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Le plan « formations prioritaire » requiert l’articulation branches-territoires

Par Centre Inffo

Appelés par le gouvernement à se mobiliser pour cofinancer le plan “formations prioritaires”, Conseils régionaux et partenaires sociaux ne se sont pas encore tous engagés. Mais d’ores et déjà, grâce à des réaffectations de crédits, il apparaît que l’objectif de 30 000 formations sera dépassé.

TP (maçons, plâtriers, menuiserie, etc.), industrie (chaudronniers, soudeurs, etc.), transport et logistique (conducteurs, etc.), services aux entreprises, services sociaux et aux personnes (aide à domicile, assistantes maternelles, etc.), commerce (vendeurs, etc.), hôtellerie et métiers de bouche (cuisiniers,
employés d’hôtellerie, etc.). Tels sont, selon le ministère du Travail, les métiers et secteurs concernés par le plan “30 000 formations prioritaires pour
l’emploi”.

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Michel Sapin (DR)

Michel Sapin présidait le 16 septembre dernier une réunion de “mobilisation pour l’emploi” avec les partenaires sociaux et des représentants des Conseils
régionaux, qui a notamment permis de partager un “bilan d’étape” sur ce
plan annoncé à l’occasion de la conférence sociale des 20 et 21 juin 2013.

Ces “formations prioritaires pour l’emploi” ont pour objectif de permettre à des demandeurs d’emploi de suivre une formation d’ici la fin de l’année, dans des métiers qui recrutent à court ou moyen terme mais ne trouvent pas aujourd’hui assez de candidats formés. Il est financé par l’État, les partenaires sociaux, les Conseils régionaux et l’Agefiph, pour un total d’environ 200 millions d’euros. Cependant, les Régions devaient se mobiliser cet été pour définir les enveloppes précises qu’elles comptaient lui attribuer, ainsi que les secteurs et métiers prioritaires.

Premiers chiffrages

Un tableau distribué aux participants récapitule par région les différentes sommes et les objectifs en termes de formation pour Pôle emploi, l’Agefiph
et les Conseils régionaux. Ces chiffres restent indicatifs et ne constituent pas
d’engagements définitifs, d’autant que certaines masses restent “en cours de
détermination”.
Tous les Conseils régionaux n’ont pas encore fait savoir combien ils comptaient affecter au plan. Il semblerait notamment que l’Alsace projette
une enveloppe de 3 millions d’euros, Rhône-Alpes 4,3 millions d’euros, Paca
4 millions d’euros, la Picardie 6 millions d’euros, Poitou-Charentes 5,5 millions
d’euros et la Bretagne 3,9 millions d’euros. On note que conformément à ce que souligne le ministère, l’objectif de 30 000 formations supplémentaires
pourrait être dépassé, dans la mesure où le financement de 32 977 formations est d’ores et déjà prévu, alors même que tous les partenaires ne se sont pas encore déterminés. En revanche, la ventilation des 50 millions
d’euros attribués à Pôle emploi par région est détaillée dans son intégralité.

Satisfecit du ministère

“Tous les partenaires ont marqué leur satisfaction de voir que le plan se déploie de façon dynamique et que la mobilisation sur le terrain est d’ores et déjà une réalité, se félicite le ministère. Au sein de chaque territoire régional, l’État, Pôle emploi, le Conseil régional et les partenaires sociaux ont déterminé de manière coordonnée un diagnostic partagé des besoins en formations prioritaires pour l’emploi ; ils ont commencé à fixer des objectifs prévisionnels de places en formation qui laissent penser que l’objectif de 30 000 sera atteint d’ici la fin de l’année, voire dépassé”, poursuit-il. Ainsi, dans
plusieurs territoires, des formations ont déjà débuté.

Connexions branches-Régions : toujours compliqué
Plusieurs participants ont confirmé à Centre Inffo qu’ils reconnaissaient le travail effectué pour rassembler les données, tout en soulignant quelques lacunes : “Le tableau présenté n’est pas finalisé car il manque des informations, surtout en ce qui concerne les branches en régions”, indique l’un d’entre eux. “Les partenaires sociaux participent via le FPSPP [1], qui est très centralisé, et les fonds ne sont pas encore redescendus en régions.” Une
illustration des difficultés, pointée par les Conseils régionaux, à dialoguer avec les partenaires sociaux localement : “Ce problème n’est pas nouveau. Souvent, il n’y a pas de relais. C’est une question qu’il faudra traiter, peut-être dans le cadre de la négociation sur la formation professionnelle, et pour laquelle il faudra parler des moyens mis à disposition des organisations.”
Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer davantage d’informations sur
les bassins d’emploi, les emplois, les formations, leur durée et leur contenu,
ainsi que sur la qualification visée et le suivi pour le retour à l’emploi. “Ils ont
promis de nous éclairer”
, se félicite l’un d’eux...

par Aurélie Gerlach, Centre Inffo, 2013

[1Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

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