Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil du site > Le football met en place des « centres interrégionaux de formation »

Le football met en place des « centres interrégionaux de formation »

Par Centre Inffo

La nécessité de professionnaliser et, le cas échéant, de régulariser les entraîneurs sans diplôme, et notamment celle d’établir des équivalences européennes − dimension logique dans le football professionnel − valaient bien une réorganisation des dispositifs de formation. C’est chose faite avec l’apparition des centres interrégionaux de formation, qui donnent un nouveau sens au sigle “Cif”...

Dans le cadre de la rénovation de la filière de certifications liée aux formations d’éducateurs et d’entraîneurs, la Fédération française de football (FFF) a choisi de se doter de titres et diplômes reconnus par l’État et inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Effective depuis la rentrée de la saison 2013-2014, la nouvelle architecture des certifications football propose quatre titres à finalité professionnelle délivrés par la FFF et un diplôme d’État supérieur (DES) délivré par le ministère des Sports, tous inscrits au RNCP.
Les quatre titres sont les suivants : brevet de moniteur de football (BMF, niveau IV), brevet d’entraîneur de football (BEF, niveau III), brevet d’entraîneur formateur de football (BEFF, niveau II), brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF, niveau II).
Parmi ces derniers, le BMF et le BEF sont proposés en régions par l’intermédiaire de nouvelles structures : les centres interrégionaux de formation.

L’Institut de formation du football

“La Fédération, titulaire de ces diplômes d’éducateurs et d’entraîneurs, qui permettent d’exercer le métier contre rémunération, a souhaité, en créant les Cif, répondre à un besoin de proximité en matière de formation, souligne Vérane Stefani, directrice de l’Institut de formation du football (IFF). Elle traduit également une volonté d’assurer une cohérence dans le domaine de la formation (maîtriser les contenus pédagogiques, harmoniser l’offre de formation) et d’optimiser la gestion administrative et financière de la formation”, ajoute-t-elle. Créé le 22 septembre 2009, l’IFF est une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) dont l’actionnaire unique est la FFF. Il est géré par Christian Teinturier et ne comporte que cinq salariés. Ses missions consistent à renforcer la cohérence et la complémentarité des actions de formation et à développer les compétences de l’ensemble des acteurs du football.

10 ligues régionales se dotent de “Cif”

Au total, la FFF a agréé, au regard d’un cahier des charges précis et suite à un appel à candidatures, 10 ligues régionales (sur les 22 que compte la métropole) pour accueillir ces Cif, véritables organismes de formation chargés de la coordination et la gestion administrative des formations.
“Le personnel administratif (bénévoles et salariés) est formé et coordonné par l’IFF. Par ailleurs, nous avons confié aux ligues Cif la responsabilité d’organiser, sous réserve qu’elles soient déclarées en tant qu’organismes de formation auprès des Direccte, les formations aux BMF et BEF. Mais toutes les ligues régionales participent à l’organisation et à l’animation pédagogique de ces deux formations, dans la mesure où les ligues Cif délèguent leur responsabilité pédagogique. Les Cif sont également appelés à mettre en place des formations à l’attention des arbitres et des dirigeants bénévoles”, précise Vérane Stefani.
Seules les ligues agréées Cif peuvent proposer aux candidats les parcours complets du BMF et du BEF, de l’inscription à la certification. La formation propre à chaque diplôme se déroule sur le site du Cif (ou sur celui d’une ligue limitrophe), soit environ 200 heures de formation pour le BMF et 240 heures pour le BEF, auxquelles il faut ajouter une mise en situation pratique (400 heures) au sein d’un club.

