Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Les centres de bilan de compétence privés s’inquiètent de leur avenir

Les centres de bilan de compétence privés s’inquiètent de leur avenir

Par Centre Inffo

La colère et la panique sont de mise au sein de l’Association syndicale des centres de bilan de compétences, qui regroupe certaines des structures privées dispensant ces prestations.

« Les bilans de compétences ont été créés par la loi de 1991, mais ils ont été oubliés dans la dernière loi sur la formation professionnelle. Déjà en 2014, c’était très compliqué car les critères sont de plus en plus restrictifs pour faire financer un bilan de compétences, mais dès 2015, les chômeurs ne pourront plus du tout solliciter ces prestations. Car elles étaient finançables dans le cadre du Dif, mais il est remplacé par le CPF [1] et les bilans de compétences ne seront pas éligibles dans ce cadre », explique Brigitte Billaud, la présidente de l’ASCBC, qui redoute des fermetures en cascade de ces structures dès début janvier.

Quid des droits des chômeurs au bilan de compétences ?

Faute de réponses estimées satisfaisantes des pouvoirs publics, l’ASCBC qui regroupe une cinquantaine de structures, s’apprête à lancer une pétition et une campagne de communication sur cette question dans les médias et réseaux sociaux. « Que vont devenir nos salariés ? Le plus grave, c’est pour les chômeurs, on peut imaginer que Pôle emploi propose des bilans de compétences approfondis, mais la loi dit que ces derniers doivent avoir les mêmes droits que les salariés. Ce ne sera donc plus le cas », poursuit Brigitte Billaud. De son côté, la DGEFP souligne que des discussions sont engagées avec les représentants des acteurs du bilan de compétence, mais qu’à ce stade, elle ne souhaite pas s’exprimer sur ce sujet.

Par ailleurs, si l’ASCBC juge plutôt positivement la création par la réforme du conseil en évolution professionnelle (CEP), elle estime que ce dispositif entrera nécessairement en concurrence avec les bilans de compétences et que l’Apec, l’Association pour l’emploi des cadres, sera de fait dans une situation ambiguë. « Dans le cas de figure où les conseillers en évolution professionnelle pourraient prescrire un bilan de compétences, l’Apec sera en situation de conflit d’intérêts. Car c’est l’un des opérateurs retenus pour ce dispositif et par ailleurs ils dispensent des bilans de compétences. Vous imaginez que c’est possible d’orienter équitablement les gens vers les opérateurs quand vous êtes juge et partie ? »

par Cédric Morin, Centre Inffo, 2014

[1Compte personnel de formation.

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement