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Le diplôme de sage-femme : quels changements à la rentrée 2013 ?

Par Onisep

À la rentrée, le diplôme d’État de sage-femme achève de faire peau neuve. Une refonte des 4e et 5e années qui s’accompagne de la reconnaissance au grade de master, niveau bac +5. Quelles sont les autres évolutions du cursus ? Marie-Cécile Moulinier, secrétaire générale de l’Ordre national des sages-femmes et Anne Moal, directrice de l’école de sage-femme de Brest nous répondent.

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© Jérôme Pallé / Onisep

En mars, le DE de sage-femme a obtenu le grade de master. Qu’en pensez-vous ?

Anne Moal – C’est une reconnaissance énorme ! Nous sommes très satisfaits de ce grade de master en sciences maïeutiques que nos étudiants décrocheront dès 2015. Cela valorise notre diplôme.

Quelles sont les modifications pour les deux dernières années d’études ?

Marie-Cécile Moulinier – Il n’y a pas de révolution. La 4e et 5e années sont orientées vers la pratique et se terminent par un stage interné de 6 mois. Cela suit la réingénierie des L2 et L3, axées sur la théorie et allégées en heures de stage. Enfin, l’organisation est modifiée en marge avec la mise en place des coefficients pour les matières ou le fonctionnement par semestre, par exemple.

Anne Moal – L’un des principaux changements, c’est la création du volet recherche. Désormais, il y a plus d’une centaine d’heures consacrées à la recherche, dont un mémoire à rédiger. C’est une avancée importante qui permettra de choisir cette carrière sans être obligé de valider un autre master.

Y’ a-t-il d’autres modalités prévues pour encourager l’émergence de la recherche ?

Marie-Cécile Moulinier - Dans certaines écoles, les élèves pourront s’initier à la recherche dès la L2. Le « parcours personnalisé » est aussi un atout. Grâce à cette nouveauté, l’étudiant choisit entre 10 et 20% de ses UE pour approfondir le domaine de son choix : la théorie, la pratique ou encore la recherche.

Anne Moal – Oui, aujourd’hui, les étudiants peuvent suivre un double cursus. À Brest, nous voulons faciliter la tâche de nos étudiants dans l’accès à deux de nos masters : le M1 biologie et santé mais aussi le M1 éthique, soins et santé. Tout cela va développer la recherche dans le domaine de la maïeutique et pourra ouvrir des partenariats avec des laboratoires.

Et côté exercice libéral ?

Marie-Cécile Moulinier – Ces carrières sont minoritaires mais elles se développent. Depuis 2 ans, il est plus difficile pour un jeune diplômé de trouver un poste stable dans un établissement de santé de sa région. De plus en plus, certains choisissent l’installation en libéral. Désormais, les étudiants s’y prépareront dès leur formation en choisissant les bons stages, grâce au parcours personnalisé.

Anne Moal – Les nouveaux programmes se recentrent sur nos savoirs propres pour suivre d’autres évolutions, initiées notamment dans la loi HPST [1]. Ils renforcent certaines compétences comme la contraception et le suivi gynécologique de prévention. Ce qui augmente la légitimité et l’autonomie des sages-femmes en libéral.

Quels sont les prochaines étapes de cette évolution ?

Marie-Cécile Moulinier – Après la licence et le master, la suite logique serait la création d’un doctorat en sciences maïeutiques pour développer notre champ de recherche. D’autres chantiers existent : l’intégration des écoles de sages-femmes et des universités, la revalorisation des salaires, la création des maisons de naissance…

par Onisep, 2013

[1] Datant de 2009, la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST) réforme le système de santé en France et l’offre de soins, en particulier celle des hôpitaux.

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