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Les acteurs du SPRO francilien s’ouvrent aux autres professionnels de l’orientation

Par Centre Inffo

Quel enseignement tirer de la mise en œuvre du Service public régional de l’orientation, le SPRO, en Île de France ? Tel était l’enjeu de la conférence tenue au Conseil régional le mercredi 30 mars.

« Nous avons aujourd’hui un an de recul et nous pouvons en tirer de premières conclusions. Il y a une difficulté à accueillir tous les publics faute de moyens. Il y a une réflexion à mener sur des formes d’accueil multi-modales ou pour faire émerger une culture de travail commune », a souligné Françoise Lemaire, chargée de mission chez Défi métiers, le Carif-Oref de la région.

Ces premiers mois de mise en œuvre, ont également montré que le manque de concertation entre les différents acteurs nuit à la fluidité des parcours d’orientation, ce qui impose de repenser la complémentarité de chacun. « Pour garantir une offre de services équitable pour tous les Franciliens, il faut favoriser les actions de professionnalisation communes entre tous les acteurs du SPRO. Cela suppose notamment de se doter de systèmes d’informations dématérialisés, comme de multiplier les initiatives ensemble », a-t-elle poursuivi.

Des réseaux qui dépassent le cadre du SPRO

De son côté Nicolas Sauvageot, chargé de mission au service prospective et évaluation de la Région, a présenté les premiers résultats d’un questionnaire dédié au dispositif et soumis aux différents professionnels de l’orientation. « La moitié des réponses viennent de personnes travaillant dans des structures membres du SPRO. Il apparaît que 80 % des acteurs de ce service sont en réseau avec des professionnels de l’orientation qui ne participent pas directement au SPRO, c’est l’exemple de Pôle emploi avec les chambres consulaires. L’un des enjeux du déploiement du dispositif, c’est la coordination d’un réseau global qui intègre tous les acteurs de l’orientation. Cela suppose de se structurer avec un pilote et un rôle clairement défini pour chacun, pour éviter les doublons."

Si l’enquête en cours démontre que 80 % des personnes ayant répondu connaissent le SPRO, ce n’est pas le cas des publics pour qui l’offre en matière d’accompagnement pour l’orientation reste complexe et obscure. « Pour permettre d’identifier le SPRO, il faudrait une plate-forme téléphonique régionale, un site internet et des lieux d’accueil uniques. L’un des autres enjeux est de concrétiser l’individualisation de l’accompagnement en s’adaptant à chaque suivi. L’une des craintes des personnes ayant répondu est que cela débouche sur une usine à gaz avec un manque de visibilité, mais aussi que le SPRO concurrence des actions existant déjà », poursuit Nicolas Sauvageot.

Multiplier les partenariats locaux

Un des enjeux du SPRO est de développer les partenariats locaux. Là encore, l’expérience d’acteurs non impliqués directement dans le dispositif peut être précieuse, comme l’illustre l’exemple du Fonds d’assurance formation du travail temporaire, le Faf.TT, qui dispose à l’échelle régionale de 4 conseillers en évolution professionnelle pour plus de 300 000 intérimaires. « C’est essentiel pour nous d’avoir des partenariats pour garantir la qualité de services dans ces conditions. Nous travaillons avec les Missions locales, les Cités des métiers ou encore Pôle emploi. L’un de nos objectifs est de s’appuyer sur des partenaires locaux pour bénéficier de leur expertise territoriale, mais aussi garantir une continuité de services sur tout le territoire », explique Emmanuel Janeau, le délégué inter régional du Faf.TT.

Le SPRO induit aussi un décloisonnement des actions d’accompagnement pour l’orientation, la formation et vers l’emploi. « Pour la moitié des jeunes, la préoccupation première est l’accès au marché du travail, c’est pourquoi l’orientation professionnelle est intégrée à nos pratiques, bien avant le SPRO. La nouveauté c’est l’ouverture des Missions locales à un public beaucoup plus large », précise Sabrina Fouinat, conseillère à celle d’Ivry et Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. « C’est historique pour les cités de recevoir tous les publics et de travailler en partenariat. Avec le SPRO, de nouvelles structures, notamment des Opacif sont devenues partenaires de la Cité des métiers. Ils sont sur les pôles de conseil et ils organisent aussi, par exemple, des journées d’information sur un secteur et ses métiers, des ateliers pour approfondir un point méthodologique sur l’élaboration d’un projet professionnel », a expliqué de son côté Alice Vielajus, conseillère en parcours professionnel à la Cité des métiers de la Villette et par ailleurs chargée d’études à la l’Observatoire de Centre Inffo.

par Cédric Morin, Centre Inffo, 2016

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