Objectif, “un éducateur formé par équipe”

La formation étant animée par les cadres techniques régionaux de la direction technique nationale (DTN) de la FFF. “Les 250 cadres techniques ont suivi une formation relative à ces deux diplômes, et dans le cadre de leur mission, ils font appel à des intervenants extérieurs, soit un panel de 700 formateurs accompagnants. Pour les trois saisons à venir, étant donné que nous sommes à la moitié de la première saison, il s’agit de former au BMF 5 000 à 6 000 personnes”, fait valoir Vérane Stefani. La Fédération souhaite atteindre l’objectif d’un éducateur formé par équipe.
“Aujourd’hui, il existe 100 000 équipes et 30 000 éducateurs formés, poursuit la directrice de l’IFF. L’activité de formation doit permettre d’avoir le maximum d’éducateurs compétents pour fidéliser et développer la pratique du football − sur le plan technique, mais aussi concernant l’accueil des joueurs et du public − en toute sécurité.” La FFF entend professionnaliser ses entraîneurs et éducateurs, sécuriser leur parcours (avec un niveau IV), valoriser leur formation et régulariser les entraîneurs sans diplôme qui exerçaient, malgré cela, contre rémunération. Avec une équivalence avec la nomenclature UEFA (Union européenne des associations de football), pour pouvoir exercer partout en Europe.
La gestion administrative et financière du diplôme et des autres titres (DES, BEFP, BEFF) est réalisée par l’IFF et la formation relative à l’obtention de ces diplômes se déroule au centre technique national de Clairefontaine.

Par unités capitalisables...

En dehors des parcours complets proposés par les ligues Cif pour l’obtention du BMF, les candidats peuvent rassembler une ou plusieurs des unités capitalisables (UC) qui constituent les certificats fédéraux 1, 2, 3, et 4 (module projet associatif football). Lesquels, avec des modules complémentaires (santé, sécurité, arbitrage) et après une mise en situation au sein d’un club (346 heures), donnent accès au BMF.
L’accès à ces certificats fédéraux est organisé entre les ligues Cif et non Cif, sur tout le territoire. Par exemple, si une personne possède les 4 certificats fédéraux, elle doit se rapprocher d’une ligue Cif de manière à préparer les modules complémentaires et réaliser la mise en situation. Cependant, la majorité des entraîneurs et d’éducateurs détient 1 à 2 certificats. Dans ce cas, ils bénéficieront d’un accompagnement administratif de leur formation et d’une animation pédagogique de la part d’une ligue non Cif, le tout sous l’égide d’une ligue Cif.

... par la VAE, ou en apprentissage

En outre, le BMF est également accessible par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et via la formation en apprentissage. Dans le premier cas, le public concerné est celui qui fait état d’une expérience en tant qu’éducateur ou entraîneur (salarié ou bénévole), mais cela s’applique aussi à un entraîneur qui ne dispose pas du diplôme BEPF et fait donc appel à un “prête-nom” (titulaire, lui, du diplôme d’entraîneur professionnel) dans le cadre d’un match...
“Les candidats doivent justifier d’un volume horaire d’activité professionnelle ou bénévole, dans l’encadrement sportif en football, équivalant à 1 000 heures sur un minimum de trois ans correspondant au domaine des activités visées par le BMF”, explique Vérane Stefani.
Le BMF en apprentissage est tributaire de la Région et d’un centre de formation d’apprentis (CFA), puisque tous deux doivent donner leur accord. En outre, le CFA doit avoir obtenu une habilitation de la FFF et de l’IFF. “La formation se déroule sous la responsabilité pédagogique de la DTN. Son contenu est constitué de l’intégralité des certificats fédéraux de football et des modules complémentaires, selon une approche pédagogique par thématique. La durée de la session de formation est comprise entre douze et vingt-quatre mois, étant précisé que le volume horaire de formation en CFA doit au minimum être de 400 heures sur une période de douze mois.” Concernant le BEF, comme pour les deux autres diplômes (BEFF et BEPF), son obtention est possible par la VAE. Pour cela, le candidat doit posséder le BMF, mais ce n’est pas une obligation, ou être titulaire d’autres prérequis et d’autres diplômes  : par exemple, être un sportif de haut niveau, ou être un ancien joueur professionnel, ou être titulaire du brevet d’État d’éducateur sportif 1 option football (BEES, niveau IV, délivré par le ministère des Sports)...

par Philippe Grandin, Centre Inffo, 2014

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement