélection : sur dossier, via le portail Admission Post Bac (APB).

Profil des admis : bacheliers ES (+ quelques bacheliers L, à condition qu’ils aient suivi la spécialité mathématiques).

Cadre : en lycée public surtout (et dans quelques lycées privés sous contrat).

Emploi du temps : 30 heures de cours par semaine + colles + devoir sur table (DST).

Matières : mathématiques, culture générale (français, philosophie), ESH (économie, sociologie et histoire du monde contemporain), LV1 et LV2 (dont obligatoirement l’anglais), économie approfondie (micro et macroéconomie reliées aux notions abordées en ESH) et informatique (en lien avec le programme de maths).

Charge de travail : importante.

Vie de classe : groupe d’une trentaine d’élève, avec un fonctionnement proche du lycée.

Encadrement : élevé. Un à deux enseignants par matière. Grande proximité avec les élèves.

Vie associative : peu développée, les élèves de prépa ayant peu de temps à lui consacrer.

Validation : contrôle continu hebdomadaire + concours blancs en 2e année.

Diplôme : vise à préparer des concours. Les 2 années de prépa confèrent 120 crédits ECTS (bac+2) permettant la poursuite d’études.

Coût de la scolarité : gratuit dans les lycées publics, entre 1 000 et 2 000 € dans les lycées privés sous contrat.

par Onisep, 2016

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