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Les entreprises sensibilisées à leur responsabilité en matière de formation continue

Par Centre Inffo

Quel rôle pour les entreprises dans les apprentissages tout au long de la vie des individus ? Telle était la question débattue vendredi 6 février lors de la deuxième journée du Forum mondial des apprentissages tout au long de la vie. Plusieurs représentants de grands groupes français et internationaux se sont réunis au siège de l’Unesco pour relater la stratégie de leur entreprise en faveur du développement des personnes grâce à la formation.

Et tous se sont accordés sur la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. Nul n’a renié les besoins d’une main-d’œuvre qualifiée et formée sur les métiers. Mais les employeurs perçoivent aussi, à travers le monde, la nécessité de former les individus de manière plus large, tant pour le développement de l’entreprise que pour l’épanouissement personnel des salariés.

Les salariés de Chèque Déjeuner impliqués dans l’apprentissage tout au long de la vie à travers le monde

Pour le groupe Chèque Déjeuner, la responsabilité sociale de l’entreprise fait partie de son ADN. Cette société coopérative et participative (Scop) créée en 1967 s’est construite sur une logique de progrès social, comme l’explique Jean-Philippe Poulnot, administrateur et responsable des partenariats politiques. « Les salariés sont également actionnaires de l’entreprise et se répartissent de manière égalitaire 45 % des résultats. D’où la nécessité de les former à la compréhension de la stratégie. Nous fixons une exigence : que tous les salariés, quel que soit leur métier, soient capables de lire un bilan, de connaître les rouages du fonctionnement de la société afin de prendre des décisions engageant le groupe. » Pour ce faire, Chèque Déjeuner a mis en place un parcours d’intégration encadré par un système de parrainage entre pairs. Une stratégie payante qui permet de sensibiliser les salariés à l’actionnariat et qui participe à l’acquisition des valeurs de l’entreprise. Fort de son implication sociale, le groupe s’est lancé depuis dans la création d’une fondation dans laquelle les salariés du monde entier sont amenés à s’impliquer. « Nous avons lancé un appel à tous les salariés du groupe en France pour parfaire le maillage territorial. Beaucoup de volontaires y ont répondu et s’impliquent aujourd’hui pour agir en faveur de la création d’emploi et de la lutte contre toute forme d’exclusion. Ils se mobilisent de manière spontanée dans des combats tels que l’alphabétisation si bien que la fondation est devenue un acteur incontournable de l’économie sociale et solidaire. »

Afrique : former des salariés et des citoyens

Cette problématique n’est pas étrangère non plus aux pays africains. Exemple au Gabon, dans le secteur bancaire où les sociétés s’engagent dans l’apprentissage tout au long de la vie. Le continent en pleine croissance est confronté à des défis nouveaux. « L’Africa rising nous met face à un enjeu crucial en matière de ressources humaines pour pallier le déficit de formation des individus », explique Richard Bouckat Bou Nziengui, expert en ressources humaines chez BGFI Bank. Le spécialiste relève qu’avec le recul du départ à la retraite, la formation devient incontournable pour permettre de conserver de l’employabilité. « Cependant, l’éducation et la formation vont au-delà des compétences nécessaires à l’exercice de son métier. Les entreprises commencent à comprendre leur responsabilité à former des citoyens et pas seulement des salariés. D’où la nécessité de trouver des voies entre public et privé pour répondre à cet objectif. » Partant de ce constat, le groupe bancaire a fondé en 2008 une business school en interne qui s’ouvre au fur et à mesure à tous les publics susceptibles d’être concernés : « Ayant un ADN normatif, nous avons fait le choix de certifier nos formations grâce à des diplômes de l’enseignement supérieur pour offrir une sécurisation des parcours aux salariés désireux de les suivre. »

par Célia Coste, Centre Inffo, 2015

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